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Depuis
plusieurs années, et suite à leffondrement des communismes,
la gauche Française opère un recentrage idéologique. Aujourdhui,
Cest le facteur " ethnique " qui
est le plus petit commun dénominateur de tous les courants
politique de gauche. A la lutte des classes de jadis, la
gauche a substitué la lutte des races ; après le "bourgeois"
ou le "capitaliste" dantan, cest désormais
le "blanc privilégié", ce raciste, ce sexiste,
ce fasciste, et cet homophobe, quelle accuse de tous
les maux de la société.
Cest dans le cadre de cette
vision raciale de la société que la gauche se présente désormais
comme " anti-raciste ", face à la droite
" raciste ". Ce nouveau positionnement
idéologique lui a permis de recycler facilement toute sa
vieille rhétorique " anti fasciste ".
Est "raciste" et " fasciste" toute
personne qui ne vote pas pour elle. (je développe ces thèmes
dans mon essais sur la
gauche raciste). Cette tendance a été parfaitement illustrée
par les propos tenus par ceux de ses chefs de file qui ont
été défaits aux élections municipales, où les électeurs
se sont vus systématiquement accusés de racisme et de fascisme.
Elisabeth Guigou, ministre
de lemploi, a été largement battue à Avignon. Elle
ne recueille que 36,4% des suffrages, contre 63,6% pour
sa rivale du RPR, Marie-Jose Roig. Dés lannonce de
sa défaite, elle prend le micro, visiblement émue, pour
déverser tout son mépris pour ceux dont elle prétendait
être lélue. Elle accuse la droite davoir opéré
le " recyclage de lélectoral
Front National ", qui se serait opéré grâce " au populisme
teinté de XENOPHOBIE ". En clair : Tous les avignonnais
qui nont pas voté pour elle sont des fachos et des
racistes.
Jacques Lang, Ministre
de léducation, na pas plus dégard pour
ceux qui lont éconduis. Battu de justesse, à 37 voix
décart, par le candidat UDF Nicolas Pérruchot, il
accuse celui ci davoir récupéré les voix du Front
national. Pour lui, les Frontistes " ont
appelés leurs électeurs à voter pour le candidat de droite,
lequel candidat de droite a fait campagne sur des thèmes
très proches de ceux du FN ". C'est faux, puisque le Front National
a maintenu son candidat au second tour. Le mensonge na
pas lair de déranger Jacques Lang, plus soucieux daccuser
ses sales-français-racistes de concitoyens que de regarder
le bilan de son mandat : une hausse fulgurante de la
délinquance, due à une politique ethnique qui consiste à
offrir spectacles et vacances aux racailles, tout en méprisant
et en fustigeant les sales "céfrans" qui ont le
mauvais goûts de se plaindre des agressions, des caillassages,
du vandalisme dont ils sont victimes. Symbole de cette violence
devenue incontrôlable : Le poste de police de Blois
a été attaqué à la voiture bélier
Catherine Trautman,
ministre de la culture, vient à son tour allonger la liste
des ministres éconduis pour qui les raisons de la défaite
doivent être trouvés dans le comportement raciste des électeurs
français. Elle perd face à la centriste Martine Keller,
qui emporte la mairie avec 50,85% des voix. Comme à Blois
avec Jacques Lang, la délinquance a explosé pendant le mandat
de la maire sortante : Plus 12,5% de délit en lan
2000, plus 45% de vols avec violence, 1800 voitures brûlées.
Quimporte, pour Trautmann, sa défaite nest explicable
que par le fait que l UDF " a bénéficié du report
massif des voix dextrême droite ".
Si les propos tenus
par les ministres battus de la gauche en disent long sur
un état desprit qui règne dans leurs rangs, ce sont
néanmoins la campagne municipale de Toulouse, et la victoire
de Philippe Douste-Blazy, qui sont le symbole des élections
municipales de 2001. Il faut dire que, depuis le début de
la campagne électorale, les membres de la liste " motivés ",
à laqelle était confronté lancien ministre de la culture,
avait été particulièrement chouchoutés par la gauche parisienne
bien pensante et ses relais médiatiques. En effet, cette
liste avait tout pour leur plaire : Elle était composée,
entre autres, des jeunes maghrébins de Zebda, et donc " éthniquement
correcte ". Demblée, les élections municipales
à Toulouse étaient considérées comme un enjeu majeur :
cétait l "intégration"
contre l "exclusion",
la gauche ethnique contre la droite
"raciste". Avec la large
couverture médiatique accordée à cette liste, le chantage
racial implicite martelé pendant des semaines sur toutes
les ondes, la victoire au second tour de François Simon,
qui avait recueilli sur sa liste des membres de la liste
"motivés" ne devait faire aucun doute. En fait,
la victoire de Philippe Douste-Blazy sera écrasante :
55,13 %.
