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Cest
dans le quartier de la goutte dor, une des enclaves
ethniques les plus dangereuses et les plus fermées de la
capitale que les habitants, majoritairement originaires
d'Afrique noire et du Maghreb, vont donner la mesure de
leur sens de laccueil, eux dont les représentants
nont jamais de mots trop durs pour fustiger le "manque
dhospitalité" et le "racisme" des Français.
Samedi 10 Mars 2001 , une classe de jeunes
touristes italiens, âgés de douze à quatorze ans, a été
agressée à cet endroit. Ils avaient eu le malheur de descendre
à la mauvaise station de station de métro. La presse
française a décrit cette agression dans les
jours qui ont suivis et a livré le témoignage
des élèves agressés et de leur professeurs.
Tout commence lorsque le groupe
de touristes croise une bande d'agresseurs belliqueux qui
les prend violamment à parti. Un dés élèves,
Massimo Astuto, raconte que "Sans aucun motif, ils
ont commencé à nous insulter, puis à nous agresser à coup
de bâton et de barres de fer tandis que les gens aux fenêtres
nous lançaient des ufs et divers projectiles"
. Ces projectiles, ce sont des Oeufs, des cailloux et même...
une chaise. Autant d'objets dangereux qui risquent à
tout moment de blesser les élèves.
Une des lycéennes est isolée
de sa classe, au beau milieu des agresseurs. Lorenzo Premoli
aperçoit sa camarade en difficulté. "Avec
un professeur" dit-il, "je suis revenu
sur mes pas pour la délivrer. Deux jeunes noirs
m'ont pris par les bras tandis qu'un troisième m'a
violemment frappé à la poitrine avec une barre de fer." ce témoignage ne laisse aucun doute
sur un
groupe
d'agresseurs ethniquement homogène, qui est un des indices
d'un tandem raciste, indice encore renforcé par le
fait qu'aucun des motifs possible de cette attaque n'est
assimilable à de la délinquance classique
(vol, racket, viol...) et ne semble motiver l'agression.
C'est ainsi, d'ailleur que le
consulat dItalie relate l'incident, déclarant
que ses ressortissants ont été assaillis "sans aucune
raison évidente".
La réaction
des habitants du coin est, elle aussi, édifiante.
Lorenzo Premoli poursuit son témoignage en racontant:
"Ce qui m'a le plus
stupéfié, c'est le comportement des gérants de bars et des
commerçants. Ils ont assistés à la scène, mais ils ont refusés
de nous aider ou d'appeler la police au téléphone. Certains
ont même baissé leur rideau de fer devant nous"
Une enseignante qui accompagnait les enfants ajoute:
"C'en est écurant. On ne voulait que mettre
nos enfants à l'abri"
A la goutte d'Or, il est difficile
d'imaginer qu'un maghrébin ou un Arabe puisse se
faire agresser par un groupe de Blancs. En effet, une forte
solidarité ethnique joue au sein d'une population qui a
fait de ses origines afro-maghrébine un point de
raliement.
Des habitants qui lançaient
des projectiles depuis leurs fenêtre aux adolescents qui
ont tabassé ces jeunes italiens à coups de barre de fer,
en passant par commerçants qui ont fermé leurs portes et
ont refusé d'appeler la police, Il existe dans cette enclave
une "ambiance" raciste. Ce ne sont pas seulement
des adolescents d'origine africaine qui se sont comporté
de façon violente mais c'est aussi toute une population
qui a été complice.
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