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De
nos jours, accusation de SOS Racisme vaut condamnation,
et il ne se trouve personne pour vérifier les dires d'une
association régulièrement éclaboussée par les scandales
financiers. Pour nos journaux, l'effet d'annonce de ces
associations à un côté sensasionnaliste
qui retient l'attention des lecteurs.
Si une liste des boites de nuits accusées
de pratiquer le délit de la sale gueule à lentrée
est publiée par SOS racisme, elle est immédiatement diffusée
par voie de presse. Mais il ne viendrait à aucun journaliste
lidée deffectuer un contre-testing. Il faut
dire que celui qui oserait se ferait immédiatement accuser
de "raciste", de "xénophobe" qui fait
"le jeu de lextrême droite", car dans le
domaine du racisme, il est désormais interdit de faire preuve
de discernement et de scepticisme.
Il ne sagit
pas ici de nier lexistence de discrimination à lentrée
des boites de nuits. Il est vrai que certaines discothèques
sont connues pour ce genre de pratiques, ce qui leur vaut
une clientèle. Ces établissements sont, en vérité, une minorité.
Il nempêche,
certaines précautions simposent. On diffuse largement
les accusations parfois mensongères de SOS racisme, on diffuse
moins souvent les rectificatifs dans ce domaine.
Une dépêche de LAFP,
publiée sur le site de Yahoo France le 23 octobre 2000 faisait
un bilan assez sobre de la campagne de testing de SOS racisme.
Depuis
le lancement en octobre 1999 de sa "campagne contre
les discriminations", SOS-Racisme a "testé"
quelque 120 établissements, donnant lieu à une cinquantaines
de plaintes, la plupart classées sans suite, et à
quelques citations directes. "
Il faut remarqué
que le flash de lAFP ne précise pas le résultat de
ces citations.
Ce que cela veut
dire, cest que soixante dix discothèques ont passées
sans problème le testing, et que les cinquante plaintes
nont abouties, pour la plupart, à aucune condamnation
et à aucune amende, parce quelles nétaient fondées
sur rien (sinon SOS racisme, forcement, aurait eu gain de
cause). N'importe qui peut déposer une plainte, encore faut-il
que celle-ci soit fondée. Combien de plaintes déposées par
SOS racisme aboutissent vraiment ? Impossible de le
savoir. Dans la presse, à ma connaissance, personne ne sest
jamais battu pour diffuser ce genre dinformation.
On informe sur les plaintes déposées, rarement sur les résultats
des poursuites.
Il est certain que
le 12 septembre 2000, une boite de nuit de Tours est condamné.
Il est certain aussi
que le 22 octobre, le patron du Bus, une discothèque parisienne,
est relaxé par le tribunal correctionnel de Paris. Motif,
si SOS Racisme à fait son testing à lentrée de la
boite de nuit, (cest toujours très médiatique dexhiber
un Black ou un Beur éconduit à la porte dune discothèque).
SOS racisme n'a pas pris la peine denvoyer un blanc
à lintérieur de la " forteresse "
vérifier si, dans la discothèque, il ny vraiment aucun
black ou aucun beur qui soient entrés.
Il autre fait est
assez remarquable dans l'affaire des testings: SOS racisme
envoie régulièrement des Blacks et des Beurs ne pas se faire
refouler , dans la grande majorité des cas, à lentrée
des discothèques, mais jamais des asiatiques ? Pourquoi ?
Peut être parce quon risquerait de constater
que certains groupes ethniques ont plus la côte que dautres.
La raison du refoulement à lentrée des boites ne serait
alors pas le résultat du "racisme" des blancs,
mais serait à chercher dans le comportement de certains
membres de certaines minorités. Et cela, une chose est sûre,
cest le genre de conclusion à laquelle SOS racisme
ne souhaite pas que quiconque arrive
Peut être conviendrait-il
que la presse ne se fasse lécho des accusations de
SOS racisme lorsque celles ci sont fondées et confirmées
par un jugement, au lieu de citer les chiffres fantaisistes
de lassociation. Les longues listes de SOS racisme
ont un coté sensasionnel mais sont en grande majorité infondées.
Les
testings à l'entrée des discothèques,
suite: 28 mai 2001
En
novembre 1999, les militants de SOS racisme une association
dont plusieurs dirigeants ont été impliqués dans des scandales
financiers décident de piéger la propriétaire dune
boite de nuit, quils accusent de discrimination raciale,
en faisant ce qu'ils appèlent un testing.
