LE RACISME ANTIBLANC
Persécution au Zimbabwe

accueil 13 Août 2001
Persécutions au Zimbabwe

La terreur redouble dans les fermes

Les fermiers du Zimbabwe évacuent leurs familles tandis que la terreur s’étend.

HARARE Zimbabwe – Dimanche, Les fermiers blancs du Nord du Zimbabwe ont évacué leurs familles de leurs maisons tandis que de violentes foules de noirs attaquaient et pillaient des fermes. Les convois de résidents évacués se sont dirigés vers le centre provincial de Chinoyi, à 115 kilomètres au Nord d’Harare et vers un centre de vacances en bord de lac à Kariba, prés de la frontière Nord.

Les représentants du district de la Commercial Farmers Union disent que 25 demeures ont été saccagées pendant une semaine de violence. Trois maisons ont été pillées dimanche après que les familles aient fuit les districts de Doma et de Mahngura près de Chinoyi, où on cultive du maïs et du tabac.

" C’est complètement hors de contrôle. Nous évacuons les femmes, les enfants, les vieillards et les malades " a déclaré un représentant qui a demandé à ne pas être nommé par peur de représailles.

Dimanche, environ 300 membres de familles avaient fuient de plus de cent fermes attaquées. Certains ont été évacués à bord d’avions légers vers l’aéroport de Kariba, après que des émeutiers aient bloqué plusieurs routes.

La plupart des fermiers se sont regroupés dans des refuges secrets pour passer la nuit.

Colin Cloete, le dirigeant de l’union des fermiers a déclaré dans un communiqué que des dizaines de travailleurs agricoles noirs étaient agressés quasiment sans aucune réponse policière pendant les violences. Il a ajouté que l’équipement des fermes, les meubles et les réserves estimées à 210 millions de dollars zimbabwéens (environ 28 millions de francs) ont été volés ou ouvertement mis dans des camions ou emportés.

La police a dit à une personne qui portait plainte que "ces problèmes sont politiques et la police ne peut donc être impliquée " a déclaré monsieur Cloete.

Un fermier en retraite qui s’est enfuit à Harare a dit que sa maison avait été pillée jeudi par un groupe de "militants " qui se sont frayés un chemin en fracassant tout à coup de masses. Sa famille s’est échappée avec quelques effets personnels et de valeur sentimentale. " Nous sommes en état de choc mais nous sommes vivant " a t-il dit. Son fils est resté dans le district. " Je ne sais pas ce qu’il va faire, nos vies sont en ruine." La famille en fuite a dégonflé les pneus des tracteurs pour évités qu’ils ne soient emportés.

Les travailleurs signalent que les agresseurs ont ouvert le coffre fort à coup de marteau, saccagé son contenu et volé un revolver. " Cette anarchie est le pire " dit-il. " Lorsqu’il sera sans danger de retourner, nous devrons y aller, mesurer les dégâts et cela va être absolument à fendre le cœur ". Il dit que le piano de famille sur lequel ont joué trois générations à la ferme avait peu de chance d’avoir échappé aux coups de masse.

Les représentants de district du syndicat disent que beaucoup de familles ont du laisser leurs animaux domestiques derrière eux. On signale que des chevaux ont été blessés à coups de couteau et que les lapins domestiques des enfants ont été tués.

La violence a commencé à s’étendre lundi à travers le district de Chinoyi après que 22 hommes, tous des fermiers sauf un, aient été arrêtés sous prétexte de "violences" et d’agressions contre les squatteurs et les militants noirs sur leurs terres.

Les fermiers ont été détenus dans des cellules de polices tandis que leurs avocats tentaient de les faire libérer sous caution. La police a confirmé dimanche que trois officiers ont été suspendus de leur fonction à Chinoyi en attendant une enquête pour mauvaise conduite, après qu’ils aient autorisé les fermiers à recevoir de la nourriture et des couvertures de la part de leurs familles.

Un porte-parole de la police a déclaré au " Zimbabwe Standard " que les règlements de police autorisent "seulement les objets les plus simples " pour empêcher, entre autres, les suicides.

Les fermiers emprisonnés nient avoir commencé les violences de lundi dernier, déclarant qu’ils étaient aller aider un collègue mis en état de siège par des squatters dirigés par des milices gouvernementales et ont été attaqués en premier.

Depuis mars 2000, les militants du parti du gouvernement – dirigés par des "vétérans " de la guerre de "libération " qui ont mis fin au gouvernement blanc en 1980 – ont occupé plus de 1700 fermes.

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Référence
  • 12 Aout 2001 - Associated press sur Yahoo fr - "Nouvelles évacuations de familles de fermiers blancs au Zimbabwe"
  • 13 Août 2001 - LA Times - "Whites Flee Farms as Black Mobs Rampage"
  • 13 Aout 2001 - International herald tribune - "Zimbabwe farmers evacuate families as terror widens"
  • 13 Aout 2001 - CNN - "White farms looted, destroyed in Zimbabwe"
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