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Selon
un rapport local, Les médias dirigés par l'état
du Zimbabwe incitent à la haine et à la violence
d'une façon qui fait écho à la radio
rwandaise pendant le génocide qui s'y est déroulé.
La Zimbabwe
Broadcasting Corporation et le Herald, un journal, se sont
engagés dans "le vol des droits démocratiques
de la nation" et " la complicité de meurtre"
ces trois dernières années, déclare
le rapport du Projet de Surveillance des médias (Media
Monitoring project) soutenu par les occidentaux.
Comme
au Rwanda en 1994 lorsque la radio libre des milles collines
-également connue sous le nom de "radio machete"
-émettait de la propagande anti-tutsi, les journalistes
des médias d'état ont "abandonné
les critères de vérité les plus élémentaires"
pour inventer des histoires qui semblent caculées
pour inciter à une réponse violente envers
les opposants du gouvernement" a déclaré
le personnel du projet "il n'est plus adéquat
de dire qu'ils ont un parti prix politique."
le rapport
de 203 pages est le premier à disséquer la
campagne d'incitation à la violence qui a réussi
avec succès à instiller un climat de "peur
et de panique" pour soutenir la dictature du président
Robert Mugabe, déclare le projet.
Les
observateurs signalent que toutes les demi-heures, la radio
d'état émet une annonce incitant les Zimbabwéens
à adopter les valeurs de la libération, et
qui répète le mot "guerre" 5 fois.
Le rapport
déclare que les médias d'état ne font
aucune tentative de décrire la réalité.
Leur but est "d'enflammer" le noyau dur des militants
du parti au pouvoir contre l'opposition, tout comme Radio
Machete avait poussé un relativement petit groupe
de Hutus au génocide.
Ce mois-ci,
la cour internationale de justice au Rwanda, qui se tient
à Arusha, en Tanzanie, a prononcé des peines
de prison à vie envers deux animateurs de la radio
et une peine de 35 ans pour un autre. C'était la
première fois depuis le procès de Nuremberg
que des journalistes ont été accusés
de crimes contre l'humanité.
Le rapport
dit que "l'écho du Zimbabwe est si sinistre
qu'on serait à peine surpris de trouver une copie
du manuel (de radio machete) sur les étagères
de Jonathan Moyo (le ministre de l'information)"
Les médias
du Zimbabwe diffusent des bulletins, des rapports et des
commentaires qui martèlent "le mythe" de
la conspiration britannique pour renverser Mugabe et pour
faire revenir le pays sous la domination blanche raciste.
Morgan Tvangirai,
le chef du Movement for Democratic Change, le chef de l'oppostion,
est présenté comme "la marionnette de
Tony Blair".
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