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Revue
de presse partielle. La BM de Lille ayant des problêmes
de renouvellement d'abonnements aux journaux :-\
Contrairement
à sa visite en France en Mars 2001,
qui avait fait l'objet d'un silence complet dans les médias,
la visite de Robert Mugabe durant le sommet France-Afrique,
n'est pas passée inaperçue cette fois-ci et
sa présence, contre toute attente, a bel et bien
soulevé une polémique.
Dés le départ, ce sont surtout des anglais,
plus familiers de la situation du Zimbabwe, puisque ce pays
est une des anciennes colonies de la Grande Bretagne, que
sont venus les critiques les plus véhémentes.
Soucieux de ménager l'opinion publique de son pays,
Tony Blair avait passé des accords secrets pour que
Paris puisse recevoir Robert Mugabe. Pour l'occasion également,
l'Union Européenne avait accepté de lever
les sanctions et l'interdiction de voyager dont lui-même
et sont entourage font l'objet. Le président du Zimbabwe
a donc pu venir accompagné de sa femme et de plusieurs
proches pourtant déclarés persona non grata.
Qu'on lève les sanctions touchant Robert Mugabe pour
permettre sa venue, cela peut se justifier, mais les présences
de Vingt proches du président étaient-elles
nécessaire ?
Plusieurs manifestations ont eut lieu à Paris pour
protester contre la présence de plusieurs dictateurs,
dont celle de Robert Mugabe. Beaucoup d'Africains ont également
manifesté et, comme à Bruxelles en 2001, Peter
Tatchell était présent dans le sillage du
dictateur Zimbabwéen. Il a déposé
une plainte pour torture qui n'a pas été retenue
par le parquet de Paris. Le quotidien Libération
rappelait, à ce sujet, qu'aucune poursuite ne peut
être entamée contre un chef d'état en
exercice, d'où l'impunité dont a bénéficié
Robert Mugabe.
Comme lors de sa précédente visite, Robert
Mugabe a été reçu sans effusion par
Jacques Chirac. Les quotidiens Le figaro et Libération
ont d'ailleurs insisté sur une poignée de
main "brève" des deux présidents
et un accueil plutôt froid le 20 février 2003.
Ceci dit, cela fait déjà deux fois que Jacques
Chirac reçoit ce "proscrit" et Robert Mugabe
était invité à Souper à l'Elysée
dans la soirée de vendredi. Malheureusement, en lisant
Libération du Samedi 22, je n'ai trouvé aucun
compte rendu de cette petite réception.
Dans l'ensemble, le ton de la presse avait beaucoup changé
concernant le Zimbabwe, si on le compare au silence de la
première visite, ou aux premiers comptes rendus de
la " réforme agraire " du Zimbabwe. Maintenant
que les résultats prévisibles de la réforme
agraire sont une réalité, la complaisance
passée pour le casseur de Blancs n'est plus de mise.
Dans Libération, c'est le journaliste Christophe
Ayad qui a rédigé plusieurs articles concernant
la visite de Robert Mugabe. Il avait déjà
écrit un excellent article sur les fermiers blancs
du Zimbabwe il y a quelques mois et a eut une approche équitable
du problème. Un bon reportage de Sabine Cessou a
été publié le 21 février: c'est
une description hallucinante, presque ubuesque, qui rappelle
certains témoignages de la réforme agraire
en Chine communiste.
Le 19 février 2003, il faut avoir lu le journal "
Le Monde " pour y croire. Il semblerait que l'équivalent
d'une révolution copernicienne se soit produite.
Le ton était moins propagandiste que d'habitude et
le journal a consacré une pleine page aux lettres
de Cathy Buckle, dont une que les habitués
du site avaient déjà pu lire il y a plusieurs
mois.
Le figaro a été égal à lui-même,
avec des nombreux articles assez neutres et équitables
sur la situation. Caroline Dumay a écrit un bon article
sur la situation des fermiers blancs dans le numéro
du 20 février. Les fermiers blancs y ont la parole
et les violences dont ils font l'objet sont décrites
sans complaisance
Comme toujours, si on a évoqué le problème
des fermiers blancs, je n'ai lu nul-part l'expression "
racisme antiblanc" ni même "racisme"
tout court pour qualifier l'attitude et les propos de Robert
Mugabe à leur égard. Des progrès donc,
mais peut mieux faire ! Quoi qu'il en soit, dans la mesure
où il n'y a pas eu de manifestations contre le racisme
antiblanc, il y avait peu de chance pour qu'on en parle
dans la presse. De ce point de vue, la venue de Robert Mugabe
a été un rendez vous manqué.
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