| 14 Lieu :
Métro
République, ligne 11, Paris XIème
Type
dagression :
Agression
Inter-Ethnique
Rien
nest plus désagréable quun
contretemps lorsquon est pressé.
Mon contretemps était maghrébin. Il
mattendait dans la station de
Métro république, Ligne 11, direction
porte des Lilas. Pressé, je débouchais
à vive allure du couloir sur le quai.
Jy avais à peine fait trois pas
quil se jeta littéralement sur
moi, plaça sa gueule à dix centimètres
de mon visage et beugla :
-Oao !
ta pa du feu ? "
Jétais
déjà énervé, lénergumène
ménerva plus encore car je me
sentis, à juste titre, agressé. Je
répondis dun ton vif et
exaspéré :
-Non,
jen nai pas !"
Le
maghrébin napprécia pas mon
attitude peu déférente à son égard.
Il du juger que je lui avais "mal
parlé", un crime lorsquon est
français et quon sadresse à
un arabe. Des français ont été tué
pour moins que ça. Dans un autre métro,
à Roubaix, un jeune homme de 23 ans,
Franck Tavernier,sest fait
poignader sous les yeux de sa fille de
trois ans par deux maghrébins parce
quil leur avait fait laffront
de ne pas baisser les yeux en signe de
soumission. Je devais, moi aussi, payer
mon impertinence envers loccupant.
Mon contretemps fut pris dun accès
de rage :
-va
tfer niqé ! Comen tu
mparl ! fisse de
put "
-Et
merde ! me fais pas chier,
mec ! "
-jtenmerd!
jte nik! fisse de
put !"
-Ta
gueule, connard !"
-fisse
de put !!! tu mas
trété dconar !!! jvé
téclaté ta gueule !fisse de
put! alé sui moa on va
sbat "
Soyez
pressé de prendre le métro, croisez un
maghrébin particulièrement con et avant
que vous sachiez ce qui vous arrive, vous
voilà parti pour une bagarre.
Larabe sengouffra dans le
couloir par lequel je venais
darriver pour pouvoir se battre à
labri du regard inquisiteur des
caméras de surveillance. Je navais
aucune envie de me battre, mais jen
étais au point dexaspération où
je ne pouvais pas accepter son
comportement. Il était seul ; je
navais aucune excuse. Je lui
emboîtais le pas.
Le couloir
de métro, à trois ou quatre mètres du
quai, fait un coude au-delà duquel je
mattendais à trouver le fâcheux.
A ma grande surprise, il avait pris une
certaine avance et, plus javançais
dans sa direction, plus il remontait le
couloir, sans cesser de minvectiver
cependant. Je lobservais, son
visage maigre était fait de gros traits
ponctués par des traces de coups, ses
yeux puaient la défonce, son nez avait
été brisé dans une autre bagarre, sa
bouche était une espèce de trou avec
des dents mal alignées à
lintérieur. Il avait le teint
grisâtre des taulards tout frais remis
en liberté. Son cul trop maigre dans un
jean trop large lui faisait un sac à
merde sous les fesses. Il faisait une
demi-tête de moins que moi. Ca sentait
le crocodile : Grande gueule, petits
bras
A
lépoque, le couloir daccès
de la ligne 11 était barré par une
série de porte à sens unique qui
formaient, dans le sens où nous
arrivions, un mur infranchissable. Il
avait tellement remonté le couloir pour
quon ne nous voit pas nous battre
quil était arrivé à cet endroit.
Une idée lumineuse lui traversa la
tête.
Il me
lanca :
-Fais
gaf fisse de put,
japél mé potes, on
vtcassé ta
gueul "
Il se
tourna vers la porte et se mit à
crier :
-Rachid !!!
Abdel !!! vené ! ya un
keum kimpran la
tét "
Cest
bien connu et cest exact en
ce qui me concerne- Les Français ont
peur des bandes darabes. Il faut
dire que cette peur est largement
justifiée car lorsquils sont en
bande, beaucoup de jeunes maghrébins,
généralement très racistes et sevrés
de Rap haineux, ont une nette tendance à
se livrer à des agressions racistes
envers les gens qui ne sont pas de leur
race.
jaurais
du détaler comme un lièvre à la seule
idée de voir ses copains rappliquer.
