NdT:
Un fermier blanc est condamné à 15 ans de
prison pour avoir écrasé un squatteur noirs en
tentant de fuir sa ferme. Dans une situation
similaire, Le fermier Terry Ford, qui na pu
échapper aux agresseurs noirs qui occupaient sa
ferme, a été exécuté
dune balle dans la tête par ses
assaillants
15 ans de
prison pour un fermier blanc accusé davoir
tué un colon noir au Zimbabwe
par
Angus Shaw Associated Press
Harare,
Zimbabwe (AP) Mardi, un fermier blanc
reconnu coupable de meurtre pour avoir écrasé
un colon noir qui occupait une partie de ses
terres a été condamné à 15 ans de prison.
Le
fermier, Philip Bezuidenhout, était la deuxième
personne à être reconnue coupable de meurtre en
plus de deux ans de violences politiques qui ont
fait 200 morts. Les squatteurs noirs et le parti
au pouvoir ont été accusés de la plus grande
partie des violences.
Monsieur
Bezuidenhout, 52 ans, a plaidé innocent du
meurtre de Favian Mapenzauswa, déclarant
quil avait roulé sur lhomme par
accident en juillet 2001, à lEst du pays,
dans la région dOdzi, à 150 Miles à
lEst de Harare.
Mapensauswa
était un des milliers de noirs qui ont occupé
les fermes appartenant à des blancs, exigeant
que le gouvernement saisisse les terres et leur
alloue des terrains.
Lundi,
Ben Hlatshwayo, juge à la haute cour, a reconnu
Bezuidenhout coupable.
Mardi,
en rendant sa sentence à Bezuidenhout,
Hlatshwayo a dit quil ne le condamnait pas
à la peine de mort parce que Bezuidenhout était
"agité et
angoissé" lorsquil avait
lancé son camion contre le Squatteur, après que
le gouvernement ait saisit sa ferme dans le cadre
de son programme de réforme agraire.
"La cour
nest pas obligée de prononcer la peine de
mort et, dans ces circonstances, considère que
ce n'est pas approprié" a dit
Hlatshwayo " (Bezuidenhout
devrait considérer quil a de la
chance."
Bezuidenhout
est apparu devant la cour en uniforme de
prisonnier, pieds nus et menotté. On ne la
pas autorisé à parler avec sa famille, mais il
leur a fait des signes avant que la sentence ne
soit prononcée, passant un doigt sur sa gorge en
sattendant à être condamné à mort.
Le
Zimbabwe a été secoué par plus de deux ans de
troubles politiques et économiques, marqués par
une répression violente contre lopposition
et les efforts du gouvernement pour saisir 5000
fermes appartenant à des blancs pour les
redistribuer aux noirs.
La
seule autre personne condamnée était un
militant noir, condamné à mort pour avoir tué
un agent de police envoyé pour enquêter sur des
violences dans une ferme blanche, ai début de
lannée 2000. La sentence fait lobjet
dun appel. Depuis, 11 fermiers blancs et
200 noirs, pour lessentiel des militants
doppositions, ont été assassinés.
Un
soi disant "seigneur de la
guerre " du parti au pouvoir, accusé
une série dagressions et de meurtres dans
la région de Mberengwa, au sud du Zimbabwe, a été relâché
lan dernier sous prétexte quon
manquait de preuve contre lui, selon les
organisations des droits de lhomme.
Le
ministère public, citant des déclarations
inadéquates de témoins, ont aussi abandonné
les poursuites contre des militants accusés, en
mars 2000, davoir abattu David Stevens, le
premier fermier blanc tué dans le cadre des
saisies des terres.
Des
associations indépendantes des droits de
lhomme. ont accusé à plusieurs reprises
le gouvernement et la police dignorer les
signalements de violence et de violation des
droits et de mettre en place une "Justice
sélective" contre les critiques
et les opposants du régime du président Robert
Mugabe.
Mardi,
des efforts pour contacter la police nont
rencontré aucun succès.
Lavocat,
Eric Matinenga, a dit que le ministère public
navait pas été capable de démontrer que
le fermier avait projeté de tuer le squatteur et
que même sil avait conduit imprudemment,
aucune "culpabilité
morale" navait été
prouvée dans cette affaire et quune amende
aurait été justifiée.
Dans
une affaire récente, un conducteur de camion
reconnu coupable davoir conduit
imprudemment, causant la mort de trois personnes,
a reçu une amende de 3 dollars.
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