LE RACISME ANTIBLANC
Persécution au Zimbabwe

accueil 02 mai 2002
Persécutions au Zimbabwe

Assassiné devant ses Enfants

Les enfants témoins de l'assassinat de leur père.

Harare - Le fermier Zimbabwéen Charles Anderson (40 ans) a été abattu dimanche devant sa femme et sa famille dans une ferme prévue pour être allouée à un membre haut placé du gouvernement dans le cadre du programme de "réforme agraire accélérée" de Robert Mugabe.

Jenni Williams, la porte-parole de la Commercial Farmer's Union, a accusé le ministre de l'agriculture Joseph Made d'avoir alimenté les désordres en déclarant au Sunday Mail, un journal contrôlé par le gouvernement, que les noirs qui réclament des terres ne doivent "perdre de temps en discutant avec les anciens propriétaires de ferme qui se trouvent sur le domaine ou travaillent dans les champs et de commencer les opérations agricoles".

Une liste du gouvernement, publiée en février, disait que Dunmaglas farm, la ferme de 378 hectares d'Anderson, devait être donné en location à une personne importante au sein même du ministère de l'agriculture.

Quelques 5000 fermes sont listées pour être redistribuée à 300 000 noirs Zimbabwéens. Cependant, Morgan Tsvangirai et la CFU ont provoqué la furie de Monsieur Made en déclarant que beaucoup de ferme de premier ordre étaient soigneusement choisie par des militants du parti au pouvoir ayant de l'influence politique, incluant le beau-frère de Robert Mugabe, des ministres, des juges et des commandants des forces de sécurité.

Parlant sous couvert d'anonymat, un voisin a déclaré qu'Anderson, sa femme Cindy et ses deux enfants âgés de 13 et 10 ans revenaient peu après 11 heures à Dunmaglas Farm à Glendale, après avoir rendu visite à des voisins.

Ils ont trouvé que les serrures des barrières de sécurités avaient été forcées.

Anderson est entré dans le bâtiment où il a découvert 4 intrus.

Il a été abattu d'une balle dans la tête, a déclaré le voisin.

Les intrus ont retourné un camion de la ferme tandis qu'ils essayaient de fuir avec du butin, a déclaré le voisin.

Wayne Bvudzijena L'assistant du XXX de police a raccroché lorsqu'on lui a téléphoné pour avoir des commentaires sur l'incident. Aucun autre porte-parole de la police ou du gouvernement n'était disponible.

Mme Williams a dit que les derniers encouragements de Monsieur Made aux demandeurs de terre "ont créé l'environnement qui existe aujourd'hui dans ces fermes, de gens qui prennent la loi entre leurs mains".

Le voisin dit que la police n'a pas répondu à des demandes de se rendre sur la scène du crime pendant plus de deux heures après le coup de feu.

"De la façon dont la maison a été mise à sac, il semble que ce soit du vol pur et simple" a t'il a t-il dit. Il n'y avait pas de squatteurs dans la ferme.


L'assassinat de Monsieur Anderson n'est pas sans rappeler celui de Terry Ford, abattu lui aussi d'une balle dans la tête le 17 mars 2002. La ferme de Terry Ford était convoitée par Sabina Mugabe, la propre sœur du président Robert Mugabe. Un reportage du Zimbabwe Independent du 19 janvier 2001 avait été traduit sur ce site qui signalait que ce sont en fait des membres hauts placés du gouvernement, de l'armée et de la police qui s'approprient les fermes et y exploitent sans état d'âmes les noirs défavorisés.

Les membres du Gouvernement de Robert Mugabe n'ont cessé de faire des déclarations racistes envers les blancs et de créer un climat de violence raciste à leur égard. Robert Mugabe, le président du Zimbabwe, a déclaré que les blancs sont "des escrocs et des fraudeurs" et qu'ils sont des citoyens de "seconde, voir de troisième catégorie". Joseph Made, le ministre de l'agriculture, a déclaré pour sa part que "Les blancs ne sont pas des êtres humains".

La "réforme agraire" lancée par Robert Mugabe, largement motivée par le racisme antiblanc, à laquelle est venue s'ajouter une sécheresse, loin de favoriser la prospérité pour la population noire, a provoqué l'effondrement de l'économie Zimbabwéenne. L'agriculture du Zimbabwe, pays jadis qualifié de grenier à blé de l'Afrique, n'est même plus en mesure de nourrir ses habitants. Aujourd'hui, une famine y touche désormais prés de deux millions d'habitants, dont beaucoup d'enfants. Cette famine, contre laquelle des spécialistes avaient mis en garde, était annoncée depuis plus d'un an....

 

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Référence
  • 03 juin 2002 - Zimbabwe News - "Intruders kill white farmer" par Peta Thornycroft
  • 03 juin 2002 - The Scotsman - "White Zimbabwean farmer shot dead" par Jane Fields
  • 02 juin 2002 - The Houston Chronicle - "White farmer killed on land designated for top Zimbabwean official"
  • 02 juin 2002 -Swissinfo - "White farmer shot dead in Zimbabwe"
  • 02 juin 2002 - Annanova.com - "White farmer shot dead in Zimbabwe"
  • 02 juin 2002 - News24hours - "Kids witness dad's murder" - traduit ci dessus
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