| Les
vétérans du Zimbabwe qui occupent plus de
600 fermes appartenant à des blancs ont monté
d'un cran leur campagne de violence et d'intimidation avant
L'ultimatum fixé à Lundi par les cours pour
les expulser.
Dimanche
soir, Gerald Smith, 53 ans, dirigeant de l'Alliance des
Conservateurs du Zimbabwe, un parti d'opposition, a été
frappé à l'arrière de la tête
avec une hâche lorsqu'un groupe de 70 vétérans
a défoncé les barrières de sa ferme
près de Karoi, à 180 kilomêtres au nord
ouest de Harare, et ont pris d'assaut sa maison.
"C'était
trés vil, mais ça aurait pu être pire.
Qui sait ce qui va se passer la prochaine fois? Ils ont
dit à mes journaliers qu'ils n'en ont pas finis avec
moi," déclare Smith.
Un employé
agricole des environs de la ville de Shamva, à 70
kilomêtres à l'est de la capitale a aussi reçu
des blessures à la tête lorsque des vétérans
l'ont agressé.
Dans
une ferme toute proche, le propriétaire et ses employés
ont été forcé d'entrer dans uen grange
et pendant une harangue, un des travailleurs a été
agressé par un vétéranqui lui a dit:
"Vous les Blancs nous allons vous tuer un par un."
La confrontation
qui dure depuis un mois entre les guérillas loyales
au président Mugabe et les fermiers s'est poursuivie
après qu'un juge de la cour suprême ait déclaré
illégales les invasions de fermes.
Des
employés agricoles ont chassé des fermes des
ex-guerilléros lors d'incidents isolés, brandissants
des outils et des copies d'un journal avec un article sur
le jugement.
Vendredi,
Augustine Chihuri, un préfet de police, a reçu
l'ordre du juge Paddington Garwe de déployer ses
hommes pour expulser les squatteurs lundi à 6 heures
du matin.
Le juge
lui a dit de ne pas tenir compte des ordres de "toute
personne détenant le pouvoir exécutif au Zimbabwe"
lui disant de ne pas tenir compte des l'ordre de la cour
dans ce qui est considéré comme une référence
directe à Mugabe, qui avait précedemment ordonné
à Chihuri de ne pas faire partir les vétérans.
Chihuri
a renvoyé les journalistes vers "les politiciens
pour avoir une réponse" lorsqu'on lui a demandé
s'il allait obeïr aux instruction de la cour.
les
observateurs disent que le pays est au bord d'une confrontation
entre un appareil judiciaire internationallement respecté
et Mugabe, qui est confronté pour la première
fois à la perspective d'une défaite aux élections
parlementaires promises pour fin avril.
Hitler
Hunzvi, le chef de l'Association Nationale des Vétérans
de la Guerre de Libération a déclaré
que "personne ne fait plus confiance à Mugabe."
Hunzvi
est apparu à la téléviosn dimanche
soir près d'une ferme de Bulawayo, une ville de l'Ouest
du pays, déclarant qu' "ils ne devraient être
persuadés [par quiquonque] de quitter les fermes"
et il leur a dit de marcher vers plusieurs autres dans la
région.
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