- 20 mars 2000 -
 

Les vétérans du Zimbabwe continuent de défier les cours de justice

 
 
 
 
 

Les vétérans du Zimbabwe qui occupent plus de 600 fermes appartenant à des blancs ont monté d'un cran leur campagne de violence et d'intimidation avant L'ultimatum fixé à Lundi par les cours pour les expulser.

Dimanche soir, Gerald Smith, 53 ans, dirigeant de l'Alliance des Conservateurs du Zimbabwe, un parti d'opposition, a été frappé à l'arrière de la tête avec une hâche lorsqu'un groupe de 70 vétérans a défoncé les barrières de sa ferme près de Karoi, à 180 kilomêtres au nord ouest de Harare, et ont pris d'assaut sa maison.

"C'était trés vil, mais ça aurait pu être pire. Qui sait ce qui va se passer la prochaine fois? Ils ont dit à mes journaliers qu'ils n'en ont pas finis avec moi," déclare Smith.

Un employé agricole des environs de la ville de Shamva, à 70 kilomêtres à l'est de la capitale a aussi reçu des blessures à la tête lorsque des vétérans l'ont agressé.

Dans une ferme toute proche, le propriétaire et ses employés ont été forcé d'entrer dans uen grange et pendant une harangue, un des travailleurs a été agressé par un vétéranqui lui a dit: "Vous les Blancs nous allons vous tuer un par un."

La confrontation qui dure depuis un mois entre les guérillas loyales au président Mugabe et les fermiers s'est poursuivie après qu'un juge de la cour suprême ait déclaré illégales les invasions de fermes.

Des employés agricoles ont chassé des fermes des ex-guerilléros lors d'incidents isolés, brandissants des outils et des copies d'un journal avec un article sur le jugement.

Vendredi, Augustine Chihuri, un préfet de police, a reçu l'ordre du juge Paddington Garwe de déployer ses hommes pour expulser les squatteurs lundi à 6 heures du matin.

Le juge lui a dit de ne pas tenir compte des ordres de "toute personne détenant le pouvoir exécutif au Zimbabwe" lui disant de ne pas tenir compte des l'ordre de la cour dans ce qui est considéré comme une référence directe à Mugabe, qui avait précedemment ordonné à Chihuri de ne pas faire partir les vétérans.

Chihuri a renvoyé les journalistes vers "les politiciens pour avoir une réponse" lorsqu'on lui a demandé s'il allait obeïr aux instruction de la cour.

les observateurs disent que le pays est au bord d'une confrontation entre un appareil judiciaire internationallement respecté et Mugabe, qui est confronté pour la première fois à la perspective d'une défaite aux élections parlementaires promises pour fin avril.

Hitler Hunzvi, le chef de l'Association Nationale des Vétérans de la Guerre de Libération a déclaré que "personne ne fait plus confiance à Mugabe."

Hunzvi est apparu à la téléviosn dimanche soir près d'une ferme de Bulawayo, une ville de l'Ouest du pays, déclarant qu' "ils ne devraient être persuadés [par quiquonque] de quitter les fermes" et il leur a dit de marcher vers plusieurs autres dans la région.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
         
 
Références
 
  • 20 mars 2003 - IOL - Zim veterans continue to defy court (traduit ci dessous)
  • 19 mars 2003 - BBC News - "Zimbabwe veterans defy court order"
 
 
   
         
 
 
  Précédent :  - 11 mars 2000 - Mugabe soutient les occupations
  Suivant : - 24 mars 2000 - Un fermier et militant passé à tabac
 
 
Télécharger le livre sur le racisme antiblanc