LE RACISME ANTIBLANC
Persécution au Zimbabwe

accueil 17 juillet 2002
Persécutions au Zimbabwe

Des Français dépossédés

La France condamne la saisie continue de fermes achetées légalement par ses ressortissants

Lundi à Harare, l’ambassadeur de France a déclaré que les relations entre la France et le Zimbabwe n’ont pas encore atteint leur potentiel maximum à cause d’importants problèmes économiques et politiques ces derniers temps. Didier Ferrand a parlé lors d’une réception tenue pour la fête du 14 juillet, la fête nationale de son pays, à laquelle assistaient plusieurs représentants officiels du gouvernement Zimbabwéen, pour la première fois depuis des mois.

Le gouvernement a cessé officiellement de se rendre aux fonctions officielles des ambassades de l’union européenne durant la campagne électorale des élections parlementaires de juin 2000. Apparemment en protestation de ce qui était considéré comme une préférence pour le MDG, le parti d’opposition. Aenas Chugwedere, le ministre des sports et de la culture, Cephas Msipa, le gouverneur de la province des midlands et Ngoni Chideya, représentant Stan Mudenge, le ministre des affaires étrangères, étaient présents à la réception de lundi.

Monsieur Ferrand a déclaré : "Il est malheureux que, suite a un certain nombre d'importants problèmes politiques et économiques , il n’a pas été possible de parvenir à un potentiel maximum de coopération entre nos deux pays. Il est aussi regrettable que, en dépit de toutes les démarches qui ont été faites ici et à paris, des propriétés et des fermes productives appartenant à des ressortissants français soient toujours listées en vue d’une saisie obligatoire et, dans certains cas, aient reçu d’ordres de section 8, bien qu’elles aient été acquises légalement et ne correspondent à aucun critère du programme de réforme agraire."

Monsieur Ferrand a dit que la France soutient pleinement les initiatives du programme de Développement des nations Unies visant à trouver une solution durable à une réforme agraire équitable, viable, étendue et transparente et à un programme de réinstallation. Monsieur Ferrand a déclaré "nous avons néanmoins tenté de maintenir un dialogue politique avec le gouvernement du Zimbabwe et une relation basée sur la solidarité avec le peuple de ce pays." Il a dit que la France soutenait les initiatives du Nepad, les principes démocratiques, les droits de l’homme, la règle de la loi et une bonne gouvernance économique et politique ainsi que la prévention de conflits comme les pierres d’achoppement de la création d’un environnement propice à la paix, à la stabilité et au développement en Afrique.


Le 04 avril 2002, le quotidien SudOuest signalait le cas d'Isabelle Lagaillarde, une Auscitaine de 37 ans, contrainte de rentrer en France après 14 ans passés au Zimbabwe, où elle avait monté une entreprise d'exportation de Cèpes et de Girolles.

Elle a été victime de la "concurence déloyale" d'une entreprise italienne qui avait embauchée... le sous secrétaire du ministre des finances Zimbabwéen, un individu qui, d'ailleurs, s'est vu interdire l'entrée aux états unis pour cause de collusion et de corruption. Il s'est arrangé pour éliminer toutes les entreprises concurentes, dont celle de Madame Lagaillarde.

En décembre 2001, les autorités Zimbabwéennes ont refusé de renouveller son permis de travail. Puis son entreprise a été mise à sac par des inconnus. De menaces en violences, Madame Lagaillarde a fini par partir. Elle faisait vivre 3000 personnes.

 

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Référence
  • 17 juillet 2002 - Allafrica - "France Blasts Continued Seizure of Farms Legally Bought By Its Nationals" par Sandra Nyaira - traduit ci dessus
  • 06 avril 2002- Sud Ouest - "Indésirable au Zimbabwe" par Jean Michel Le Blanc
Précédent - 13 Juillet 2002 - Louis Farrakhan en visite - Les croyances de la "nation of Islam".
Suivant - 19 juillet 2002 - Robert Mugabe refuse à nouveau le dialogue avec les fermiers
Quelques Liens sur le Zimbabwe  
 

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