| Les
fermiers du Zimbabwe évacuent leurs familles
tandis que la terreur sétend. HARARE Zimbabwe
Dimanche, Les fermiers blancs du Nord du
Zimbabwe ont évacué leurs familles de leurs
maisons tandis que de violentes foules de noirs
attaquaient et pillaient des fermes. Les convois
de résidents évacués se sont dirigés vers le
centre provincial de Chinoyi, à 115 kilomètres
au Nord dHarare et vers un centre de
vacances en bord de lac à Kariba, prés de la
frontière Nord.
Les
représentants du district de la Commercial
Farmers Union disent que 25 demeures ont été
saccagées pendant une semaine de violence. Trois
maisons ont été pillées dimanche après que
les familles aient fuit les districts de Doma et
de Mahngura près de Chinoyi, où on cultive du
maïs et du tabac.
" Cest
complètement hors de contrôle. Nous évacuons
les femmes, les enfants, les vieillards et les
malades " a déclaré un
représentant qui a demandé à ne pas être
nommé par peur de représailles.
Dimanche,
environ 300 membres de familles avaient fuient de
plus de cent fermes attaquées. Certains ont
été évacués à bord davions légers
vers laéroport de Kariba, après que des
émeutiers aient bloqué plusieurs routes.
La plupart
des fermiers se sont regroupés dans des refuges
secrets pour passer la nuit.
Colin
Cloete, le dirigeant de lunion des fermiers
a déclaré dans un communiqué que des dizaines
de travailleurs agricoles noirs étaient
agressés quasiment sans aucune réponse
policière pendant les violences. Il a ajouté
que léquipement des fermes, les meubles et
les réserves estimées à 210 millions de
dollars zimbabwéens (environ 28 millions de
francs) ont été volés ou ouvertement mis dans
des camions ou emportés.
La police
a dit à une personne qui portait plainte que "ces
problèmes sont politiques et la police ne peut
donc être impliquée " a déclaré
monsieur Cloete.
Un fermier
en retraite qui sest enfuit à Harare a dit
que sa maison avait été pillée jeudi par un
groupe de "militants " qui se sont
frayés un chemin en fracassant tout à coup de
masses. Sa famille sest échappée avec
quelques effets personnels et de valeur
sentimentale. " Nous
sommes en état de choc mais nous sommes
vivant " a t-il dit. Son
fils est resté dans le district. " Je
ne sais pas ce quil va faire, nos vies sont
en ruine." La famille en
fuite a dégonflé les pneus des tracteurs pour
évités quils ne soient emportés.
Les
travailleurs signalent que les agresseurs ont
ouvert le coffre fort à coup de marteau,
saccagé son contenu et volé un revolver. " Cette
anarchie est le pire " dit-il. " Lorsquil
sera sans danger de retourner, nous devrons y
aller, mesurer les dégâts et cela va être
absolument à fendre le cur ". Il dit que le
piano de famille sur lequel ont joué trois
générations à la ferme avait peu de chance
davoir échappé aux coups de masse.
Les
représentants de district du syndicat disent que
beaucoup de familles ont du laisser leurs animaux
domestiques derrière eux. On signale que des
chevaux ont été blessés à coups de couteau et
que les lapins domestiques des enfants ont été
tués.
La
violence a commencé à sétendre lundi à
travers le district de Chinoyi après que 22
hommes, tous des fermiers sauf un, aient été
arrêtés sous prétexte de "violences"
et dagressions contre les squatteurs et les
militants noirs sur leurs terres.
Les
fermiers ont été détenus dans des cellules de
polices tandis que leurs avocats tentaient de les
faire libérer sous caution. La police a
confirmé dimanche que trois officiers ont été
suspendus de leur fonction à Chinoyi en
attendant une enquête pour mauvaise conduite,
après quils aient autorisé les fermiers
à recevoir de la nourriture et des couvertures
de la part de leurs familles.
Un
porte-parole de la police a déclaré au
" Zimbabwe Standard " que les
règlements de police autorisent
"seulement les objets les plus
simples " pour empêcher,
entre autres, les suicides.
Les
fermiers emprisonnés nient avoir commencé les
violences de lundi dernier, déclarant
quils étaient aller aider un collègue mis
en état de siège par des squatters dirigés par
des milices gouvernementales et ont été
attaqués en premier.
Depuis
mars 2000, les militants du parti du gouvernement
dirigés par des
"vétérans " de la guerre de
"libération " qui ont mis fin au
gouvernement blanc en 1980 ont occupé
plus de 1700 fermes.
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