| La conférence
de Durban admettra t-elle que les racistes
peuvent être noirs ? Gerd Behrens, vendredi
31 Août 2001
Cape Town
Sept ans après la fin de
lapartheid, le racisme montre toujours son
horrible visage en Afrique du sud. Un politicien
très en vue a fait de lhabitude de remuer
la main devant son nez comme sil voulait
ventiler une mauvaise odeur lorsque des membres
de la race opposée prennent la parole au
parlement, un geste qui le symbolise. Un autre
annonce avec enthousiasme quil ne se mêle
pas aux membres de la race opposée. Dans une
enquête récente, plus de la moitié des sondés
dune certaine couleur jugeaient que la race
opposée était égoïste, quon ne pouvait
lui faire confiance et indigne dêtre des
amis.
Les actions et
les opinions citées ci dessus ne sont pas celles
des blancs mais des Noirs dAfrique du Sud.
A la veille de la conférence mondiale contre le
racisme, il est bon de se rappeler que le racisme
nest pas lapanage des blancs. La ligne officielle,
aujourdhui, est que les paramètres par
défaut du racisme sont des blancs envers les
noirs, comme sil y avait une
prédisposition génétique qui rendait les
blancs plus portés au racisme tandis que les
noirs en seraient exempts.
Bien sur, il y
a encore beaucoup de racisme blanc, mais le mot
principal est "encore". Le racisme des
blancs diminue. On aurait du mal à trouver un
parti politique ayant une large audience qui
prône la supériorité des blancs.
Le racisme des
blancs sest quasiment évaporé du débat
public. Cest quelque chose que des adultes
consentants font en privé.
Hélas, il
nen va pas de même pour le racisme des
noirs. Prenons un pays voisin au nord de
lAfrique du sud, le Zimbabwe, où le
président du Zimbabwe, pour reprendre les termes
dun de ses admirateurs Afro-Américain, " botte
le cul des blancs ". Il envoie des
crapules piller les maison de la petite minorité
blanche, pour les agresser et les tuer. Il semble
avoir à cur de chasser les blancs de son
pays.
" Un
Mabhunu est toujours un Mabhunu " déclare t-il, usant du
terme raciste du langage Shona pour
désigner les blancs.
Aujourdhui,
le racisme des noirs est une industrie en
pleine croissance. Lun de ses entrepreneurs
est Louis Farrakhan, le dirigeant de la
nation de lIslam, pour qui lhomme
blanc est "un diable par
nature". Des enquêtes indiquent que
Farrakhan est largement soutenu par les noirs
américains.
La conférence
antiraciste de Durban doit faire un choix. Elle
peut faire ce qui est prévisible et devenir une
autre plate forme pour accuser loccident en
général et Israël en particulier. Elle peut
devenir une réunion dextorqueurs et exiger
des millions de dollars en réparation pour la
traite des noirs réparations qui
devraient être payées aux gouvernements
Africains comme celui du Soudan, qui justifie
lesclavagisme, et être payées uniquement
par loccident, bien que lesclavage se
soit développé en Afrique bien avant
larrivée de lhomme blanc.
Ou la
conférence peut surprendre tout le monde et
condamner le racisme quil soit noir ou
blanc. Que le Zimbabwe figure ou pas sur
lagenda sera indicatif du sérieux de la
conférence.
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