Ils envoient deux couples de jeunes
originaires du Maghréb et dAfrique sub-saharienne
à la porte du London Club où on leur refuse lentrée.
On sait que le même soir, deux couples dorigine européenne,
envoyés eux aussi par SOS Racisme, réussissent à entrer
dans la discothèque.
Les jeunes du couple
maghrébin et du couple africain ont-ils été victimes de
discrimination raciale ? Ils prétendent sêtre
vu refuser lentrée parce quils nétaient
pas des "habitués", un récit à considérer avec
circonspection, lorsquon sait que lassociation
a déjà été condamnée pour avoir incité des personnes à faire
de faux témoignages. A vrai dire, on ignore si des
noirs et des maghrébins se trouvaient, ou pas, dans la discothèque
ce soir là.
Lundi 28 mai 2001,
lors de laudience la concernant, la propriétaire de
létablissement se présente devant le tribunal correctionnel
de Marseille en compagnie de son mari, un
antillais, et de sa fille adoptive,
qui est née en Algérie.
Cest à se demander qui est raciste dans cette affaire.
Chacun le sait, lorsquon
est blanc et quon est confronté à des gens qui vous
haïssent, on n'en fera jamais assez. La femme déclarera
d'ailleur que les opérations de testing étaient réalisées
"uniquement dans le but de
piéger les établissements visés sans apporter de preuve".
Ses arguments semblent
crédibles car, si on considère sa vie privée, elle n'a aucun
leçon à recevoir de la part de ceux qui l'accusent
Lassociation
requérera contre cette femme six mois de prison avec sursis,
la fermeture administrative de dix mois du London Club et
cinquante mille francs damende.
Je suggère à cette
propriétaire de boite de nuit, apparement victime de harcèlement,
de se peindre en noir, de se faire crêper les cheveux et
de mettre des lentilles de contact marrons, car nest
VISIBLEMENT pas sa moralité qui pose un problème aux militants
de SOS racisme.
Novembre
2003 - Testing, "Rebonds" - Comme dans l'immense
majorité des testings de discothèque, encore
une relaxe.
En
avril 2000, à l'époque où l'association
avait lancé le Hallali contre les propriétaires
de discothèque, certaines personnes s'étaient
soudain découvert des vocations de victimes.
A
Lille, le 14 avril, L'Opéra Night, l'établissement
de Francq Duquesne, un des hauts lieux de la Nuit Lilloise,
est plein à craquer et, pour rester en conformité
avec la loi, son physionomiste, Clément Depreba (que
tout le monde connait sous le nom de Moïse et qui est,
soit dit en passant, d'origine africaine), est obligé
de faire patienter les clients, de leur refuser l'entrée
et de les faire attendre jusqu'à ce que de la place
se libère à l'intérieur. Rien que du
normal. Il lui arrive ainsi d'éconduire 150 à
200 visiteurs chaque week end, visiteurs qui, on s'en doute
ou on en a fait l'expérience, pourraient aussi bien
venir de la planète Mars.
Lorsqu'un groupe de huit personnes se présente, Mr
Depréba remarque Betty Y. une habituée qu'il
reconnait aussitôt, il est d'ailleur payé pour
ça. Il demande à la jeune femme si elle et
les personnes qui la suivent constituent bien un groupe,
à uoi elle répond par l'affirmative. Ne pouvant
faire entrer tout le monde, il décide néanmoins
de laisser passer la jeune femme en priorité - courtoisie
élémentaire d'un établissement commercial
envers une bonne cliente - tandis que d'autres restent à
la porte.
Mal
lui en prend car Medhi X prend la mouche, persuadé
que c'est parce qu'il est maghrébin qu'on lui refuse
l'entrée. Le jeune homme se rapproche donc de SOS-Racisme
qui va le soutenir dans ses démarches et entame des
poursuites pour discrimination raciale.
Le
19 November 2003, lorsque l'affaire arrive enfin en justice,
Jean Marc Desfossez, le président du tribunal correctionnel
de Lille, prenant la mesure de ce qui relève du professionalisme
des employés de l'Opéra Night et de ce qui
relève de la subjectivité du plaignant, décide
la relaxe pour Franck Duquesne et pour Clément Depreba.
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