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C'est
officiel : Le président Robert Mugabe est invité
au Sommet France-Afrique qui doit se tenir les 20 et 21
février 2003 à Paris, et cela en dépit
de sanctions Européennes prises en février
2002. En théorie, elles lui interdisent, ainsi qu'à
70 personnes de son entourage, de se rendre dans un pays
membre de l'Union Européenne.
Rappelons
brièvement le Palmarès de Robert Mugabe :
Oui,
au Zimbabwe, des fermiers Blancs ont été abattus
à cause de leur couleur de peau et des centaines
d'autres ont été brutalisés ou expropriés.
Oui,
au Zimbabwe, il existe des camps de Jeunesse du ZANU-PF
où des femmes sont kidnappées et réduites
à la servitude sexuelle.
Oui,
au Zimbabwe, le viol utilisé comme instrument de
terreur par les partisans de Robert Mugabe est la cause
d'une catastrophe sanitaire lié au SIDA.
Oui,
au Zimbabwe, des centaines de militants des partis d'opposition
ont été assassinés ou torturés.
Oui,
au Zimbabwe, des milliers d'enfants d'employés agricoles
crèvent de faim et sont privés d'éducation.
Oui,
au Zimbabwe, Robert Mugabe a été réélu
au cours d'élections truquées et entachées
de Fraude.
Difficile,
vraiment, au regard de ses tristes états de services,
de ne pas comparer l'accueil discret, voir complaisant,
réservé à ce dictateur, ouvertement
raciste antiblanc, antisémite et homophobe avec les
réactions que peut susciter la présence d'un
Pinochet en Europe. Seulement voilà : Robert Mugabe
est noir. Et la connerie noire, la connerie 100 % africaine,
ça ne se dénonce pas : " ça pourrait
rendre les Blancs racistes !".
Si
la visite de Robert Mugabe, comme celle qu'il a effectué
en mars 2001, va se dérouler dans le calme médiatique,
intellectuel et associatif habituel, elle devrait au moins
ouvrir les yeux d'un grand nombre de naïfs sur l' "antiracisme"
officiel. Il y a peu de chance, en effet, pour que les grandes
associations "antiracistes" élèvent
la moindre protestation à cette visite et cela pour
une raison très simple : Si certains de leurs militants,
tels ceux de SOS-Racisme Reims, ont dénoncé
-il y a deux ans - la politique de Robert Mugabe, leurs
dirigeants, par contre, soutiennent parfois ouvertement
ce dictateur. C'est le cas, entre autres, de certains membres
hauts placés de la même association.
Au
mois de Novembre 2002, une réunion devait se tenir
à Bruxelles entre les pays de l'Union Européenne
et les Pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique). Cette
réunion a été annulée suite
au refus des Européens d'accueillir deux ministres
Zimbabwéen frappés par les Sanctions votées
en février 2002. Les Pays " A.C.P. " avaient
en effet protesté contre cette interdiction, émise
d'ailleurs suite à la politique de plus en plus antidémocratique
des dirigeants Zimbabwéens et non à cause
de leurs propos antiblancs - Ç'aurait été
trop demander et surtout, ç'aurait été
la reconnaissance officiel d'un phénomène
qui "n'existe pas".
