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Un
rapport officiel déclare que moins de la moitié
des supposés bénéficiaires ont été
réinstallés dans le cadre du programme de
réforme agraire.
Le
gouvernement a dit precedemment que 300 000 Noirs avaient
reçu les terres saisiés aux Blancs ces trois
dernières années. Mais un rapport préparé
par Charles Utete, un proche du président Robert
Mugabe, estime le chiffre à 127 192, selon des sources
dans deux journaux locaux.
Le
rapport signale aussi que des échecs bureaucratiques
et des interférences politique ont gêné
le processus.
Une
partie de la réforme agraire devait créer
50 000 fermiers commerciaux Noirs mais, selon le journal
indépendant Financial Gazette, seules 7 260 familles
ont reçu des terres dans ce cadre.
Le
Zimbabwe connait un effondrement économique, avec
des pénuries de produits alimentaires de base, d'essence
et même de billets de banques, avec une inflation
atteignant 455 %.
Les
opposants au gouvernement en attribuent la cause aux troubles
causés à l'agriculture par la réforme
agraire.
Mugabe
accuse un complot des puissance occidentales opposées
à ses réformes.
Des
critères Ignorés
Le
rapport dit que le gouvernement a saisi quelques 8,6 millions
d'hectares de terre sur 4 324 fermes. Il dit que 1 323 fermiers
blancs sont restés sur leurs terres - bien plus que
les 400 estimés par leurs représentants.
Bien
que le gouvernement ait publié des critères
clairs et biens définis au sujet de ceux qui perdraient
leurs fermes - Les propriétaires terriens absents,
ceux qui ont plusieurs propriétés, ceux qui
sont déjà proches de zones peuplées
par des Noirs - les listes de fermes saisies ne les ont
pas souvent respectés.
Même
certaines propriétés qui appartenaient déjà
au gouvernement ont été listées pour
saisie obligatoire.
Le
rapport signale que de nombreuses propriétés
saisies avaient auparavant reçues un certificat déclarant
que l'Etat ne voulait pas en faire l'acquisition.
"beaucoup
de ces (propriétés) seraient alors délistées
par le biais de la même gazette du gouvernement dans
laquelles elles avaient été listées
pour commencer," déclare le rapport.
De
ces échecs, il a résulté qu'un grand
nombre des fermiers blancs qui ont perdus leurs terres font
appel en justice.
Le
rapport dit que "tandis que le comité travaillait,
il n'a pas manqué d'être frappé par
le nombre et la variété de problêmes
légaux qui demandent encore une solution"
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