| |

Un
jeune Blanc pris à parti par les dépouilleurs
afro-maghrébins pendant les violences du 23 mars
2006
source
Yahoo / reuters
Le
manque d'anticipation
Dans
les heures qui vont suivre la manifestation anti-CPE du
23 mars 2006, une petite polémique va éclater
sur le rôle jouée par la police et sur son
inaction. La méthode avait déjà été
utilisée par les partis de gauche lors des manifestations
lycéennes.
De
façon plus surprenante, la capacité de Nicolas
Sarkozy de prévenir ce type d'incidents n'a pas du
tout été évoqué. Paradoxalement,
Celui que les médias présentent comme un modele
de fermeté s'avère pourtant, si on juge son
bilan, être une catastrophe d'un point de vue sécuritaire.
Jamais la France n'a vu, en si peu de temps, autant de manifestations
de violence à grande échelle. Elles ont commencé
avec les manifestations lycéennes contre la loi Fillon.
Elles ont continuées avec la gestion calamiteuse
des émeutes de banlieues, incidents qui sont généralement
réglés en deux ou trois jours en Grande Bretagne,
et qui se sont éternisés 18 jours en France.
Elle ont rebondi quelques semaines plus tard lorsque les
centaines de passagers du train Nice-Lyon ont été
pris en otage par des bandes ethniques regroupant des dizaines
de "jeunes". Elles se renouvellent à nouveau
en Mars. Paris, en effet, n'a pas été la seule
ville touchée par la violence des bandes, la Seine
saint Denis a également été le théâtre
de scènes d'émeutes.
Hors
on peut légitimement douter de l'efficacité
du Ministre de l'intérieur dans la gestion des violences
raciales dans la mesure où l'on n'a pas affaire ici
à un phénomène nouveau mais à
la reproduction, à l'identique, de ce qui s'était
produit un an plus tôt.
Manifestement,
on n'a pas tiré les enseignements de ce qui s'était
déjà produit. De plus, il y avait eu de nombreux
signes avant coureurs de ce qui s'est produit à Paris
le 23 Mars. La presse avait déjà signalé
que les journalistes s'étaient fait agresser en banlieue
pendant les manifestations et dès le 21 mars, le
retour des dépouilleurs dans les manifestations à
Paris même avait été largement signalé.
la question n'est donc pas de savoir pourquoi les policiers
présents sur place ne sont pas intervenus pendant
les manifestations mais plutôt pourquoi le ministere
de l'Intérieur n'a mis en place aucune mesure de
prévention avant celles-ci. Comment expliquer
ce Fiasco ?
"Racailles"
et peur de stigmatiser
La
réponse se trouve, en filigrane, dans les déclarations
de Nicolas Sarkozy devant les caméras de télévision.
Interrogé au sujet de l'inaction des policiers, Nicolas
Sarkozy avait répondu aux journalistes que "Nous
devons protéger les manifestants et interpeller les
casseurs. Le problême c'est que bien souvent ils ont
le même âge, la même tenue, et que ce
n'est pas si facile de faire la différence entre
celui qui est un casseur, avant qu'il ne casse, et celui
qui est un manifestant." Derrière l'inaction
de la police et les propos modérés de Nicolas
Sarkozy, on sent poindre la polémique du "Karcher"
et des "racailles", qui avait éclaté
pendant les premiers jours des émeutes raciales lorsqu'
Azzouz Begag, paralysant l'action du gouvernement, avait
provoqué une crise politique en prenant fait et cause
pour les émeutiers. Simplement, le 23 mars, on n'a
pas voulu stigmatiser les "jeunes" de banlieue
en procédant à des contrôles et à
des interpellations, par crainte de heurter les sensibilités
communautaristes des uns et des autres.
C'est
aussi dans les émeutes d'Octobre-Novembre qu'il faut
comprendre la modération dont la presse, particulièrement
de Gauche, fait preuve vis à vis de Nicolas Sarkozy.
Aujourd'hui, chacun est conscient que ces émeutes
risquent d'avoir, à un an des élections présidentielles,
un profond impact sur le scrutin et d'aucuns craignent de
voir le Front National rééditer, voir améliorer,
sa performance d'Avril 2002. Pour cette raison, alors que
tout indique que le Ministre de l'Intérieur est incapable
de gérer la violence urbaine, nul ne s'avise de porter
atteinte à son image.
Souligner
la gestion calamiteuse de l'insécurité de
rue par Nicolas Sarkozy, alors que le Parti socialiste n'a
aucune crédibilité dans ce domaine, c'est
prendre le risque de voir les électeurs se tourner
vers un Front National dont les prédictions se sont
avérées, en fin de compte, exactes. Paradoxalement,
c'est son incompétence qui vaut à Nicolas
Sarkozy une bonne presse. En réalité, Celui
qu'on présente comme le champion de la sécurité
est celui de l'insécurité. il est le recordman
du nombre de voitures brûlées en un an, soit
45 588 en 2005, du nombre de voiture brülées
un nouvel an, soit 425 le 01 janvier 2006 et du nombre de
voitures brülées un 14 juillet, soit 500. Un
tel bilan mériterait pourtant bien des critiques.
Une
conséquence de l'immigration
Autre
polémique dont on évite de parler, bien sur,
c'est celle de l'immigration. Il suffit de regarder les
photos de dépouilleurs pour remarquer la dimension
ethnique du phénomène. En sédentarisant
Africains et Maghrébins dans l'héxagone, sommes
nous en train de faire le bon choix ? On a vu, cette année,
la nette émergence d'un phénomène d'hyper-violence
clairement associée à la présence de
jeunes immigrés africains dans les bandes de dépouilleurs.
elle révéle que le changement démographique
de la nature de l'immigration s'accompagne de nouvelles
formes de comportements délinquants. Ce qui s'est
déroulé sur la place des Invalide, c'est une
forme de violence nouvelle en France, teintée de
sadisme, qui fait écho à celle des campagnes
du Zimbabwe, des banlieues
d'Abidjan, des
fermes d'Afrique du Sud ou des rues
de Cincinatti.
Entre
1994 et 2002, les rapports sur les titres de séjours
montrent que le nombre d'immigrés africains a augmenté
de 63 % en à peine 9 ans. Encore les chiffres du
ministere de l'intérieur sont-ils minimisés
par le recours aux naturalisations, le fait qu'on n'attribue
pas de titre de séjour aux mineurs -ceux là-même
qui formaient le gros des bandes de dépouilleurs-
et l'impossibilité de comptabiliser les clandestins.
Devant une telle augmentation, on peut difficlement parler
de maitrise des flux migratoires. Comment est gérée
l'immigration africaine aujourd'huis? Difficile de le dire:
depuis 2002, date d'arrivée de Nicolas Sarkozy à
la tête du ministère de l'intérieur,
celui ci n'a plus diffusé sur son site un seul rapport
annuel sur les titres de séjours et ils ne sont pas
disponibles non plus sur le site de la documentation française.
Toutefois, l'absence de mesure significative en matière
de lutte contre l'immigration clandestine et d'arrêt
de celle ci laisse penser que la tendance générale
de n'a pas changée.
L'enchainement
de violences à grande échelle qui ont toutes
une dimension raciale devrait nous pousser à nous
demander si une société multiethnique est
une société aussi généreuse
et aussi saine qu'on veut nous le faire croire. Pour l'instant,
tout indique le contraire, et force est de constater que
les comportements de masse les plus violents et les plus
racistes n'ont pas été le fait de la population
blanche.
|
|