Aussitôt les résultats
connus, Salah Amokrane émet un commentaire typique du chantage
racial : " La droite
a fait campagne sur mon nom et cultivé le sentiment anti-arabe " et Mouss, un des chanteurs de Zebda
dajouter " on nous
a pris pour des Pittbulls ". François Simon y va lui aussi
de son commentaire, en parlant de Douste-Blazy. "Je ne lui
pardonnerais jamais davoir fait de Salah Amokrane
un épouvantail électorale ". Il renchérit " Mon
adversaire a joué sur le rejet des autres, sur des réflexes
de peur pour lemporter ".
Ce quon reproche
à Philippe Douste Blazy ? Davoir osé critiqué
un "arabe" qui, lui, ne sétait pourtant
pas privé pour le ridiculiser. Philippe Douste-Blazy aurait
du encaisser tous les coups et subir toutes les avanies
de Salah Amokrane sans jamais chercher une confrontation
médiatique...
Et quoi dautre ?
Lorsquils ont su quils risquaient davoir
des membres de la liste "motivé" dans léquipe
municipale dirigeante, 13 000 abstentionnistes sont allés
voter au second tour, massivement pour la liste de Philippe
Douste Blazy, et cela non seulement dans les quartiers "bourgeois",
mais aussi dans les quartiers "défavorisés". Les
électeurs ont-ils eut tort de prendre les membres de la
liste "motivés" et leur partisans, pour des pittbulls ?
Pas tout à fait. Dès lannonce des résultats, les motivés
se réunissent devant la mairie et se livrent à des violences
à caractère politique : Le nouveau maire est pris à
parti par des centaines de "motivés" qui lui lancent
toutes sortes de projectiles, allant de la crotte de chien
aux chaises, Il faudra une charge de CRS pour disperser
les fachos rouges qui sopposent à lélection
libre et démocratique dun représentant du peuple Français.
Les électeurs, eux ont fait un autre choix : celui
de ne subir que pendant une soirée la violence, le racisme
et la haine de la racaille à Zebda, Plutôt que de la subir
tous les soirs, comme à Strasbourg ou à Blois, lorsque des
ministres de ces villes y étaient maires.
Au soir du 18 Mars,
la gauche devra faire ses comptes : La vague rose na
pas eut lieu. Les verts, qui jouent la carte ethnique depuis
plusieurs années, en militant en priorité pour une immigration
sans restriction et le droit de vote pour les étrangers
plutôt que sur des thèmes écologistes, ont encore progressé.
Le parti communiste français a encore régressé et se trouve
quasiment au même niveau que Lutte Ouvrière.
A une gauche qui sinterroge
sur son échec, Jean-Claude Gayssot apporte une réponse dans
un article titré "ce qui doit
chager au parti communiste" publié
le 31 Mars dans les colonnes du Figaro.
" Je
pense
à cette France " Black Blanc
- Beur ", et en particulier à ses jeunes qui peuplent
les cités de nos grandes villes
Certes, la politique
leur donne ce quelle sait faire : une " politique
de la ville ". Mais dans ses gestes, elle leur
refuse chaque jour lessentiel : la reconnaissance
de leur dignité. Car la politique
est "blanche", comme lembauche,
le logement digne de ce nom ou la boite de nuit du samedi
soir, et cela retombe comme une ségrégation à lencontre
de tous
Imagine-t-on
ce qui se produirait chez eux si un parti
mettait
enfin en pratique lidée de la " France plurielle "
Sil
se décidait enfin par des actes conséquents et quotidiens
à décoloniser les esprits ?
Il
y a un siècle et demi, les communistes de Marx surent dire
aux ouvriers qui nétaient rien quils étaient
tout, quils étaient un sujet de lhistoire (La
" classe ouvrière "), appelés non seulement
à se libérer, eux, mais aussi à libérer la société toute
entière. Qui peut dire ce qui se passerait si les communistes
daujourdhui accomplissaient une semblable " folie "
en
direction des " damnés de la ville "
"
La politique nest
plus "bourgeoise", elle est "blanche".
C'est ainsi que le ministre communiste fait passer sans
scrupule l'idée du mythe de la cuillère en
argent pour gagner des voix chez les électeurs des
minorités ethniques
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