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Métro
Stalingrad, Paris XIXème
Type
dagression: Agression
raciste
Méthode:
Insultes
racistes et menaces
Pour les
besoins du site autant que pour
satisfaire mes appétits musicaux, il
marrive daller dans
dautres bibliothèques municipales
de la ville de Paris que celle de mon
quartier. La bibliothèque Hergé est
assez bien fournie. Elle fait office à
la fois de CéDéthèque où on trouve
plein de CD de "rap sympa" et
de bibliothèque pour enfants. Tout
autour, les dealers afro-maghrébins
vendent du crack au tout-camé parisien.
Hors, voici quun jour,
y ayant fait le plein de CDs, je mapprête à rentrer
chez moi en prenant le métro. Alors que jarrive
à la station Stalingrad, de lautre coté du
boulevard de la Chapelle, à langle de la rue du
château Landon, une scène attire mon attention. Deux policiers
ont arrêté leur voiture et tentent dinterpeller
un individu dune quarantaine dannée, qui se
promène, complètement ivre, une boite de bière à la main.
Embarquer un Ivrogne, quoi
de plus banal ? Mais voilà : Livrogne est un
africain dune quarantaine dannée et les deux
policiers sont blancs.
Tandis que lhomme se
débat et que les agents tentent de le maîtriser, des africains
et des maghrébins qui passent par là sarrêtent et
à forment le cercle autour du trio.
Les invectives commencent
à fuser. Les uns commencent à gueuler quils sont
"témoins", Les autres quil faut relâcher
lhomme. Une grande africaine en boubou, aux cheveux
nattés à mode de son pays et au visage tailladé de cicatrices
rituelles sapproche des policiers. Soudain, elle
commence à hurler, la tête à trente centimètres de celle
dun des agents. Les immigrés sont cinq, puis dix,
puis quinze à crier, à hurler, à vociférer, à invectiver.
De lautre coté de la rue et du boulevard, sur le
terre-plein central de celui-ci, des grappes de maghrébins
et dafricains se forment. En moins de cinq minutes
plus de cent ou cent cinquante afro-maghrébins sont rassemblés
à plus ou moins grande distance de la scène ; les
flics et moi, nous sommes trois seuls blancs du secteur
nous sommes chez eux.
A une distance respectable
de la scène et surtout, hors de portée de bras dun
africain ou dun maghrébin, Je continue à observer
la scène, histoire de pouvoir témoigner en faveur des
policiers au cas où
La scène est à la limite de
lémeute raciale. Le sang froid des policiers français,
complètement encerclés par cette foule haineuse
est admirable. Visiblement, il suffirait dun geste
dun coté ou de lautre pour que tout bascule
dans la violence.
Un groupe
de jeunes maghrébins, âgés
denviron quinze ou seize ans,
vêtus de léternelle casquet
basquet survet (cest un
look ou luniforme dune armée
doccupation ?), arrive et
sapproche à son tour des
policiers quils commencent à
insulter :
-
Sale Race, Sale Race!"
Au moins, leur motivation
a le mérite dêtre clairement exprimée et elle reflète
parfaitement ce que ressentent les membres de ces populations :
une opposition systématique à la loi, dès lors quelle
est représentée par des français.. Ce n'est ni une attitude
d'immigrés, ni une attitude de concitoyens: c'est
une attitude de colons.
Finalement,
dautres voitures de policiers
arrivent, une dizaine dagents en
sortent dont plusieurs sont antillais.
Les choses se calment, le petit groupe de
racistes beurs séloigne. Il aura
fallut une douzaine de policiers pour
embarquer un poivrot.
Cette
histoire est, à mes yeux emblématique
dun problème.
A force
dêtre confrontés à des
maghrébins et à des blacks qui se
livrent systématiquement à du chantage
racial, qui opposent un refus de principe
à toute forme dautorité dés
linstant que celle-ci
sincarne sous les traits dun
blanc, Les gérants dhypermarchés
et les sociétés de gardiennage se sont
mis à recruter de plus en plus de
vigiles africains et maghrébins -les
fameux "grands frères"- pour
ne plus avoir à craindre dêtre
accusés de racisme. Aujourdhui,
confrontée au même problème, la police
tente elle aussi de recruter au sein des
minorités.
Hors en
faisant cela, notre société a
implicitement accepté le racisme
antiblanc des blacks et des maghrébins
comme une norme à laquelle on ne pouvait
rien changer, et nous avons abandonné
lidée quil était légitime
pour un blanc, s'il est commerçant ou
vigile, de vouloir se protéger, et s'il
est policier de faire appliquer la loi,
dés lors que des individus dun
autre groupe ethnique sont concernés.
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