15 décembre 2003
 

Crainte d'une vengeance de Robert Mugabe

 
 
 
 
 

La déclinante population blanche du Zimbabwe s'attend à une nouvelle attaque du président Mugabe tandis que des signes indiquant qu'il pourrait chercher à se venger de sa sortie explosive du Commonwealth.

La semaine dernière, Harare a balayé par une vague de signalement de harcélement. De Nombreux blancs craignent qu'ils aient à supporter le poid de la frustration de Monsieur Mugabe d'avoir été banni d'une rencontre de chefs du gouvernement du Commonwealth au Nigéria, où la suspension du Zimbabwe dans l'organisation a été prolongée.

La dernière fois que Mugabe a perdu la face comme ça en public a été lors de sa défaite au référendum constitutionnel de Février 2000" a déclaré Mike Davies, le porte parole de la Coalition de Crise au Zimbabwe.

"Il a réagi en envoyant les vétérans de Guerre et en infligeant des violences massives aux fermiers, aux employés agricoles et au parti d'oppostion, le Movement for Democratic Change"

Mr Davies a déclaré que le dernier échec de Mugabe l'a encore plus mis en colère car il était apparu à la télévision et avait dit clairement qu'il attendait avec impatience sa participation au sommet. A lieu de cela, on a dit à Monsieur Mugabe de rester à l'écart et les autres dirigeants africains ont ignoré son appel à un boycott.

La conclusion de la rencontre l'a poussé, pour protester, à annoncer le retrait du Zimbabwe hors du Commonwealth. Monsieur Mugabe a passé une grande partie de la semaine dernière à un sommet des nations unis à genève, où il a dénoncé l'inégalité globale tout en s'installant à "La reserve", une sorte de country club où les prix des chambres commencent à 900 Dollars la nuit.

Des sources à Harare disent que les autorités qui ont incité à la saisie des fermes appartenant aux Blancs ciblaient de plus en plus les entreprises des Blancs dans les villes.

La semaine dernière, Les bureaux de Bill Bredford et Mark Butcher, qui organisent des safaris, ont été saccagés par la police qui cherchait des preuves de gains illégaux au change du marché noir.

"Tout cela fait parti d'une revenche contre les Blancs" déclare Don Health, rédacteur du Magazine "African Hunter".

D'autres Blancs se plaignent d'être arrêtés à des barrages de police et fouillés pour rechercher de devises étrangères. Toutes les devises américaines ou britanniques sont confisquées.

Il y a des rapports non confirmés d'attaques sauvages contre des fermiers blancs et leurs familles. Il y a une crainte plus grande encore parmis les Blancs que ce que Monsieur Mugabe appelle l'Opération "nettoyage complet" ne sera pas appliqué que pour chasser les fermiers Blancs des terres mais aussi pour chasser ceux qui restent dans le pays.

Nul ne sait exactement combien d'entre eux se trouvent encore au Zimbabwe, mais des estimations mettent ce chiffre à 40 000 ou moins, à comparer avec un pic de population de près de 300 000 sur une population totale de 13 Millions.

Beaucoup sont des retraités qui sont piégés au Zimbabwe à cause de leur retraites en Dollars Zimbabwéens qui ne valent rien à l'extérieur du pays ou des entrepreneurs et des professionnels qui espèrent durer plus longtemps que Mugabe.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
         
 
Références
 
  • 15 décembre 2003 - the weekend australian - "Fear over vengeful Mugabe" par R.W. Johnson (traduit ci dessus)
 
 
   
         
 
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