| 05 Mai 2001 -
Vivre sans crainte vaut mieux quêtre
riche, disent les réfugiés. BRIDGET CARTER
Senquiert des réfugiés Zimbabwéens, un
an après quils aient fuit leur patrie pour
commencer une nouvelle vie au Zimbabwe.
Avec un
logement exiguë, un réfrigérateur emprunté et
un micro ordinateur doccasion, Sandy Bowyer
ne sest jamais sentie plus riche. Dans sa
maison de Remuera, elle a tout ce dont elle a
besoin la stabilité politique, la
liberté, la sécurité et un futur pour sa
petite fille. Ce sont des choses auxquelles elle
ne pouvait que rêver dans un Zimbabwe déchiré.
La jeune
femme a fuit son pays il y a environ 12 mois à
cause de linstabilité grandissante, et
elle fait désormais parti des centaines de
Zimbabwéens blancs en Nouvelle Zélande.
En Avril
et Mai de lan dernier, les membres de la
minorité blanche du Zimbabwe étaient terrifiés
tandis que les squatteurs, menés par des
vétérans de la guérilla des années 1970
contre le pouvoir blanc, parcouraient les
campagnes, envahissant et brûlant des fermes. Le
président Robert Mugabe a dénoncé les fermiers
blancs comme des "ennemis
du Zimbabwé ".
En mai
dernier, Sandy Bowyer est montée dans un avion
avec sa fille de 5 ans. Elle nemmenait que
deux valises et, dans sa tête, une image de la
Nouvelle-Zélande comme un pays gris, froid et
humide. Quoique les troubles étaient dans les
campagnes, la crainte a gagné les banlieues
dHarare, où elle vivait avec son mari, un
homme daffaire.
Pendant
ses premiers mois en Nouvelle-Zélande, elle ne
savait pas si son mari allait la rejoindre. En
Octobre, elle a appris que son mari avait été
infidèle, et a décidé de divorcer. Il lui a
fallut du temps pour sen remettre. Mais
aujourdhui, elle adore son travail, couper
les cheveux des enfants, et sa nouvelle vie en
Nouvelle-Zélande. Ici, dit-elle, on peut dormir
avec les fenêtres ouvertes.
" Et
le Bus ramasse les enfants pour aller à
lécole
Cest comme dans un
film. On est tellement libre. "
Katherine
Fenton-Wells est porte parole pour
lorganisation de volontaires
"Zimcare", qui sest mise en place
pour aider les Zimbabwéens qui sont arrivés en
Nouvelle-Zélande sans pour ainsi dure rien. Elle
dit que la plupart trouvent la vie en
Nouvelle-Zélande enthousiasmante, mais que
beaucoup se sont battus pour avoir un travail et
faisaient lexpérience de stress
post-traumatique.
Un grand
problème pour beaucoup de fermiers Zimbabwéens
était de ne pas avoir de qualifications.
La plupart
conduisaient des taxis, dautres servaient
de lessence, certains vendaient des choses
à larrière dun camion.
Quoique
certains professionnels, tels que les comptables,
aient trouvé du travail, les chances de trouver
un emploi pour les médecins et les avocats
étaient faibles, car ils devaient reprendre des
études. Cétait particulièrement
difficile pour les hommes, a t-elle dit. Beaucoup
étaient angoissés, mais ne lauraient pas
admis.
"Ils
ont le sentiment que tout se dérobe sous leur
pieds et ils ne savent pas comment y faire
face."
Rochelle
Hynds, une ancienne résidente au Zimabwe, dit
que sinstaller en Nouvelle-Zélande a été
un lent processus. " Il
faut du temps pour que les gens sinstallent
ici. Venir sans argent na pas été
facile ". Au Zimbabwe, son
mari était directeur commercial pour une
compagnie agricole et il sest battu pour
avoir un emploi similaire ici. Il vend désormais
des outils dans une camionnette. " il
est revenu au point de départ " dit-elle.
Elle a
trois jeunes enfants. Au Zimbabwe, toute sa
famille vivait dans la crainte. Des gens avaient
cambriolé la maison pendant que les enfants
sy trouvaient, et la famille avait été
victime dun carjacking. [Le véhicule est
volé en tirant de force loccupant].
" Les
petits dorment toujours avec les lumières
allumées tant ils ont peurs ".
Madame
Fenton-Wells dit que les gens qui occupaient des
fermes ont désormais déménagé en ville. La
population blanche est de 20 000 sur une
population totale de 20 millions de personnes.
Dans les années 80, la population blanche
comptait environ 250 000 personnes.
Environ
160 familles sont venues du Zimbabwe vers la
Nouvelle-Zélande lan passé. Beaucoup se
sont enfuis en Grande Bretagne, mais beaucoup de
fermiers ont choisi la Nouvelle-Zélande.
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