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Un compte
rendu "un peu" partisan, mais dans le bon sens
:-)
Tandis
que le Zimbabwe est affamé, Madame Mugabe fait du Shopping
Par Adam Sage à Paris
Hier à Paris, le président Chirac a déroulé
le tapis rouge en signe de bienvenue, fournissant à
l'infâme dictateur africain une aile entière
d'un hôtel de luxe.
Tandis que la police arrêtait plus d'une douzaine
de manifestants qui protestaient contre les violations des
droits de l'homme au Zimbabwe, Grâce, la femme de
Monsieur Mugabe, s'est vue attribuée une limousine
et des gardes de sécurité pour, affirment
avec quasi-certitude les observateurs, partir faire son
shopping.
"Mugabe ne devrait pas être
reçu à dîner et invité à
boire du vin au palais de l'Elysée. Il devrait être
poursuivi en justice pour torture", a déclaré
Peter Tatchell, le militant gai des droits de l'homme.
Le président Mugabe est un des nombreux dirigeants
brutaux invités au sommet France-Afrique au moment
même où Jacques Chirac tente d'éviter
une guerre contre l'Irak. Le président français
a invité le dirigeant Zimbabwéen en dépit
d'une interdiction de voyager dans l'Union Européenne,
et les autorités françaises semblent faire
tout ce qu'elles peuvent pour le bichonner et le protéger.
Des manifestants chantant "Mugabe,
Assassin" ont été arrêtés
après s'être regroupés devant le Plaza-Athéné,
où réside monsieur Mugabe. Un correspondant
de la BBC et trois autres journalistes couvrant une manifestation
à l'extérieur de l'ambassade du Zimbabwe ont
également été détenus pendant
près d'une demi-heure.
Pendant ce temps, Monsieur et Madame Mugabe, ainsi que leur
entourage, savouraient le confort du luxueux Plaza-Athéné,
avenue Montaigne, aux frais du contribuable français.
Les trente trois chambres de l'aile Est, au troisième
étage, étaient réservés à
la délégation de Monsieur Mugabe, avec des
gardes de sécurité français et Zimbabwéens
tenant les autres invités à l'écart.
Le prix de la nuit va de 520 Euros (3 410 F) pour
une chambre simple à 4 250 Euros (27 870 F)pour
la suite présidentielle, avec un petit déjeuné
coûtant entre 33 et 45 Euros (216 F- 295 F)
Au rez-de-chaussée, un gros garde de sécurité
Zimbabwéen était assis au côté
d'une jeune française jouant la musique du film "chariots
de feu " à la harpe. Au bout du corridor éclairé
par des chandeliers se trouve un des meilleurs restaurants
de Paris, dirigé par Alain Ducasse, le chef aux trois
étoiles, qui sert des plats tels que des truffes
noires avec pommes de terres à 110 Euros (721 Fr)
(N.D.T. : je passe sur la description des plats et de l'ardoise)
Alan Ducan, un député conservateur, a déclaré
" L'invitation de la France
à Mugabe est un outrage moral. Pendant qu'il affame
son propre peuple, il va se gaver à de somptueux
banquets à Paris ".
Les limousines les plus prestigieuses ont été
sorties: une Renault Avantime, une Renault Vel Satis et
une Peugeot 607. Dans la matinée, Monsieur et Madame
Mugabe se sont promenés dans un hôtel entouré
par une foule de gardes de sécurité. Quelques
heures plus tard, Madame Mugabe est sortie, couverte de
bijoux, et a été dirigée par des gardes
vers une limousine qui l'attendait.
Des représentants officiels ont refusé de
dire où elle allait, mais on sait qu'elle a un penchant
pour les Galeries Lafayette, Boulevard Haussman, l'équivalent
parisien d'Harrods
Un peu plus tôt, Monsieur Tatchell a tenté
de mener une manifestation contre Monsieur Mugabe devant
le ministère de la justice, à Paris. La police
antiémeute a repoussé les manifestants.
Monsieur Tatchell a également déposé
plainte en demandant que Monsieur Mugabe soit arrêté
pour torture bien qu'elle n'ait quasiment aucune chance
d'être reconnue par la justice française.
Aujourd'hui, Monsieur Mugabe va participer à la première
séance pleinière du sommet de deux jours qui
réunis le président Chirac et ses homologues
africains. Le dirigeant du Zimbabwe sera reçu à
dîner au palais de l'Elysée, ainsi que des
dictateurs tels que Denis Sassou Nguesso, du congo, et Ange-Félix
Potasse, de la république Centre-africaine.
Monsieur Mugabe n'aurait pas du pourvoir assister au sommet,
puisqu'il fait l'objet, ainsi que 70 personnes de son entourage,
d'une interdiction de voyager suite à des sanctions
de l'Union Européenne qui expiraient mardi. Monsieur
Chirac a été d'accord pour les renouveler
à condition qu'il puisse inviter Monsieur Mugabe
à ce sommet.
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