| La France
condamne la saisie continue de fermes achetées
légalement par ses ressortissants Lundi à Harare,
lambassadeur de France a déclaré que les
relations entre la France et le Zimbabwe
nont pas encore atteint leur potentiel
maximum à cause dimportants problèmes
économiques et politiques ces derniers temps.
Didier Ferrand a parlé lors dune
réception tenue pour la fête du 14 juillet, la
fête nationale de son pays, à laquelle
assistaient plusieurs représentants officiels du
gouvernement Zimbabwéen, pour la première fois
depuis des mois.
Le gouvernement
a cessé officiellement de se rendre aux
fonctions officielles des ambassades de
lunion européenne durant la campagne
électorale des élections parlementaires de juin
2000. Apparemment en protestation de ce qui
était considéré comme une préférence pour le
MDG, le parti dopposition. Aenas
Chugwedere, le ministre des sports et de la
culture, Cephas Msipa, le gouverneur de la
province des midlands et Ngoni Chideya,
représentant Stan Mudenge, le ministre des
affaires étrangères, étaient présents à la
réception de lundi.
Monsieur
Ferrand a déclaré : "Il
est malheureux que, suite a un certain nombre
d'importants problèmes politiques et
économiques , il na pas été possible de
parvenir à un potentiel maximum de coopération
entre nos deux pays. Il est aussi regrettable
que, en dépit de toutes les démarches qui ont
été faites ici et à paris, des propriétés et
des fermes productives appartenant à des
ressortissants français soient toujours listées
en vue dune saisie obligatoire et, dans
certains cas, aient reçu dordres de
section 8, bien quelles aient été
acquises légalement et ne correspondent à aucun
critère du programme de réforme agraire."
Monsieur
Ferrand a dit que la France soutient pleinement
les initiatives du programme de Développement
des nations Unies visant à trouver une solution
durable à une réforme agraire équitable,
viable, étendue et transparente et à un
programme de réinstallation. Monsieur Ferrand a
déclaré "nous avons
néanmoins tenté de maintenir un dialogue
politique avec le gouvernement du Zimbabwe et une
relation basée sur la solidarité avec le peuple
de ce pays." Il a dit que la France soutenait
les initiatives du Nepad, les principes
démocratiques, les droits de lhomme, la
règle de la loi et une bonne gouvernance
économique et politique ainsi que la prévention
de conflits comme les pierres dachoppement
de la création dun environnement propice
à la paix, à la stabilité et au développement
en Afrique.
Le 04 avril
2002, le quotidien SudOuest signalait le cas
d'Isabelle Lagaillarde, une Auscitaine de 37 ans,
contrainte de rentrer en France après 14 ans
passés au Zimbabwe, où elle avait monté une
entreprise d'exportation de Cèpes et de
Girolles.
Elle a été
victime de la "concurence déloyale"
d'une entreprise italienne qui avait
embauchée... le sous secrétaire du ministre des
finances Zimbabwéen, un individu qui,
d'ailleurs, s'est vu interdire l'entrée aux
états unis pour cause de collusion et de
corruption. Il s'est arrangé pour éliminer
toutes les entreprises concurentes, dont celle de
Madame Lagaillarde.
En décembre
2001, les autorités Zimbabwéennes ont refusé
de renouveller son permis de travail. Puis son
entreprise a été mise à sac par des inconnus.
De menaces en violences, Madame Lagaillarde a
fini par partir. Elle faisait vivre 3000
personnes.
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