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Jadis
un moment festif pendant lequel on débouchait le
champagne entre amis, le reveillon de la Saint Sylvestre
devient chaque année l'occasion pour certaines personnes
de laisser libre cour à leur haine. Dans une France
où, selon le Figaro du 9 septembre, plus de 20 000
voitures avaient été incendiées entre
le 1er janvier et le 1er septembre 2005, puis qui avait
été secouée, d'octobre à novembre,
par 16 jours d'émeutes raciales pendant lesquels
avaient été brûlées 8 400 voitures
de plus (le parisien du 14 novembre) , Nicolas Sarkozy,
le ministre de l'intérieur, a voulu donner une impression
de fermeté pour prévenir un regain de violence
dans les quartiers. Rien n'y a fait: au matin du 1er Janvier,
425 voitures auront été incendiées,
une nette augmentation par rapport au nouvel an 2005, pendant
lequel "les jeunes" avaient brûlés
333 véhicules. (1)
Mais cette augmentation considérable (27,6 %) du
nombre de feux de voitures va être éclipsée
par un évènement qui va montrer une fois de
plus que le gouvernement ne maitrise plus rien dans les
banlieues: le pillage du TER 17430 Nice-Lyon
Avec
l'arrivée du Nouvel An, la direction de la SNCF,
dans le sud de la France, a décidé de monter
une opération "ticket à 1€20".
L'opération part d'une bonne intention: permettre
aux gens de circuler facilement dans les transports en commun.
Mais c'est aussi une idée stupide qui va surtout
faciliter les déplacements des bandes de "jeunes"
venus des cités sensibles un jour où, justement,
le mieux à faire serait de supprimer les transports
en communs pour qu'ils ne puissent aller nul part. Inévitablement,
des incidents éclatent. Le 31 janvier vers 20h30,
la police nationale est contrainte d'intervenir en gare
de Nice pour interpeller 22 "jeunes" soupçonnés
d'avoir défoncé les vitres d'un Wagon. Quelques
heures plus tard, vers 23h30 elle intervient à nouveau,
cette fois parce que 13 autres "jeunes" ont incendié
les sièges d'une rame (2)
(3).
Le
lendemain matin à 6h00, le train 17430 quitte la
gare de Nice en direction de Lyon. Parmis les centaines
de voyageurs qui se sont installés dans les dix rames
du TER, plusieurs dizaines de "Jeunes" venus des
cités Font-Vert, La Busserine et Félix-Pyat,
des quartiers chauds du nord de Marseille qui, dans la soirée,
se sont rendus dans les Alpes Maritimes pour aller assister
à un concert de Raï (4).
Parmis eux, se trouvent ceux qui, la veille, avaient été
interpellés par la police (5).
Le trajet se déroule sans encombre jusqu'à
la gare de Saint Raphaël où, à 6h50,
trois agents de la sureté ferroviaire et leur chien
descendent du train sans signaler d'incident (6).
Lorsque
le train se remet en route, les "jeunes" savent
qu'il n'y a plus aucun représentant de la loi à
bord et ce qui va suivre sera digne d'une scène de
Far West. Ce qui va se passer deviendra "le pillage
du Nice-Lyon".
Pendant
une demi heure, les bandes, qui se divisent généralement
en groupe de 5 ou 6 se livrent à un déchainement
de violence. Deux wagons sont saccagés. Leurs portes:
cassées. Leurs sièges: lacérés
à coups de couteaux et souillés d'ordures.
(7) Mais
la racaille s'en prend surtout aux passagers. "T'es
mort" hurlent-ils "Tu vas crever"
. Remontant les rames, provoquant des mouvements de
panique parmis les passagers, ils rançonnent, menacent
et insultent les uns et les autres (8)
.
Un
couple est pris à parti par un des groupes. Le jeune
homme, Bruno L., un artisan joaillier d'origine marseillaise
qui habite à Paris évalue vite la situation.
"J'ai tout de suite compris" témoignera-t-il
"qu'il fallait planquer ma copine." Quand
on a vécu à Paris et qu'on a été
contraint de cotoyer les jeunes afro-maghrébins dans
le métro, on sait de quel côté se trouve
la haine. On sait ce que sont les insultes,
les crachats,
le harcèlement envers des femmes et les agressions.
On est peut être pas "raciste",
mais on est réaliste. Peut être aussi
les souvenirs du
viol du Dunquerque-Lille, commis par des "jeunes"
venus de Lille Sud.
Après
avoir mis sa compagne à l'abri dans un local fermé,
il se retrouve face à 20 "jeunes" qui le
dépouillent dans les règles de l'art et le
délestent de son portefeuille, de son portable, de
ses reçus de carte bleu et d'une clé USB.
Son amie, elle, est assiègée par la meute
d'enragés. Terrorisée, elle se demande avec
quoi elle pourrait frapper le premier qui défoncera
la porte ou si elle va devoir sauter par la fenêtre
tandis qu'ils lui disent : «On va te niquer !
