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Lieu : Métro République, ligne 11, Paris XIème
Type d’agression :
Agression Inter-Ethnique

Rien n’est plus désagréable qu’un contretemps lorsqu’on est pressé. Mon contretemps était maghrébin. Il m’attendait dans la station de Métro république, Ligne 11, direction porte des Lilas. Pressé, je débouchais à vive allure du couloir sur le quai. J’y avais à peine fait trois pas qu’il se jeta littéralement sur moi, plaça sa gueule à dix centimètres de mon visage et beugla :

-Oao ! ta pa du feu ? "

J’étais déjà énervé, l’énergumène m’énerva plus encore car je me sentis, à juste titre, agressé. Je répondis d’un ton vif et exaspéré :

-Non, j’en n’ai pas !"

Le maghrébin n’apprécia pas mon attitude peu déférente à son égard. Il du juger que je lui avais "mal parlé", un crime lorsqu’on est français et qu’on s’adresse à un arabe. Des français ont été tué pour moins que ça. Dans un autre métro, à Roubaix, un jeune homme de 23 ans, Franck Tavernier,s’est fait poignader sous les yeux de sa fille de trois ans par deux maghrébins parce qu’il leur avait fait l’affront de ne pas baisser les yeux en signe de soumission. Je devais, moi aussi, payer mon impertinence envers l’occupant. Mon contretemps fut pris d’un accès de rage :

-va t’fer niqé ! Comen tu m’parl ! fisse de put’ "

-Et merde ! me fais pas chier, mec ! "

-j’t’enmerd’! j’te nik’! fisse de put’ !"

-Ta gueule, connard !"

-fisse de put’ !!! tu m’as trété d’conar !!! j’vé t’éclaté ta gueule !fisse de put’! alé sui moa on va s’bat’ "

Soyez pressé de prendre le métro, croisez un maghrébin particulièrement con et avant que vous sachiez ce qui vous arrive, vous voilà parti pour une bagarre. L’arabe s’engouffra dans le couloir par lequel je venais d’arriver pour pouvoir se battre à l’abri du regard inquisiteur des caméras de surveillance. Je n’avais aucune envie de me battre, mais j’en étais au point d’exaspération où je ne pouvais pas accepter son comportement. Il était seul ; je n’avais aucune excuse. Je lui emboîtais le pas.

Le couloir de métro, à trois ou quatre mètres du quai, fait un coude au-delà duquel je m’attendais à trouver le fâcheux. A ma grande surprise, il avait pris une certaine avance et, plus j’avançais dans sa direction, plus il remontait le couloir, sans cesser de m’invectiver cependant. Je l’observais, son visage maigre était fait de gros traits ponctués par des traces de coups, ses yeux puaient la défonce, son nez avait été brisé dans une autre bagarre, sa bouche était une espèce de trou avec des dents mal alignées à l’intérieur. Il avait le teint grisâtre des taulards tout frais remis en liberté. Son cul trop maigre dans un jean trop large lui faisait un sac à merde sous les fesses. Il faisait une demi-tête de moins que moi. Ca sentait le crocodile : Grande gueule, petits bras…

A l’époque, le couloir d’accès de la ligne 11 était barré par une série de porte à sens unique qui formaient, dans le sens où nous arrivions, un mur infranchissable. Il avait tellement remonté le couloir pour qu’on ne nous voit pas nous battre qu’il était arrivé à cet endroit. Une idée lumineuse lui traversa la tête.