A cette
occasion, plusieurs délégués européens
avaient, eux aussi, manifesté leur soutien aux ministres
zimbabwéens en demandant la levée des sanctions
qui pèsent sur eux. Parmi ceux-là : Harlem
Désir, Fondateur et ancien président de SOS-Racisme,
élu du Parti socialiste, et Fodé Sylla, également
ancien président de SOS-Racisme et élu du
Parti communiste
(Libération du 26 novembre
2002, page 10)
Ces
positions des deux députés "antiracistes"
et le soutien des pays A.C.P. au régime Zimbabwéen
ne devraient pas surprendre : elles s'inscrivent en droite
ligne de celui qu'on officiellement affirmé les délégués
noirs de la "conférence
des Africains et des descendants d'Africains contre le racisme",
prolongement de la conférence de Durban, qui s'est
tenue à la Barbade en octobre 2002. Elle avait été
ouverte par une motion d'expulsion de tous les Blancs présents,
votée à la quasi-unanimité par les
délégués noirs. Seules quelques personnes
s'étaient déclarées contre, dont l'indépendantiste
martiniquais Malsa Garçin. Seulement voilà
: n'est pas Malsa Garçin qui veut
La
position de Fodé Sylla à l'égard du
Zimbabwe, sa complaisance pour un des pires dictateurs d'Afrique,
semble d'autant plus hypocrite qu'on se souviendra de ses
gesticulations après l'alliance de la droite autrichienne
et du FPO. Pourtant, Jord Haider, le dirigeant de ce parti
n'a jamais fait preuve de l'antisémitisme ou du racisme
d'un Robert Mugabe. Et, à ma connaissance, contrairement
au Zimbabwe, ni les noirs ni les blancs ne meurent de faim
du fait de la politique des dirigeants autrichiens.
Qu'on
juge des propos de Fodé Sylla en Septembre 2000 au
sujet de l'Autriche :
"Je
proposerais donc au Parlement européen de constituer
une commission d'enquête parlementaire pluraliste
sur l'Autriche. l'Europe ne peut passer sous silence
la politique développée actuellement en Autriche
contre les droits syndicaux, la place des femmes, le statut
des étrangers et la culture"
Il avait
aussi déclaré qu'il fallait
"dénoncer
avec la plus grande force l'émergence d'une formation
qui joue ouvertement sur le terrain démagogique et
raciste au cour de l'UE."
Quand
on connaît,aujourd'hui, le palmarès de Robert
Mugabe et les positions de Monsieur Sylla sur les sanctions
prises contre les dirigeants du Zimbabwe, il y a de croire
rire
ou pleurer.
Ne
soyons pas dupe : Les individus comme Fodé Sylla
ou Harlem Désir ne se battent nullement contre le
"racisme", mais seulement dans l'intérêt
de leurs groupes ethniques respectifs. Qu'un raciste noir
parvienne à être à la fois raciste antiblanc
et antisémite dans la même phrase,
comme lorsque Robert Mugabe déclare que les fermiers
blancs "ont le cur dur, on croirait qu'ils sont
juifs", importe peu aux anciens dirigeants de SOS-Racisme.
S'il faut "dénoncer avec la plus grande force"
le racisme réel ou supposé des blancs, ils
ferment les yeux - sans complexe - sur le racisme des Noirs
et des Maghrébins.
Ils
nous parlent de générosité, de tolérance
et d'altruisme mais en réalité, il s'agit
de NOTRE générosité et de LEUR intérêt
, il s'agit de NOTRE tolérance dont ils abusent,
il s'agit de NOTRE altruisme dont ils tirent profit. Ils
exigent des seuls Blancs ce qu'ils ne demandent pas aux
membres de leurs groupes ethniques.
Robert
Mugabe ne menace nullement les Fodé Sylla, les Harlem
Désir et autres membres de minorités ethniques
qui vivent en Europe. Plus encore, sa réthorique
antiblanche ne peut être que favorablemement accueilli
par les représentants de minorités ethniques
souvent prompts à accuser les Blancs de tous les
maux de leurs communautés. On l'avait vu, précisement,
à la conférence
mondiale des africains et des descendants d'Africains contre
le racisme où le problême des "compensations"
à exiger des blancs ou celui de l'opportunité
de la présence des blancs à la conférence
avaient été plus débattus que les problêmes
de l'esclavage moderne en Afrique ou de la catastrophe sanitaire
liée au SIDA sur ce continent, dont les Mugabe d'Afrique
sont, en réalité, les premiers responsables.
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Le
Lendemain du renouvellement de mandat de Robert
Mugabe, le fermier Terry Ford à été
attaché à un arbre puis exécuté
par les partisans du président du Zimbabwe.
La soeur de Robert Mugabe convoitait sa ferme.
Encadrés: Harlem Désir et Fodé
Sylla. En Novembre 2002, les anciens présidents
de SOS-Racisme ont demandé la levée
des sanctions européennes visant l'entourage
du président du Zimbabwe.
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