22 - BONUS !

Lieu : Bureau de vote N°73, Paris
Type d’agression : interruption des opérations de vote - agression inter-raciale
Méthode : insultes, menaces, jets d’objets, crachats

Depuis quelques temps, je ne me contente plus de voter mais je participe au dépouillement des bulletins de vote le soir des élections. Cette année, je me suis même porté volontaire pour être délégué de la commission de contrôle des opérations de vote, sans aucune affiliation à un parti politique : J’avais envie de m’impliquer un peu plus dans le fonctionnement de la démocratie. Un autre mot pour décrire cela, c’est le CIVISME.

Peu de gens savent, en effet, qu’on peut être volontaire pour participer aux commissions de contrôle pendant les élections : Il suffit d’appeler quelques mois avant un scrutin le bureau des élections de la préfecture dont on dépend. En général, c’est comme pour les assesseurs : on en a besoin et votre candidature sera plus que bienvenue ! Attention néanmoins, sur Paris, la journée peut être longue : elle commence à huit heures et se termine vers 22 :30 ou 23 heures. En effet, si la télévision annonce les résultats dès 20:00, En général, on ne commence pas à dépouiller avant au moins 20 :15 et les résultat ne sont pas communiqués à la mairie avant 22 heures.

Cette année, on pourra dire que j’avais choisi mon scrutin ! 16 candidats au premier tour; Chirac – Le Pen au second tour !

On m’avait confié le contrôle de quatre bureaux de vote du XXème arrondissement : Les bureaux 73, 74, 75 et 76.

Arrive donc le 5 mai 2002. Je faisais, toutes les heures ou toutes les heures et demi le tour de "mes" bureaux. Tout se déroulait parfaitement jusqu’au moment où …

J’étais au bureau 73, qui avait été installé dans une école de la rue Levert. Je discutais avec les assesseurs, le flot des électeurs ayant ralenti, lorsqu’une bande de 6 petites racailles africaines et un petit maghrébin, tous âgés de 8 à 10 ans, sont entrés dans le bureau de vote.

L’un d’eux est allé s’allonger sur la table où on tenait les bulletins à disposition des électeurs, dérangeant les piles et importunant les employés de la mairie. Les autres ont commencé à jouer dans les isoloirs. Un des gamins a saisi un bulletin Le Pen et s’est planté devant un assesseur pour faire de la provoc’ et demandant s’il pouvait voter "M’sieur?"

Un petit africain de huit ans, cela peut paraître n’être rien, mais multiplié par six gamins courant en tous sens… A plusieurs, ils sont déjà une véritable menace pour les personnes âgées. Ce sont eux qui vont voler "en force" les commerçants du quartier. Ils sont aussi ce que j’appelle de la "chair à Alloc’". Ils sont mis au monde pour qu’un seigneur de la brousse puisse aller claquer le fric que l'état verse pour leur éducation au PMU de la rue des Pyrénées. Si, si, allez y voir un jour de course : ces messieurs y font salon. Dès que leurs enfants sont assez grands pour se tenir debout, les mères les mettent dehors, où ils sont livrés à eux-mêmes ou à des "grands" sans scrupules.

Mais lorsqu’ils se rendront compte que leur vie est bousillée, qu’ils n’ont pas d’avenir. Il y aura toujours un Fodé Sylla pour leur expliquer qu’ils sont victimes du "racisme" des Français, que tout cela, c’est la faute des blancs! Ils ont bon dos, les blancs, puisqu’il est "raciste" de constater l'évidence: que certains immigrés ne viennent chez nous que pour bénéficier des prestations sociales…

Devant la pagaille qui commençait à régner dans le bureau de vote, Le président suppléant, un type d’une trentaine d’année, a lancé un coup de sifflet et a déclaré d’un ton ferme

- Bon, allez, maintenant, vous sortez "

Un des petits africains, qui allait se révéler le plus agressif du lot, une teigne à la gueule déjà marquée par des cicatrices de coups et aux cheveux teint en roux, a regardé le président du bureau de vote en grimaçant

- Oaoh ! comen tu m’parle ! Tu m’siffle pas ! Ch’uis pas ton chien"
- Tu sors d’ici "
- J’te nik ta rasse, tu veu t’bat’ "

Imaginez un black casquet’ basquet’ survet’ de quinze ans. Le môme en était la réplique parfaite avec six ou sept ans de moins. Même visage renfrogné, même bouche tordue par un rictus haineux, même ton méprisant et agressif, même posture de coquelet… Rien qu’à voir ses grimaces et ses attitudes, j’aurais pu réciter la liste de CDs de son grand frère : NTM, La Brigade, Sniper, Ministère Amer et Lunatic.

Dés ce moment, les choses ont commencé à dégénérer, Le président a abandonné l’urne et je me suis approché des isoloirs où un des noirs jouait à cache-cache pour me narguer. Finalement, il a fallut en venir aux mains. Nous en avons empoigné deux et nous les avons sortis de force du bureau de vote où toutes les opérations étaient interrompues. Pour ma part, je me suis aussitôt retrouvé de trois ou quatre petits africains qui m’insultaient. Il ne fallait surtout pas les frapper car le bureau 73 n’est pas loin de la cité du père Julien d’Huit et je ne tenais pas à voir toute la racaille afro-maghrébine venir faire une émeute pendant le scrutin !

-On va t’niké ! on va t’baisé ta gueule ! tu va voir comment on va t’baiser fils de put’"

Nous avons réussis à repousser les gamins jusque dans la rue, j’ai eu droit à des crachats puis ils se sont mis à nous jeter ce qui leur tombait sous la main. Un des employés municipaux nous a rejoint et a tenté de les chasser en essayant de leur balancer un saut d’eau qu’il avait rempli chez la concierge. Sans succès, si bien qu’une employée municipale à été contrainte d’appeler la police.

Les gamins ont disparus par la rue des Pyrénées, puis la police est arrivée et nous avons eut quatre agents en faction dans la rue des Pyrénées… L’incident à été inscrit sur le procès verbal du bureau de vote.

Je dois dire que j’ai trouvé assez symbolique que ce jour là, des petits noirs soient venus nous faire chier jusque dans les isoloirs…

 
 
 
   
 
 
 

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