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LIEU: Paris XXème
Type d'Agression: Vandalisme, Vol.

Un après-midi comme un autre, je me relaxe chez moi lorsque soudain, montant du trottoir, j'entend comme un bruit d'explosion. Je me précipite à la fenêtre. Je vois, s'enfuyant vers le haut de la rue, un petit groupe d'adolescents maghrébins, tous âgés de quatorze à quinze ans, arborant l'uniforme casquet' -basquet' -survet' .

En bas de l'immeuble d'en face, un scooter est en train de flamber. Engin qu'ils ont volé, bien sur, (car on imagine mal qu'ils mettent le feu à leur propre scooter), et auquel ils ont mis le feu.

Pas grand chose, somme toute, à une époque où les journaux télévisés, pour faire de l'audience, comptaient les feux de voitures dans les cités comme on compte le score des matchs de football. Partout en France, des groupes de jeunes afro-maghrébins mettaient un point d'honneur à avoir leur feu de voiture pour mettre leur cité sur la carte de l'insécurité. Dans un tel contexte, ceux de la cité d'en face, avec leur scooter flambé, ont plutôt fait "petits joueurs"; ils se sont révélé minables.

J'ai regardé les flammes qui s'élevaient à un ou deux mètres de haut. Les pompiers sont arrivés, ont sortis leurs lances à incendie et ont éteint le feu. Ce fait divers n'a jamais eu les honneurs de la presse. Délinquance anondine… J'ai arrêté de regarder par la fenêtre et je me suis fait un thé; rien que du banal.

On voit souvent de nouveaux scooters, dans la rue, au pied des HLMs de la cité Métra. L'été surtout. Des grappes de petits africains et de petits maghrébins se forment alors autour de l'engin fraîchement "emprunté". Ils se mettent à deux, à trois sur la machine, montent et descendent la rue en faisant du potin, en attendant d'être assez grands pour faire des rodéos de voitures volées. Parfois, ils font le tour de la cité. Lorsque celui qui conduit s'arrête à nouveau devant le petit groupe, ils crient. "Moi", "Non moi", "Moi d'abord".

Comme les autres habitants du quartier, je passe, mon pain sous le bras, en faisant mine de ne rien voir mais n'en pensant pas moins...

Ces évocations cyclomotoristiques me rappellent un petit vol dont j'ai été témoin une autre fois. Un naïf avait garé sa moto en bas du rue des Rigoles. Dans la valise fixée au porte bagage, il avait enfermé à clef son casque de moto. Un adolescent noir -basquet' casquet' survet' - est arrivé. Tranquillement, avec une dextérité qui trahissait un visible savoir faire, il a donné un grand coup de pied de bas en haut sur la serrure de la valise, qui s'est ouverte, sans que la moto ne bouge, malgré la violence du choc. Le petit voleur a pris le casque qui s'y trouvait et s'en est allé par une autre rue. Qu'ai-je fait?

Rien.

Une intervention m'aurait valu les "amitiés" des "jeunes", alors que je n'avais pas les moyens de déménager. De plus, la scène s'est passée si vite, le petit noir affichait un tel naturel en commettant son larçin que je n'ai pas eu le temps de réagir et à peine celui d'enregistrer ce que j'avais vu qu'il disparaissait déjà au coin de la rue.

J'avais commencé cette histoire avec pour but de parler du minable incendie de mobylette qui s'est déroulé en face de chez moi. Par association d'idées, j'en suis venu à parler des vols de scooters et des casques de motos…

 
 
   
 
 
 

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