| Le
Zimbabwe double le nombre de fermes qui doivent
être saisies. Harare Vendredi, le
gouvernement a quasiment doublé le nombre de
fermes visées par les confiscations, ce qui
signifie que quasiment toutes les fermes
appartenant à des Zimbabwéens blancs sont
destinées à être nationalisées, déclarent
les dirigeants des fermiers.
En juillet
dernier, le gouvernement avait dit quil
projetait de nationaliser 3000 des 5000 fermes
pour linstallation des noirs sans terres.
Une nouvelle liste de 2 030 fermes publiée
vendredi amène le chiffre visé à environ 4500
fermes, a déclaré la Commercial
Farmers Union. [ Ndt : le
syndicat des fermiers]
La
nouvelle liste, qui couvrait dix huit pages du
Herald, le journal dirigé par le gouvernement,
contenait des doublons.
Les fermes
ciblées depuis juillet derniers couvrent 7.5
millions dhectares sur 8.5 millions
dHectares appartenant aux blancs, certains
desquels possèdent plusieurs propriétés. Le
Syndicat dit que 95 % de ses 4 000 membres sont
désormais sur une liste pour une confiscation
sans compensation. " Cest
assez proche du nombre total de nos possessions
fermières " a déclaré Jerry
Grant, le porte parole du Syndicat.
Le
débordement soudain de mises en liste arrive un
peu à lavance de la date limite du 1
juillet, fixée par la court suprême pour que le
gouvernement restaure la loi et lordre dans
les fermes occupées par des militants du parti
dirigeant. La cour avait déclaré illégaux les
projets de saisie des fermes au regard des
propres lois du gouvernement sur la réforme
agraire, et avait appelé les dirigeants à
proposer ce quelle appelait "un
plan de réforme agraire qui soit
praticable".
Le mois
dernier, les législateurs du parti dirigeant ont
passé une loi interdisant lexpulsion
forcée des militants du parti dirigeant et des
squatteurs de plus de 1 700 fermes appartenant à
des blancs, quils ont occupées lan
passé. La loi autorise les occupants à rester
sur les terres dont ils se sont emparés
jusquà ce que leur soit officiellement
attribuée des parcelles sur les fermes
nationalisées.
Les
dirigeants des fermiers ont critiqué la loi
comme une tentative donner une impression de
retour à la loi et à lordre sans imposer
une fin aux occupations illégales. La violence,
les menaces et les intimidations ont continué
contre les fermiers et leurs employés.
Dans son
verdict le plus général contre le plan de
saisie des terres du président Robert Mugabe, la
cour suprême a déclaré le 12 décembre que le
gouvernement avait violé le droit
constitutionnel de façon persistante et avait
violé la loi dans les districts fermiers. La
cour a déclaré quon a refusé aux
fermiers et à leurs employés la protection de
la loi contre la violence et les
intimidations, quils avaient soufferts de
discrimination basée sur leurs opinions
politique, et que leurs droits, leurs mouvements
et leurs droit de sassocier avaient été
violés par les occupants des fermes, les
militants du parti dirigeant et les
représentants de létat. Elle a reconnu le
besoin crucial dune réforme agraire dans
une nation où 4000 blancs, essentiellement des
descendants de la période coloniale britannique
et de pionniers sud africains, possèdent un
tiers des terres productives. Elle a dit que la
redistribution doit être faite dune façon
qui maintienne la production et qui soit dans les
limites ordonnées de la loi.
Six
verdicts prononcés contre le gouvernement à
propos des terres ont
été ignorés. Lors dune campagne
dintimidation des juges par des militants, le
chef de la cour suprême, Anthony Gubbay, a été
forcé de prendre une retraite anticipée, également
effective le 1 juillet. Deux autres juges ont
démissionnés.
Mugabe a
décrit loccupation des terres comme une
protestation justifiée contre la possession
injuste des terres par des blancs. Il dit avec
insistance que la Grande Bretagne,
lancienne puissance coloniale, et des
donateurs étrangers, doivent fournir toutes
compensations qui seraient payés aux fermiers
pour des terres dont il dit que les pionniers
coloniaux les ont volés aux noirs.
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