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Mercredi,
le syndicat des fermiers et les médias d'état
ont déclaré que le gouvernement du Zimbabwe
a présenté des nouvelles lois qui autorisent
la saisie obligatoire de tout équipement agricole
déplaçeable à l'abandon.
Le syndicat
des fermiers commerciaux (CFU) a déclaré que
ces mesures spéciales autorisent le gouvernement
à "identifier, évaluer et sasir de façon
obligatoire tout équipement agricole et tout matériel
qui n'est pas actuellement utilisé à des fins
agricoles."
Sous ces nouvelles
lois, ce sera un délit pour le propriétaire
de tout équipement de le démolir volontairement,
de l'endommager, de l'altérer ou de se débarrasser
de tout équipement inutilisé sans l'autorisation
du ministère de l'agriculture.
Le gouvernement
avait auparavant accusé les fermiers blancs qui ont
perdus leurs terres dans le cadre d'une réforme agraire
controversée d'essayer d'empêcher et de saboter
ses actions en exportant, en enfermant ou en détruisant
le matériel agricole.
En 2000, le gouvernement
s'est embarqué dans un exercice d'acquisition de
millions d'hectares de terres appartenant aux blancs pour
les redistribuer aux Noirs.
Une minorité
d'environ 4 500 fermiers possédaient un tiers des
terres du Pays - 70 % des meilleures terres agricoles -
[Ndt, ces terres avaient été mises en valeur
par les fermiers Blancs, les agriculteurs noirs ne pratiquant
qu'une agriculture sustensive par brulis], avant que le
gouvernement ne lance un programme "rapide" de
réforme agraire en février 2000.
Une combinaison
de facteurs, dont une médiocre
planification, le HIV et le Sida,
un manque de moyens et la secheresse ont
aboutit à une énorme chute de la production
agricole du Zimbabwe.
Mais les responsables
du gouvernement accusent des fermiers
blancs rancuniers de tenter de faire dérailler
le programme de réforme agraire.
Les
propriétaires d'équipements recevront une
notification de saisie de leur équipement du gouvernement
dans un minimum de sept jours et les paiements se feront
par tranches dont les premiers 25 % seront payés
dans les trente jours suivant la saisie
Selon
la CFU, le gouvernement paiera le reste sur une période
de cinq ans pour les équipements et de 12 mois pour
le matériel.
Le gouvernement
a refusé de payer pour les terres qu'il a prises
aux fermiers Blancs, déclarant que qu'il ne pairait
que pour les améliorations parce que la
terre a été volé aux Zimbabwéens
par les colons.
Certains
fermiers à qui on avait offert des compensations
pour les améliorations faîtes sur leurs anciennes
propriétés ont refusé l'argent, contestant
les sommes offertes.
Au début
du mois, le gouvernement a déclaré qu'il avait
l'intention d'amender la loi foncière pour l'autoriser
à prendre plus de terres aux Blancs et à les
prendre plus facilement.
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