Il me lanca :

-Fais gaf’ fisse de put’, j’apél mé potes, on v’t’cassé ta gueul’ "

Il se tourna vers la porte et se mit à crier :

-Rachid !!! Abdel !!! vené ! y’a un keum kim’pran la tét’ "

C’est bien connu – et c’est exact en ce qui me concerne- Les Français ont peur des bandes d’arabes. Il faut dire que cette peur est largement justifiée car lorsqu’ils sont en bande, beaucoup de jeunes maghrébins, généralement très racistes et sevrés de Rap haineux, ont une nette tendance à se livrer à des agressions racistes envers les gens qui ne sont pas de leur race.

j’aurais du détaler comme un lièvre à la seule idée de voir ses copains rappliquer. J’avais un doute sur l'existence d'Abdel et Rachid: je restais. Ils ne vinrent jamais pousser la porte. Je m’approchais de lui, sans rien faire, mais simplement les poings serrés. Je mourrais d’envie de le massacrer. Pas juste de le frapper mais de le laisser pour mort… ou mort… Raison pour laquelle je n’avais pas envie de me battre... Et puis… Il était arabe : c’est "raciste" de frapper un arabe. Les Maghrébins savent que la plupart des français de ma génération, et de celles qui ont suivi, ont été éduqués avec cette croyance : ils en usent et en abusent.

Nous étions donc au bout du couloir, bloqués par la rangée de porte. Le contretemps s’était fait con-trottant. Dans le passage large de quatre ou cinq mètres il amorça un demi-tour en prenant soin de ne pas me passer à porter de bras. Je continuais à le coller, sans rien faire. J’avais décidé de ne plus le lâcher. Il du le comprendre car son ton changea :

-bon alé. ‘scuz moa j’me sui énervé là. Fo pas fer atenssion ".

Il m’avait fait des escuses. Bien sur, je ne croyais pas un seul instant à leur sincérité mais l’essentiel pour moi, c’était qu’il se soit senti obligé de les dire. Je le suivais toujours.

-tu sé, j’m'enerve des foa, j’di dé truk, j’lé pense paaaaas !"

Nous étions arrivés au niveau du quai

-çen blag’ j’m’escuse, cé pas grav’s’ce j’dis alé on s’sert la min ! "

Nous échangeâmes une poignée de main de Judas. J’avais encore envie de le frapper ; je ne doutais pas qu’il continuait à me prendre pour un con.

***

A ce stade de l’histoire, j’imagine la réaction de certains lecteurs:
Quoi?! Voilà un type qui m’avait traité vingt ou trente fois de "fils de Pute" et je le laissais partir !?!  Sans rien lui faire !!! Que ces lecteurs là continuent à lire. L’histoire n’est pas finie.

Nous étions donc arrivés sur le quai. Le métro arriva. J’avais décidé de laisser partir le Maghrébin avant moi et d’attendre le métro suivant. Les portes s’ouvrirent. Le con-tretemps monta dans la rame mais celle-ci étant pleine à craquer, il du rester à l’entrée. Nous étions face à face. A la minute où la sonnerie de fermeture retentit, il se mit à hurler " fisse de put’! fisse de put’! fisse de put’! ".

La sonnerie continua à retentir.

Les portes ne se fermèrent pas.

Ce fut à mon tour de hurler ; Je me mis à hurler.

Je revois la scène comme si j’y étais encore :

J’entre dans la rame tandis que le maghrébin bat en retraite en bousculant les voyageurs pour essayer de sortir par la porte d’à côté. Je le rattrape au niveau des banquettes. J’agrippe la manche de son blouson. Je le tire vers moi. De l’autre main, je mets un bon coup poing en plein centre de sa gueule.

Ça devait arriver un jour, cela fait des années que des types comme lui se servent de leur couleur de peau et de leur statut de "victimes du racisme " comme d’un bouclier qui les rendrait intouchables et leur permettrait tout. Et puis un jour, enfin vacciné, enfin poussé à bout, on finit par ne plus se soucier de savoir si on est raciste ou pas : On frappe. J’ai frappé. Me voilà désormais officiellement "raciste".

L'arabe se dégage, parvient presque à la porte suivante, je plonge au milieu des corps de passagers. J’arrive à l’agripper. Je le tire à nouveau vers moi. Re-patate, sur le crane. Un vrai bonheur. Il se dégage pour de bon. Il s’enfuit sur le quai, il disparaît dans le couloir de sortie, pas fier…

C’est une des rares fois de ma vie où je me suis vraiment battu. C’était la première fois de ma vie que je frappais un arabe.

 
 
   
 
 
 

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