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Le 3 octobre 2000,
une synagogue est incendiée à Dusseldorf. On accuse aussitôt
les néonazis d'avoir fait le coup. Le chancelier Gerard
Schroder -qui décidement n'en manque pas une quand il s'agit
d'humilier
son peuple- se précipite sur les lieux et appelle à
la lutte contre la "bête immonde Nazi". La presse
allemande lui emboite le pas et en rajoute, comme toujours
dés qu'il s'agit d'accuser des blancs de racisme, plus soucieuse
d'idéologie que de travail d' investigation.
Le vendredi 8 décembre, marche arrière
générale pour une raison qui ne surprendra aucun français.
On a découvert les véritables incendiaires. "Khalid
Z. 20 ans, un allemand d'origine marocaine", et "Belal
T, 19 ans, un apatride né en Jordanie"
Une conclusion s'impose,
que tire le "Frankfurter Allgemeine Zeitung":
il est trompeur "de vouloir chercher l'origine
du penchant vers l'extrême droite dans les gènes allemands
et de diagnostiquer cette maladie comme héréditaire, surtout
dans l'est du pays. Les immigrés ne sont pas toujours des
victimes, des immigrés peuvent aussi importer des idées
politiques inacceptables, des immigrés savent aussi que
dans une société presque dépourvue de tabous, celui qui
brise le dernier tabou peut être sûr d'attirer l'attention
générale sur son combat politique".
Cela s'applique aussi
en France, et certains feraient bien d'y réfléchir
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