26 avril 2005
 

Terreur à Bord du TER 17430 Nice-Lyon

 
 

 

Jadis un moment festif pendant lequel on débouchait le champagne entre amis, le reveillon de la Saint Sylvestre devient chaque année l'occasion pour certaines personnes de laisser libre cour à leur haine. Dans une France où, selon le Figaro du 9 septembre, plus de 20 000 voitures avaient été incendiées entre le 1er janvier et le 1er septembre 2005, puis qui avait été secouée, d'octobre à novembre, par 16 jours d'émeutes raciales pendant lesquels avaient été brûlées 8 400 voitures de plus (le parisien du 14 novembre) , Nicolas Sarkozy, le ministre de l'intérieur, a voulu donner une impression de fermeté pour prévenir un regain de violence dans les quartiers. Rien n'y a fait: au matin du 1er Janvier, 425 voitures auront été incendiées, une nette augmentation par rapport au nouvel an 2005, pendant lequel "les jeunes" avaient brûlés 333 véhicules. (1) Mais cette augmentation considérable (27,6 %) du nombre de feux de voitures va être éclipsée par un évènement qui va montrer une fois de plus que le gouvernement ne maitrise plus rien dans les banlieues: le pillage du TER 17430 Nice-Lyon

Avec l'arrivée du Nouvel An, la direction de la SNCF, dans le sud de la France, a décidé de monter une opération "ticket à 1€20". L'opération part d'une bonne intention: permettre aux gens de circuler facilement dans les transports en commun. Mais c'est aussi une idée stupide qui va surtout faciliter les déplacements des bandes de "jeunes" venus des cités sensibles un jour où, justement, le mieux à faire serait de supprimer les transports en communs pour qu'ils ne puissent aller nul part. Inévitablement, des incidents éclatent. Le 31 janvier vers 20h30, la police nationale est contrainte d'intervenir en gare de Nice pour interpeller 22 "jeunes" soupçonnés d'avoir défoncé les vitres d'un Wagon. Quelques heures plus tard, vers 23h30 elle intervient à nouveau, cette fois parce que 13 autres "jeunes" ont incendié les sièges d'une rame (2) (3).

Le lendemain matin à 6h00, le train 17430 quitte la gare de Nice en direction de Lyon. Parmis les centaines de voyageurs qui se sont installés dans les dix rames du TER, plusieurs dizaines de "Jeunes" venus des cités Font-Vert, La Busserine et Félix-Pyat, des quartiers chauds du nord de Marseille qui, dans la soirée, se sont rendus dans les Alpes Maritimes pour aller assister à un concert de Raï (4). Parmis eux, se trouvent ceux qui, la veille, avaient été interpellés par la police (5). Le trajet se déroule sans encombre jusqu'à la gare de Saint Raphaël où, à 6h50, trois agents de la sureté ferroviaire et leur chien descendent du train sans signaler d'incident (6).

Lorsque le train se remet en route, les "jeunes" savent qu'il n'y a plus aucun représentant de la loi à bord et ce qui va suivre sera digne d'une scène de Far West. Ce qui va se passer deviendra "le pillage du Nice-Lyon".

Pendant une demi heure, les bandes, qui se divisent généralement en groupe de 5 ou 6 se livrent à un déchainement de violence. Deux wagons sont saccagés. Leurs portes: cassées. Leurs sièges: lacérés à coups de couteaux et souillés d'ordures. (7) Mais la racaille s'en prend surtout aux passagers. "T'es mort" hurlent-ils "Tu vas crever" . Remontant les rames, provoquant des mouvements de panique parmis les passagers, ils rançonnent, menacent et insultent les uns et les autres (8) .

Un couple est pris à parti par un des groupes. Le jeune homme, Bruno L., un artisan joaillier d'origine marseillaise qui habite à Paris évalue vite la situation. "J'ai tout de suite compris" témoignera-t-il "qu'il fallait planquer ma copine." Quand on a vécu à Paris et qu'on a été contraint de cotoyer les jeunes afro-maghrébins dans le métro, on sait de quel côté se trouve la haine. On sait ce que sont les insultes, les crachats, le harcèlement envers des femmes et les agressions. On est peut être pas "raciste", mais on est réaliste. Peut être aussi les souvenirs du viol du Dunquerque-Lille, commis par des "jeunes" venus de Lille Sud.

