| Mugabe refuse
de dialoguer avec les fermiers blancs du Zimbabwe Par Anthony Boadle
La Havane
(Reuters) - Vendredi, Robert Mugabe, le
président du Zimbabwe, a rejeté l'appel à une
rencontre proposé par les fermiers blancs avant
la date limite pour quitter leur terre posée à
des centaines d'entre eux par le gouvernement.
Mugabe, parlant
au terme d'une visite à Cuba, dirigé par les
communistes, a déclaré que les fermiers doivent
adresser leurs problèmes au Vice-président
Joseph Msika, qui a la charge du programme de
réforme agraire.
"Les
fermiers blancs ont des voix qu'ils doivent
suivre. Ce ne sont pas des surhommes" a-t-il déclaré à une
conférence de presse.
"Ils
ne sont pas satisfaits de ce niveau d'autorité
car ils pensent qu'étant britanniques et étant
blancs, ils sont plus divins que quiconque" a-t-il dit.
"Il
y a une autorité à laquelle ils doivent exposer
leurs problèmes. Pour l'évitent-ils? Après
tout, pour qui se prennent-ils?" a-t-il ajouté.
Près de 3 000
fermiers blancs ont reçu l'ordre d'évacuer leurs
fermes d'ici le 10 août pour céder la place à
des noirs sans terre.
Les fermiers
ont reçu l'ordre de cesser toute opération
agricole le 24 juin, et qui sont considérés
coupables de défier les ordres du gouvernement
peuvent recevoir de fortes amendes ou deux ans de
prison.
Lundi, les
fermiers ont demandé un face-à-face avec
Mugabe, déclarant que la décision du
gouvernement de continuer son programme de
réforme agraire, entamé depuis deux ans, ont
gravement endommagé les récoltes.
Les
organisations caritatives disent que 6 millions
de Zimbabwéens ont besoin d'une aide alimentaire
d'urgence, suite à une sécheresse et aux
perturbations des opérations agricoles
résultant du programme de réforme agraire du
gouvernement.
Le Zimbabwe est
plongé dans sa pire crise en deux décennies
d'indépendance, en l'an 2000, quand les
militants pro-gouvernementaux, dirigés par les
vétérans de la guerre de Libération", ont
commencé à envahir les fermes.
Mugabe dit que
son programme de réforme agraire
"accélérée" a pour but de corriger
des déséquilibres en matière de propriété
agricole créé par le colonialisme britannique.
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