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Lieu : Ligne 11, Stations Pyrénées et Jourdain.
Type d’agression :
Agression raciste
Méthode :
Harcèlement raciste

Il était environ 22 heures 30. Je rentrais d’une très longue flânerie à travers Paris, que j’avais commencé le matin. Vers onze heures, j’étais allé faire un saut au Parc Monceau, où un homme organisait une sorte de prise de Parole à l’anglaise, pour réagir contre l’insécurité, suite à l’agression dont son fils avait été victime dans le parc. L’idée m’avait tout de suite plus car ce monsieur avait agit en toute indépendance des partis politiques, et à son initiative personnelle, c’est à dire dans le même état d’esprit que moi lorsque j’ai créé mon site. C’était la première fois que j’allais parler du racisme antiblanc en public, et non derrière un écran.

Les orateurs se sont succédés, puis cela a été mon tour. Je peux dire que j’ai été surpris de voir la réaction des gens qui se trouvaient là. C’étaient pour la plupart des personnes âgées, mais surtout, j’ai vu beaucoup de gens complètement désespérés. De ces français d'origine modeste que nos hommes politiques ont abandonnés et marginalisés, depuis qu’il est devenu plus glamour de défendre la cause des maliens que de servir son propre peuple. Lorsque je suis descendu de la caisse que l’organisateur avait installée, les gens criaient pour avoir l’adresse du site! Complètement incroyable mais pas surprenant, somme toutes.

J’ai vu des gens venir me voir en me disant "Qu’est ce qu’on peut faire? on est à bout", "Je n’en peux plus, il y a une famille d’arabe à coté de chez moi, ils me traitent tout le temps de pute, ils disent que c’est moi qui suis raciste, j’habite dans une cité, la police s’en foue!".

J’ai vu ce que c’est que la souffrance de ces français modestes qu’on traite comme du bétail et sur la gueule desquels nos hommes politiques ont balancé six millions de maghrébins et d’africains en leur disant : "Démerdez-vous avec, bande de sales français racistes ! Nous, nous sommes tolérants ! ". C’est facile d’être tolérant aux dépends des autres…

Je rentrais donc. J’étais monté dans le métro, Ligne 11, comme d’habitude, à Rambuteau. Arrivé à La station république, deux blacks et un arabe de dix sept ou dix huit ans sont montés. Les blacks avaient le look typique des rappeurs racistes et violents : Cheveux nattés serrés contre le crâne, partant du front et se terminant en pointe derrière la nuque. Une vrai signature de la haine noire. Et puis le pantalon et le T-shirt Baggy, ça change un peu de l’habituel basquet’ casquet’ survet’. Les trois compères étaient assez excités. Le métro était arrivé à la station "Pyrénées". A son départ, l’un des noirs à ouvert la fenêtre de la rame, a passé sa tête par la fenêtre et à cracher sur les gens qui se trouvaient sur le quai.

A ce moment, j’essayais de les ignorer donc je n’ai pas vu exactement sur qui il crachait. Ce que j’ai vu ? Sur le quai, un homme blanc, d’une quarantaine d’année, grimaçait tandis que derrière lui, un adolescent arabe riait. Que chacun comprenne la scène comme il veut, pour moi, c’est très clair.

Nous sommes arrivés à la station Jourdain. Les deux noirs et l’arabe sont descendu. Moi aussi. Nous remontions le quai vers la sorti lorsque le noir a aperçut une jeune française d’une vingtaine d’année qui se trouvait assise sur un strapontin, juste à coté d’une porte ouverte. Il a sorti d’une de ses poches un bandana, s’est approché d’elle et a passé, par pure "provocation", le foulard sur le visage de la rouquine.

Je suivais. Nous sommes arrivés au niveau des escaliers mécaniques. "Comme par hasard", les deux noirs et le maghrébin ont choisi d’encadrer une femme blanche de la quarantaine. L’arabe s’est mis à coté d’elle, les deux noirs se sont mis sur la marche juste derrière elle pour bien lui coller aux fesses. Pour échapper à ce harcèlement, il a fallut qu’elle parte et monte précipitamment l’escalier…

Finalement nous sommes sortis de la station, eux sont partis d’un coté, moi de l’autre. Leur comportement était très typique des racistes noirs et arabes : Ils savent très bien jusqu’où aller pour faire chier les français mais sans en faire trop pour risquer de justifier une réaction violente. Pour ma part, si les choses avaient été plus graves, je serais intervenu, mais dans ce cas particulier, comme ils étaient plus nombreux que moi, le harcèlement raciste qu’ils faisaient subir à leur victime blanche n’était pas une violence suffisamment marquée pour que j’intervienne, alors qu’ils cherchaient visiblement une occasion de casser du blanc.

J’espère que la création de cette page sera déjà une forme de réaction. Un jalon pour dire que ces événements existent, que désormais, certains en parlent, qu’il faut en parler, et que des gens, en lisant ces lignes reconnaîtrons certaines de leurs expériences quotidiennes et sauront que nous sommes nombreux à n'être pas indifférents.

 
 
   
 
 
 

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