| 6 Lieu: Rue
Louis Bonnet
Type d'agression: Agressions
Inter-Ethniques "gratuite",
Racket, Arme Blanche
Il fut un temps où jallais
souvent chez un petit traiteur "chinois "
situé rue Louis Bonnet, dans le 11ème arrondissement.
A lépoque, je travaillais à mi-temps et jétais
chroniquement fauché. Si javais vraiment la flemme
de me faire à manger, jallais là bas acheter un
Sandwich vietnamien au Poulet . Il était à treize francs (2
€); cétait à la portée de ma maigre bourse.
Jen profitais pour récupérer les journaux en chinois
déposés là par des témoins de Jéhovah ; jen
recyclais les bonnes paroles en collages dart postal.
On croit souvent que les
chinois sont protégés par des sortes de triades. Cest
faux : ils ferment simplement leur gueule, comme
nous tous. Mes nombreuses visites dans cette sandwicherie
mont donné loccasion dêtre témoin de
lanondin racket auquel se livraient les petits maghrébins
du quartier envers les propriétaires asiatiques. Je dis
racket anodin car il ne sagissait pas de livrer
des sommes dargent à un quelconque Mafiosi chinois
à la sauce John Woo. La méthode des adolescents maghrébins
était des plus simples : une bande se présente "en
force", lun deux commande un sandwich.
Le commerçant le prépare et le donne au "client",
qui sen va sans payer. Aucune protestation de la
part de la victime. Je les ai même vu quasiment "offrir"
le sandwich
Pour avoir la paix.
Petit
drame, donc, au rythme dun, deux,
trois ou quatre sandwich par jour .
On ne va quand même pas mobiliser la
police pour un sandwich, n'est ce pas?...
Dailleurs la police connaît déjà
l'établissement. Jai souvent vu
des agents ou des C.R.S sy arrêter
pour acheter à manger mais voilà :
La police est du midi tandis que les
délinquant maghrébins sont plutôt du
soir.
Je métais donc attablé,
un soir, au fond de la petite salle qui fait office de
restaurant. Prés de la porte, et du plan de travail où
le couple de commerçants préparait ses sandwichs, un groupe
de trois clients, tous français, tous dune quarantaine
dannées, mangeaient en discutant.
Cétait lheure
des maghrébins.
Une bande de dix ou douze
pré-adolescents se présenta pour racketter un ou deux
sandwichs. Trois ou quatre dentre eux entrèrent
"demander" à manger. "Sans quon puisse
sexpliquer pourquoi", la tête dun des
clients français indisposa profondement une des petits
racailles, qui ne cessa plus, dès lors, dimportuner
sa tête-de-français. De toute évidence, lhomme aurait
facilement pus flanquer une raclée à limportun.
Il fit mine de lignorer ; le petit roquet nen
fut que plus hargneux. La commercante ce jour-là,
cétait elle qui préparait les sandwichs- se hata
de lui "vendre" le sandwich pour quil
parte.
La petite crapule sortit
un instant mais la présence de ses dix potes le galvanisa.
Il fallait quil fasse chier des français.
Il entra à nouveau dans le magasin, recommença ses insultes.
Le client commençait à perdre patience, ses amis et moi
également, mais ce qui retenait les quatre adultes que
nous étions, cétait la crainte que laffaire
tourne à la bagarre générale et que ce soit les commerçants
vietnamiens qui en fassent les frais avec une vitrine
brisée et un restaurant saccagé.
Le petit arabe, quasi hystérique,
les traits du visage déformés par la haine, la bouche
grimaçante tandis quil crachait ses insultes en
direction de lhomme, devenait de plus en plus agressif.
Lautre s'énervait de plus en plus, d'autant
plus que le maghrébin s'était mis à donner des coups de
pieds dans le pied de la chaise sur laquelle il était
assis.
Cette fois
ci, l'adulte finit par perdre patience,
il commença à se lever. A l'époque,
l'agencement du restaurant n'était pas
le même qu'aujourd'hui: il suffisait de
tendre le bras pour atteindre ce qui se
trouvait sur le plan de travail où on
préparait les sandwichs. Le jeune
maghrébin, ivre de haine, sempara
d'un grand couteau de cuisine qui y
traînait et le brandit à bout de bras.
Si la commercante vietnamienne
navait pas eut le réflexe de se
jeter sur lui et de lui attraper les
poignets, laffaire aurait pu
tourner au drame.
Je ne me
souviens plus de quelle façon
lincident sest résolu, mais
limage de ce maghrébin de quatorze
ans en train de brandir ce couteau et de
la haine qui tordait son visage est
restée gravée dans la mémoire
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