LE RACISME ANTIBLANC
Persécution au Zimbabwe

accueil 14 Août 2002
Persécutions au Zimbabwe

Les Hinde Expulsés de force

Des militants du Zimbabwe commencent à expulser un fermier blanc

Bindura, Zimbabwe – Mercredi, au nord-est du Zimbabwe, des militants noirs armés de gourdins et de pierre ont commencé à expulser un fermier blanc de sa terre. C’est la première saisie depuis que l’ordre d’expulsion du gouvernement est arrivé à échéance la semaine dernière.

Près de deux tiers des 2 900 fermiers visés par la réforme agraire du président Robert Mugabe ont défié l’échéance du 8 Août fixée pour qu’ils donnent leurs terres à des noirs sans terres.

Environ 60 militants, pour l’essentiel des jeunes, fidèles à Mugabe ont encerclé le bâtiment de Condwelani Farm, près de Bindura – piégeant à l’intérieur Terry Hinde, sa femme et son fils.

Un journaliste zimbabwéen qui travaille pour le "Daily News ", un quotidien indépendant, et un autre reporter du "Daily Télégraph", un quotidien britannique, ont aussi été piégés dans la maison.

" Nous venons de l’avoir au téléphone [Le reporter du Daily News] et il nous a dit que les militants ont brisé trois fenêtres et menacent de s’introduire dans le reste de la maison," a dit un rédacteur du journal à l’Agence Reuter.

Un journaliste de Reuter et une équipe indépendante de télévision ont été chassés quand ils sont arrivés sur les lieux, à environ 90 Kilomètres au nord de Harare, la capitale.

Les militants ont frappé deux des journalistes à plusieurs reprises, les accusant d’être des partisans de l’opposition politique à Mugabe et ils ont essayé de retourner leurs véhicules tandis qu’ils partaient.

Un porte-parole d’un groupe de pression des fermiers, Justice for Agriculture (JAG), a dit que la famille Hinde a appelé une compagnie de déménagement après que les militants aient commencé à jeter les meubles sur la pelouse.

" La famille doit partir pour des raisons de sécurité… " déclare Jenni Williams, la porte-parole de JAG.

Des témoins disent que la police s’était rendu à la ferme tôt dans la journée de mercredi, mais est partie avant l’arrivé des militants.

Des actions en Justice

La ferme a été envahie il y a plus de deux ans et a été listée pour une saisie obligatoire dans le cadre du programme de réforme agraire accélérée de Robert Mugabe.

Mugabe, qui gouverne le Zimbabwe depuis son indépendance de la Grande Bretagne en 1980, a juré de poursuivre sa réforme agraire en dépit de graves critiques tant à l’étranger que dans le pays.

Les réformes agraires ont causé des bouleversements à une époque où des millions d’habitants du sud de l’Afrique, au Zimbabwe et ailleurs, sont confrontés à des pénuries alimentaires dues aux troubles dans les fermes et à la sécheresse.

Lundi, dans un discours télévisé, Mugabe n’a pas su dire ce qui arriverait à ceux qui défient l’ordre de remise de 2 900 des 4 500 fermes commerciales dirigées par des blancs.

Mais mardi, un représentant du gouvernement a déclaré que les fermiers blancs ne devraient pas trouver de soulagement dans le fait que Mugabe n’ait pas dit quelle mesure il prendrait.

" Il n’y a aucune indication qu’ils seront autorisés à rester… et ce qui n’ont pas compris le message devront, éventuellement, être expulsés de force. " a dit ce représentant.

Williams dit que la famille Hinde prévoyait de se pouvoir d’urgence devant la cour suprême pour conserver sa ferme.

La semaine dernière, La cour suprême a déclaré que, l’état ne pouvait confisquer des terres appartenant à un fermier, en particulier, parce qu’il n’avait pas prévenu sa banque, qui avait une hypothèque sur la ferme.

JAG a incité les fermiers a préparer de nouveau recours en justice contre la saisie de leurs terres, disant qu’il fallait d’abord porter les affaires devant les cours de justice, puis au niveau international, " si nous n’obtenons pas un jugement équitable ."

En faisant apparemment référence aux actions en justice, dans son discours de lundi, Mugabe a fait une mise en garde : " Nous ne tolérerons aucun obstacle et nous nous souffriront certainement aucun délai évitable. "

Onze fermiers blancs ont été tués depuis le début du programme de réforme agraire a commencé au début de l’année 2000, certains apparemment dans des vols incités par le climat d’absence de loi et d’autres lors de confrontations directes avec des militants.

Des centaines d’employés agricoles noirs ont été passés à tabac et un nombre inconnu d’entre eux sont mort aux mains des "vétérans", dont beaucoup d’entre eux sont trop jeunes pour avoir combattu pendant la guerre de libération de l’ancienne Rhodésie, en 1970.

 

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Références
  • 14 Août 2002 – Yahoo!US – "Zimbabwe Militants start evicting white farmer" par Chris Chinaka - traduit ci dessus
  • 14 Août 2002 – News 24 – "First White farmer forcibly evicted " 
Précédent - 14 Août 2002 - Des bandes ont tiré sur des fermiers blancs et leurs employés
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