24 Août 2003
 

Les déserteurs du Zimbabwe parlent de terreur et de viol collectif.

 
 
 
 
 

Les jeunes déserteurs d'une milice du Zimbabwe qui ont brutalement attaqués les fermiers blancs et les militants de l'opposition sont à leur tour les cibles de la terreur de Mugabe.

On estime que 10 000 jeunes hommes se sont engagés dans le National Youth Service, formé il y a trois ans pour terroriser les opposants de Mugabe, bien que le président ait prétendu qu'il avait été créé pour soulager la pauvreté de la jeunesse du pays.

Themba Ndlovu est désormais un de ceux qui fuient la police secrète du Zimbabwe. Le jeune homme de 22 ans reconnait avoir participé au viol collectif d'une fille de 12 ans et aux sauvages tabassages de centaines de personnes, mais ce n'est pas la raison pour laquelle il craint d'être arrêté.

Son crime est d'avoir déserté de la milice mise sur pied pour mener ces attaques contre les militants du parti d'opposition, le movement for democratic change.

il a reconnu une série d'attaques lorsqu'il était membre des fameux green bombers, nom sous lequel est connu la milice.

Il a déclaré: "Je battais les gens avec des barres de fer, des bâtobn et des fouets. Ca ne me dérangeait pas qu'ils crient car la police était de notre côté. Après, on buvait beaucoup de bière et on faisait la fête."

"[nos dirigeants] nous ont amené une jeune femme, une blanche, et nous l'avons violée. On était à quatre à la violer. Nous la gardions comme otage dans notre camp."

La fille qu'il a violé est la fille de 12 ans d'un membre de l'opposition. Après le viol, Ndlovu a dit à son oncle qu'il avait peur de représailles de la part du père de la fille.

Mais, dit-il: "mon oncle m'a dit: "n'ai pas peur. on est le ZANU. On est encore au pouvoir. C'est nous qui dirigeons."

Il y a environ six mois, l'oncle de Ndlovu, un vétéran de la guerre pour l'indépendance du Zimbabwe et un membre du ZANU-PF, le parti de Mugabe, l'a enrolé.

"Mon oncle me disait tu dois t'engager de sorte à avoir de la bonne nourriture et à pas avoir faim. il était capitaine des green bombers. [au camp] je mensais que j'étais heureux car je pouvois prendre un bain, me savoner à volonté et j'avais une tente dans le camp." a déclaré Ndlovu "Je battais des membres de l'opposition, ou des fermiers ou des propriétaires de magazins qui étaient Blancs. Nos ordres venaient du président Mugabe."

Nkosilathi Sibanda, 17 ans, a rejoint les Green Bombers l'an dernier en novembre. Durant les trois mois qu'il y a passé, il estime avoir tabassé 500 personnes et vandalisé 20 fermes.

Avant d'être envoyés en mission d'assassinat, les soldats recevaient de la marijuana et de l'alcool pour diminuer leurs consciences. Sibanda dit qu'il a vu beaucoup de gens de sa section violer des filles trés jeunes. les drogues et l'alcool étaient distribuées de telle sorte que "Vous vous foutez de tout, vous vous battez."

Themba Skhosana, 19 ans, étudiait à Bulawayo quand il a été emmené dans un camp d'entrainement.

"Je n'aimais pas Mugabe. J'ai été obligé de me joindre aux Bombers. Ils sont venu la nuit et m'ont emmener au camp d'entrainement."

S'ils s'échappaient, les dirigeants du camps leur ont dit qu'ils serainet pistés et tués. "J'avais peur d'eux car ils sont très cruels" a dit Skhosana.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
         
 
Références
   
 
   
         
 
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Sur le site :
- 2000 - Viols au Zimbabwe: une catastrophe humanitaire -

viols collectifs
en France - en australie - en Norvège - au Danemark - aux USA

 
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