| ROBERT Mugabe, le président
du Zimbabwe, sera reçu par des dirigeants
européens en dépit de lescalade
dhier de la violence dans les fermes et des
mesures prises vendredi pour se débarrasser du
système judiciaire indépendant de son pays. La visite a
provoqué des réaction furieuses de
lopposition Zimbabwéenne, le Mouvement for
Democratic Change.
La Grande
Bretagne attend de la France, de la Belgique et
de la commission Européenne quelles
fassent pression sur Mugabe pour respecter la
démocratie et les droits de lhomme, et de
prendre des mesure pour endiguer
leffondrement de son économie intérieure.
" Pour ne pas
être trop subtil à ce sujet, nous aimerions
quils lui donnent une sommation " a déclaré un
représentant Britannique.
Les
raisons ostensibles du voyage de Monsieur Mugabe,
qui commence à Bruxelles aujourdhui et
continue demain avec une discussion avec le
président Jacques Chirac à Paris, est de
discuter la possibilité dun accord sur le
retrait de toutes les forces étrangères de la
république démocratique du Congo, où 11 000
Soldats Zimbabwéens sont une part vitale de la
coalition qui maintient au pouvoir à Kinshasa le
président Joseph Kabila.
Mais
Monsieur Mugabe va brandir sa présence comme une
preuve quil nest pas le pariah
international que souhaiterait la Grande
Bretagne.
" Nous
savons a quel point la situation est
délicate " ont déclaré hier
les représentants du Foreign Office, se
référant à lutilisation par Mugabe des
attaques de Londres pour justifier ses
affirmations que le Zimbabwe nest pas dans
ses difficultés actuelles à cause de sa
mauvaise gestion et de la corruption mais
à cause dune conspiration des pouvoirs
blancs de louest, avec Londres en avant
garde.
Cependant,
La Grande Bretagne signale une promesse des
ministres des affaires étrangères Européens,
lorsquils se sont rencontrés la semaine
dernière, de maintenir la pression sur Mugabe
pour quil entame des réformes
intérieures.
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