On va te faire la peau !» (9)
Une
autre jeune femme n'aura pas sa chance. Charlotte N., une
étudiante de 20 ans, attend calmement sur le quai
de la gare d'Arcs-Draguignan après avoir passé
les fêtes en famille. Incapable d'imaginer que la
terreur reigne à bord du TER, elle s'apprète
à monter dans le train et elle a à peine le
temps de poser le pied sur la première marche du
wagon qu'elle est littéralement "aspirée"
à l'intérieur par un groupe de "jeunes"
âgés d'entre 15 et 20 ans qui la dépouille
de son portefeuille, de son argent et de son chèquier
(10).
L''horreur commence "Je n'étais plus un
être humain. J'étais réduite à
l'état d'un objet, bousculée de l'un à
l'autre. " Elle est victime d'une agression sexuelle
et frappée avec une telle brutalité qu'elle
en aura un cocard à l'oeil droit (11).
Non loin d'elle, un jeune passager n'ose pas intervenir.
Inutile pour lui de tirer le signal d'alarme, le train est
déjà à l'arrêt de toute façon.
Tandis
que la scène sordide se déroule dans le wagon,
d'autres "jeunes" hurlent des insultent aux gendarmes
qui sont venus là: des Insultes albophobes, des quolibets
anti-blancs, des propos racistes fusent des fenêtres
des wagons. Les jeunes laissent libres cour à leur
haine. (12)
Il
faudra l'arrivée de plusieurs brigades de gendarmerie
et de pelotons d'intervention de Draguignan et de Fréjus
pour que l'ordre revienne. La police ne reussit à
procéder qu'à trois interpellations. Les deux
plus agés ont 19 ans et sont tous les deux nès
au Maroc, ils se nomment Aziz Ed Doubia et Ashraf Bouzizoua
- c'est un récidiviste. Tous deux sont accusés
de vols en réunions, à quoi s'ajoute, pour
Doubia, une accusation d'atteinte sexuelle en réunion.
L'un des deux est en situation irrégulière
sur le territoire français... (13).
Des
plaintes, bien que 20 à 30 personnes aient été
dépouillées, il y en aura peu. Trois au total.
En effet, les agents de la SNCF ont fait pression sur les
passagers pour qu'ils remontent dans le train plutôt
que d'aller porter plainte. (14).
Dans
les jours qui suivent, toutes sortes de polémiques
vont éclater. Nicolas Sarkozy et la SNCF vont tenter
de se renvoyer la balle et la responsabilité. le
04 Janvier, avec un rare cynisme, le parti socialiste, va
tenter d'exploter le sujet réclamant que "toute
la vérité soit faite" sur l'affaire.
(15) Y compris la vérité sur les détails
ethniques ?...
Le 4 janvier, Jacques Chirac, qui sent qu'après la
désastreuse gestion des émeutes raciales en
octobre, l'affaire vient encore plus montrer son incapacité
à gérer le pays, va monter au créneau
pour tenter d'allumer un contrefeu en déclarant que
"ce qui s'est passé est tout à fait
innacceptable et les coupables seront punis et recherchés
comme il se doit."(16) Les fait vont lui donner
tort.
le
5 janvier 2005, le procureur de la république de
Draguignan ouvre une information judiciaire contre X (17)
mais elle n'aura aucun résultat tangible. Si plusieurs
suspects sont mis en garde à vue le 7 Janvier 2005,(18)
ils seront relachés dans les jours qui suivent. (
19) (20).
Nicolas Sarkozy, lui, va gesticuler comme il en à
l'habitude, croyant sans doute qu'après les chasses
aux Blancs des manifestations lycéennes, les émeutes
raciales et désormais une saint sylvestre encore
plus violente qu'à l'habitude, il fait encore illusion.
Par-ci, il promet 1500 policiers pour un service national
de police ferroviaire, parce que "les déplacements
de bandes sont difficilement gérables"
(21).
Par-là, il demande le durcissement des peines contre
les mineurs parce qu'"On n'est pas un mineur aujourd'hui
en 2006 comme on l'était en 1945." (22)
Il a presque raison mais ce n'est pas que les mineurs ne
se comportent plus comme avant: c'est que les mineurs d'aujourd'hui,
étant différents de ceux de 1945, ont des
comportements différents.
Une
seule question est soigneusement évitée par
les politiciens et par les médias, c'est aussi un
problème fondamental: le problême de l'immigration.
Et La question de marocains en situation de délinquance
migratoire qui de surcroit agressent ou violent des Français
et des Françaises. La question d'insultes et de propos
anti-blancs. La question d'étrangers qui, à
mesure qu'ils deviennent plus nombreux, sont chaque année
plus violents et plus haineux.
En
attendant, rien ne change :
Le
08 janvier, une bande d'une vingtaine d'africains s'est
attaquée aux passagers du train Melun-Paris . (23)
Pourquoi se gèneraient-ils: comme nos politiciens,
nous sommes devenus tellement lâches...
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