| Les enfants témoins de
l'assassinat de leur père. Harare - Le fermier
Zimbabwéen Charles Anderson (40 ans) a été
abattu dimanche devant sa femme et sa famille
dans une ferme prévue pour être allouée à un
membre haut placé du gouvernement dans le cadre
du programme de "réforme agraire
accélérée" de Robert Mugabe.
Jenni Williams,
la porte-parole de la Commercial Farmer's Union,
a accusé le ministre de l'agriculture Joseph
Made d'avoir alimenté les désordres en
déclarant au Sunday Mail, un journal contrôlé
par le gouvernement, que les noirs qui réclament
des terres ne doivent "perdre
de temps en discutant avec les anciens
propriétaires de ferme qui se trouvent sur le
domaine ou travaillent dans les champs et de
commencer les opérations agricoles".
Une liste du
gouvernement, publiée en février, disait que
Dunmaglas farm, la ferme de 378 hectares
d'Anderson, devait être donné en location à
une personne importante au sein même du
ministère de l'agriculture.
Quelques 5000
fermes sont listées pour être redistribuée à
300 000 noirs Zimbabwéens. Cependant, Morgan
Tsvangirai et la CFU ont provoqué la furie de
Monsieur Made en déclarant que beaucoup de ferme
de premier ordre étaient soigneusement choisie
par des militants du parti au pouvoir ayant de
l'influence politique, incluant le beau-frère de
Robert Mugabe, des ministres, des juges et des
commandants des forces de sécurité.
Parlant sous
couvert d'anonymat, un voisin a déclaré
qu'Anderson, sa femme Cindy et ses deux enfants
âgés de 13 et 10 ans revenaient peu après 11
heures à Dunmaglas Farm à Glendale, après
avoir rendu visite à des voisins.
Ils ont trouvé
que les serrures des barrières de sécurités
avaient été forcées.
Anderson est
entré dans le bâtiment où il a découvert 4
intrus.
Il a été
abattu d'une balle dans la tête, a déclaré le
voisin.
Les intrus ont
retourné un camion de la ferme tandis qu'ils
essayaient de fuir avec du butin, a déclaré le
voisin.
Wayne
Bvudzijena L'assistant du XXX de police a
raccroché lorsqu'on lui a téléphoné pour
avoir des commentaires sur l'incident. Aucun
autre porte-parole de la police ou du
gouvernement n'était disponible.
Mme Williams a
dit que les derniers encouragements de Monsieur
Made aux demandeurs de terre "ont
créé l'environnement qui existe aujourd'hui
dans ces fermes, de gens qui prennent la loi
entre leurs mains".
Le voisin dit
que la police n'a pas répondu à des demandes de
se rendre sur la scène du crime pendant plus de
deux heures après le coup de feu.
"De
la façon dont la maison a été mise à sac, il
semble que ce soit du vol pur et simple" a t'il a t-il dit. Il
n'y avait pas de squatteurs dans la ferme.
L'assassinat de
Monsieur Anderson n'est pas sans rappeler celui
de Terry Ford, abattu lui aussi d'une balle
dans la tête le 17 mars 2002. La ferme de Terry
Ford était convoitée par Sabina Mugabe, la
propre sur du président Robert Mugabe. Un reportage du
Zimbabwe Independent du 19 janvier 2001 avait
été traduit sur ce site qui signalait que ce
sont en fait des membres hauts placés du
gouvernement, de l'armée et de la police qui
s'approprient les fermes et y exploitent sans
état d'âmes les noirs défavorisés.
Les membres du
Gouvernement de Robert Mugabe n'ont cessé de
faire des déclarations racistes envers les
blancs et de créer un climat de violence raciste
à leur égard. Robert Mugabe, le président du
Zimbabwe, a déclaré que les blancs sont "des
escrocs et des fraudeurs" et qu'ils sont des
citoyens de "seconde, voir de troisième
catégorie". Joseph Made, le ministre de
l'agriculture, a déclaré pour sa part que
"Les blancs ne sont pas des êtres
humains".
La
"réforme agraire" lancée par Robert
Mugabe, largement motivée par le racisme
antiblanc, à laquelle est venue s'ajouter une
sécheresse, loin de favoriser la prospérité
pour la population noire, a provoqué
l'effondrement de l'économie Zimbabwéenne.
L'agriculture du Zimbabwe, pays jadis qualifié
de grenier à blé de l'Afrique, n'est
même plus en mesure de nourrir ses habitants. Aujourd'hui, une
famine y touche désormais prés de deux millions
d'habitants, dont beaucoup d'enfants. Cette
famine, contre laquelle des spécialistes avaient
mis en garde, était annoncée depuis plus d'un
an....
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