| Le terrible
trio de facteurs qui va aggraver la crise
alimentaire L'an prochain, la situation au
Zimbabwe, une forte possibilité de sécheresse
et les effets de l'épidémie de VIH/Sida vont
faire gravement empirer la crise alimentaire de
la région.
Pour se
préparer à une détérioration significative,
l'Afrique du Sud a établi un camp pour les
réfugiés qui fuient la famine et la banque
alimentaire mondiale, une agence des nations
unies, qui distribue aides alimentaires prévoit
de mettre en place ses opérations l'an prochain.
Un corps
gouvernemental de l'Afrique du Sud, Le National
Disaster Management Commitee, a installé un camp
de réfugié d'une capacité d'accueil de 5000
personnes prés de la frontière du Zimbabwe, à
Beit Bridge. L'eau, les sanitaires, la nourriture
et des centres de soins sont déjà installés et
la région pourrait facilement être préparée
pour recevoir plus de réfugiés, déclare Louis
Buys, le directeur en chef de la gestion des
crises. Buys a refusé de discuter en détail des
projets de l'Afrique du Sud.
La Banque
alimentaire mondiale a déclaré qu'elle "se
préparait au pire" mais Judith Miller, son
directeur pour l'Afrique du sud et de l'Est,
basé à Johannesburg a déclaré qu'il
s'agissait d'une procédure standard. Plus tôt
ce mois ci, un consultant a visité l'Afrique du
Sud pour voir ce que Lewis décrit comme des "positions
de repli" ainsi que pour des pourparlers
avec les personnes chargés de la gestion des
crises et avec le haut commissaire aux réfugiés
des Nations Unies.
Durant ces neuf
derniers mois, la banque alimentaire mondiale a
identifié près de 13 millions de personnes
ayant besoin d'aides alimentaires, dont environ 6
millions au Zimbabwe. Cette agence déclare
qu'elle ne peut prédire ce qui se passera l'an
prochain mais avertit que la crise alimentaire
pourrait évoluer pour devenir un grand désastre
humanitaire. En ce moment, elle se dépêche de
répartir à l'avance de la nourriture dans la
région pour éviter, déclare-t-elle, ce qui
pourrait être un désastre.
C'est la
combinaison de la situation au Zimbabwe, des
variations climatiques liées à El Nio et le
SIDA qui rendent si sombres les prévisions pour
l'an prochain.
Les stocks de
semences de l'an prochain pourraient être
diminués dans la région à cause du bas
rendement des récoltes de cette année.
Les fermiers
blancs du Zimbabwe ont reçu l'ordre de quitter
leurs propriétés et ne pourront pas planter
cette année.
Les surfaces
ensemencées l'an dernier sont déjà
substantiellement en diminution par rapport aux
années précédentes à cause de
l'interruption du travail par les squatteurs,
l'absence de sécurité dans les fermes, et les
problèmes auxquels font face de nombreux
fermiers pour obtenir des crédits.
Des surfaces
ensemencées qui ne sont pas seulement moindres,
mais dont les rendements vont être drastiquement
réduits par la sécheresse. Selon le
International Research Insitute for Climate
Prediction, un organisme de recherche basé aux
états unis, les conditions océaniques dans la
région tropicale du pacifique ont atteint leur
niveau minimum pour une situation de type El Nio.
Cet institue suggère qu'il y a 90% de
probabilité pour que de ces conditions
résultent un effet El Nio pour le reste de
l'année, "continuant jusqu'au début
2003".
Nicholas Haan,
un conseillé régional à la sécurité
alimentaire de la banque alimentaire mondiale,
déclare que l'effet sur le sud de l'Afrique
variera selon qu'il s'agira d'un effet EL Nio de
type 1 ou deux. Un effet de type 1 touche le
bétail sur une bande diagonal qui commence en
Namibie, mais un effet de type 2 décime les
récoltes et le bétail avec une sécheresse
prolongée à travers l'Afrique du Sud-Est.
L'épidémie du
SIDA a aussi un effet grandissant sur la
réduction de la production alimentaire. De
nombreux foyers sont dirigés par des enfants
incapables de s'occuper des champs aussi
efficacement que leurs parents.
Lorsqu'ils font
des projets d'assistance, certains pays sont
souvent restreint dans leur effort par la
nécessité de s'assurer que les aides ne sont
pas perçues comme un soutien aux partis
d'opposition. Cependant, s'il y a un afflux
massif de réfugiés du Zimbabwe, la crise, dans
pays, prendra un nouveau tournant. L'Afrique du
Sud et la communauté internationale paieront le
prix fort pour les problèmes de gouvernance du
Zimbabwe.
En début de
semaine, dans une sévère déclaration, Les
ministres des affaires étrangères de l'Union
Européenne ont désigné les problèmes de
gouvernance au Zimbabwe comme étant la cause de
la crise alimentaire. Ce pourrait
être un signe que L'Union Européenne va
bientôt faire pression sur les gouvernements de
la région pour les pousser à adopter une ligne
plus dure envers le Zimbabwe, afin de d'inverser
son plongeon vers la famine.
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