LE RACISME ANTIBLANC
Persécution au Zimbabwe

accueil 21 décembre 2001
Persécutions au Zimbabwe

Un fermier attaque en justice

Les cohortes de Mugabe saisissent les biens d’une ferme d’une valeur de 4.4 millions de Dollars : Procés.

Les blancs répliquent : au Zimbabwe, un nouveau défi légal au programme de redistribution des terres.

Par Peta Thornycroft

Harare – Un des plus proches alliés du président Robert Mugabe a expulsé de ses terres un fermier blanc et a saisi des biens estimés à une valeur de 4.4 millions de Dollars, selon des documents des tribunaux remplis au Zimbabwe. Le fermier, Guy Watson-Smith, a lancé la première action en justice contre un membre du cercle des proches de Mugabe, impliqué dans la saisie illégale de terres et de biens.. Craignant pour sa sécurité, M. Watson-Smith, âgé de 51 ans, a fui en Afrique du Sud.

La cible de son action est le général Solomon Mujuru, alias Rex Nhongo, le chef des guérillas de Monsieur Mugabe, pendant la guerre d’ "indépendance". Dans le Zimbabwe d’après l’indépendance, il était devenu chef des armés avant de quitter le service du gouvernement en 1995. Le Général Mujuru s’est mis aux affaires après avoir quitter le gouvernement et possède plusieurs fermes commerciales, mais appartient toujours au cercle des proches de Monsieur Mugabe en tant que membre du comité central et du Politburo du ZANU-PF, le parti au pouvoir. C’est un des hommes les plus craint de son pays. Sa femme, Joyce, est ministre des affaires de l’eau, au sein du cabinet des ministres du Zimbabwe.

M. Watson-Smith a demandé à la cour suprême d’obliger Joseph Made, le ministre de l’Agriculture ; Ignatius Chombo, le ministre de l’intérieur ; "Camarade Zhou", un "vétéran de Guerre",, et le général Mujuru de lui rendre les liens mobiliers de sa ferme, incluant des tracteurs, des véhicules et des équipements d’irrigation. A Prétoria, où il séjourne chez des proches, M. Watson-Smith a déclaré : "Nous resterons en Afrique du Sud le temps qu’il faudra".

Selon les documents des tribunaux, Il y a trois mois, Monsieur Watson-Smith, sous le coup de graves menaces de violences physiques de la part des militants de Mugabe, a été forcé à quitter ses fermes du District de Béatrice, à 65 kilomètres au sud d’Harare. En début du mois, Le Général Mujuru a conduit M. Watson-Smith à sa ferme –c’était la première fois en deux mois que sa présence était autorisée sur les lieux- et lui a ordonné de dire aux employés de la ferme qu’ils travailleraient pour une nouvelle direction.

On a dit à Monsieur Watson-Smith que s’il retournait dans sa maison pour plier bagage, les camions de déménagement seraient brûlés. Ce sont donc sa femme Vicky, âgée de 44 ans, son fils Adam, âgé de 17 ans et sa fille Alice, âgée de 15 ans, qui ont empaqueté leurs possessions et abandonné la ferme.

Monsieur Mugabe est confronté à de grandissantes pressions internationales au sujet de son programme de redistribution des terres, dont il dit qu’il est une étape vitale pour réparer les injustices de la période coloniale.. Dans le cadre de ce programme, des centaines de fermes appartenant à des blancs ont été saisies, souvent avec violence et sans compensations.

Jeudi, Le Comité d’action ministériel du Commonwealth a prévenu le Zimbabwe qu’il risquait d’être suspendu du groupe des 54 nations à moins que soit mis un terme aux occupations, aux intimidations politiques et aux intimidations des médias. Les ministres du Commonwealth ont aussi demandé à Monsieur Mugabe d’autoriser des observateurs internationaux dans le pays pour surveiller les préparatifs des élections présidentielles de l’an prochain, où il risque d’être confronté à un véritable défi de la part du parti d’opposition, le Movement for Democratic Change.

Vendredi, Georges W Bush, le président des Etats-Unis, a signé le Zimbabwe Democracy and Economic Recovery Act, ayant pour but d'encourager le gouvernement du Zimbabwe soit de s'impliquer dans la tenue d'élections libres et dans un programme équitable de réforme agraire, soit de subir des sanctions.

Ce mois-ci, l’union européenne s’est aussi approchée du point d’imposer des sanctions contre le gouvernement de Robert Mugabe, à moins qu’il ne mette en œuvre les promesses faites en Septembre à Abuja de mettre fin à la violence et de tenir des élections libres et équitables.

Samedi dernier, Monsieur Mugabe s’en est violemment pris au Commonwealth, l’accusant d’agir sous la pression de la Grande-Bretagne. "Le Commonwealth est une organisation qui nous est commune et il ne devrait jamais y avoir de situation dans laquelle un pays veut s’en servir comme instrument pour atteindre ses propres objectifs." a déclaré Monsieur Mugabe dans des propos diffusés à la télévision d’état. Il a dit au Zimbabwe Herald, l’organe de presse du gouvernement, que la menace de sanctions ne l'écarterait pas des ses projets concernant les fermes. "Ils peuvent même demander à Lucifer de les aider, mais c’est notre pays, et nous ne lâcherons pas" a t’il dit.

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Référence
  • 24 décembre 2001 – National Post Online – "Mugabe cohort seized $4.4M in farm assets : suit" par Peta Thornycroft

Qui profite VRAIMENT de la "réforme agraire" et de la saisie des terres des fermiers blancs?

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