Après avoir mis sa compagne à l'abri dans un local fermé, il se retrouve face à 20 "jeunes" qui le dépouillent dans les règles de l'art et le délestent de son portefeuille, de son portable, de ses reçus de carte bleu et d'une clé USB. Son amie, elle, est assiègée par la meute d'enragés. Terrorisée, elle se demande avec quoi elle pourrait frapper le premier qui défoncera la porte ou si elle va devoir sauter par la fenêtre tandis qu'ils lui disent : «On va te niquer ! On va te faire la peau !» (9)

Une autre jeune femme n'aura pas sa chance. Charlotte N., une étudiante de 20 ans, attend calmement sur le quai de la gare d'Arcs-Draguignan après avoir passé les fêtes en famille. Incapable d'imaginer que la terreur reigne à bord du TER, elle s'apprète à monter dans le train et elle a à peine le temps de poser le pied sur la première marche du wagon qu'elle est littéralement "aspirée" à l'intérieur par un groupe de "jeunes" âgés d'entre 15 et 20 ans qui la dépouille de son portefeuille, de son argent et de son chèquier (10). L''horreur commence "Je n'étais plus un être humain. J'étais réduite à l'état d'un objet, bousculée de l'un à l'autre. " Elle est victime d'une agression sexuelle et frappée avec une telle brutalité qu'elle en aura un cocard à l'oeil droit (11). Non loin d'elle, un jeune passager n'ose pas intervenir. Inutile pour lui de tirer le signal d'alarme, le train est déjà à l'arrêt de toute façon.

Tandis que la scène sordide se déroule dans le wagon, d'autres "jeunes" hurlent des insultent aux gendarmes qui sont venus là: des Insultes albophobes, des quolibets anti-blancs, des propos racistes fusent des fenêtres des wagons. Les jeunes laissent libres cour à leur haine. (12)

Il faudra l'arrivée de plusieurs brigades de gendarmerie et de pelotons d'intervention de Draguignan et de Fréjus pour que l'ordre revienne. La police ne reussit à procéder qu'à trois interpellations. Les deux plus agés ont 19 ans et sont tous les deux nès au Maroc, ils se nomment Aziz Ed Doubia et Ashraf Bouzizoua - c'est un récidiviste. Tous deux sont accusés de vols en réunions, à quoi s'ajoute, pour Doubia, une accusation d'atteinte sexuelle en réunion. L'un des deux est en situation irrégulière sur le territoire français... (13).

Des plaintes, bien que 20 à 30 personnes aient été dépouillées, il y en aura peu. Trois au total. En effet, les agents de la SNCF ont fait pression sur les passagers pour qu'ils remontent dans le train plutôt que d'aller porter plainte. (14).

Dans les jours qui suivent, toutes sortes de polémiques vont éclater. Nicolas Sarkozy et la SNCF vont tenter de se renvoyer la balle et la responsabilité. le 04 Janvier, avec un rare cynisme, le parti socialiste, va tenter d'exploter le sujet réclamant que "toute la vérité soit faite" sur l'affaire. (15) Y compris la vérité sur les détails ethniques ?...

Le 4 janvier, Jacques Chirac, qui sent qu'après la désastreuse gestion des émeutes raciales en octobre, l'affaire vient encore plus montrer son incapacité à gérer le pays, va monter au créneau pour tenter d'allumer un contrefeu en déclarant que "ce qui s'est passé est tout à fait innacceptable et les coupables seront punis et recherchés comme il se doit."(16) Les fait vont lui donner tort.

le 5 janvier 2005, le procureur de la république de Draguignan ouvre une information judiciaire contre X (17) mais elle n'aura aucun résultat tangible. Si plusieurs suspects sont mis en garde à vue le 7 Janvier 2005,(18) ils seront relachés dans les jours qui suivent. ( 19) (20). Nicolas Sarkozy, lui, va gesticuler comme il en à l'habitude, croyant sans doute qu'après les chasses aux Blancs des manifestations lycéennes, les émeutes raciales et désormais une saint sylvestre encore plus violente qu'à l'habitude, il fait encore illusion. Par-ci, il promet 1500 policiers pour un service national de police ferroviaire, parce que "les déplacements de bandes sont difficilement gérables" (21). Par-là, il demande le durcissement des peines contre les mineurs parce qu'"On n'est pas un mineur aujourd'hui en 2006 comme on l'était en 1945." (22) Il a presque raison mais ce n'est pas que les mineurs ne se comportent plus comme avant: c'est que les mineurs d'aujourd'hui, étant différents de ceux de 1945, ont des comportements différents.

Une seule question est soigneusement évitée par les politiciens et par les médias, c'est aussi un problème fondamental: le problême de l'immigration. Et La question de marocains en situation de délinquance migratoire qui de surcroit agressent ou violent des Français et des Françaises. La question d'insultes et de propos anti-blancs. La question d'étrangers qui, à mesure qu'ils deviennent plus nombreux, sont chaque année plus violents et plus haineux.

En attendant, rien ne change :

Le 08 janvier, une bande d'une vingtaine d'africains s'est attaquée aux passagers du train Melun-Paris . (23) Pourquoi se gèneraient-ils: comme nos politiciens, nous sommes devenus tellement lâches...

 
 
 
 
 
 
 
 
 
         
 

   
 
     
         
 
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