Javais un doute sur l'existence
d'Abdel et Rachid: je restais. Ils ne
vinrent jamais pousser la porte. Je
mapprochais de lui, sans rien
faire, mais simplement les poings
serrés. Je mourrais denvie de le
massacrer. Pas juste de le frapper mais
de le laisser pour mort
ou
mort
Raison pour laquelle je
navais pas envie de me battre... Et
puis
Il était arabe :
cest "raciste" de frapper
un arabe. Les Maghrébins savent que la
plupart des français de ma génération,
et de celles qui ont suivi, ont été
éduqués avec cette croyance : ils
en usent et en abusent.
Nous
étions donc au bout du couloir, bloqués
par la rangée de porte. Le contretemps
sétait fait con-trottant. Dans le
passage large de quatre ou cinq mètres
il amorça un demi-tour en prenant soin
de ne pas me passer à porter de bras. Je
continuais à le coller, sans rien faire.
Javais décidé de ne plus le
lâcher. Il du le comprendre car son ton
changea :
-bon
alé. scuz moa jme sui
énervé là. Fo pas fer
atenssion ".
Il
mavait fait des escuses. Bien sur,
je ne croyais pas un seul instant à leur
sincérité mais lessentiel pour
moi, cétait quil se soit
senti obligé de les dire. Je le suivais
toujours.
-tu
sé, jm'enerve des foa, jdi
dé truk, jlé pense
paaaaas !"
Nous
étions arrivés au niveau du quai
-çen
blag jmescuse, cé pas
gravsce jdis alé on
ssert la min ! "
Nous
échangeâmes une poignée de main de
Judas. Javais encore envie de le
frapper ; je ne doutais pas
quil continuait à me prendre pour
un con.
***
A ce stade
de lhistoire, jimagine la
réaction de certains lecteurs:
Quoi?! Voilà un type qui mavait
traité vingt ou trente fois de
"fils de Pute" et je le
laissais partir !?! Sans rien
lui faire !!! Que ces lecteurs là
continuent à lire. Lhistoire
nest pas finie.
Nous
étions donc arrivés sur le quai. Le
métro arriva. Javais décidé de
laisser partir le Maghrébin avant moi et
dattendre le métro suivant. Les
portes souvrirent. Le con-tretemps
monta dans la rame mais celle-ci étant
pleine à craquer, il du rester à
lentrée. Nous étions face à
face. A la minute où la sonnerie de
fermeture retentit, il se mit à hurler
" fisse de put! fisse de
put! fisse de
put! ".
La
sonnerie continua à retentir.
Les portes
ne se fermèrent pas.
Ce fut à
mon tour de hurler ; Je me mis à
hurler.
Je revois
la scène comme si jy étais
encore :
Jentre
dans la rame tandis que le maghrébin bat
en retraite en bousculant les voyageurs
pour essayer de sortir par la porte
dà côté. Je le rattrape au
niveau des banquettes. Jagrippe la
manche de son blouson. Je le tire vers
moi. De lautre main, je mets un bon
coup poing en plein centre de sa gueule.
Ça devait arriver
un jour, cela fait des années que des
types comme lui se servent de leur
couleur de peau et de leur statut de
"victimes du racisme "
comme dun bouclier qui les rendrait
intouchables et leur permettrait tout. Et
puis un jour, enfin vacciné, enfin
poussé à bout, on finit par ne plus se
soucier de savoir si on est raciste ou
pas : On frappe. Jai frappé.
Me voilà désormais officiellement
"raciste".
L'arabe se
dégage, parvient presque à la porte
suivante, je plonge au milieu des corps
de passagers. Jarrive à
lagripper. Je le tire à nouveau
vers moi. Re-patate, sur le crane. Un
vrai bonheur. Il se dégage pour de bon.
Il senfuit sur le quai, il
disparaît dans le couloir de sortie, pas
fier
Cest une des rares
fois de ma vie où je me suis vraiment battu. Cétait
la première fois de ma vie que je frappais un arabe.
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