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source
: simonmol.com
Simon Mol était une personnalité des milieux
antiracistes polonais |
Le
5 janvier 2007 à Varsovie, la police polonaise a
procédé à l'arrestation de Simon Mol,
un réfugié politique d'origine camerounaise.
Il était accusé d'avoir délibérément
contaminé avec le virus du Sida plusieurs jeunes
femmes. Si l'affaire a fait grand bruit, trouvant même
un écho au delà des frontières du pays,
c'est parce que l'homme n'était rien moins que le
chef de file de la cause anti-raciste en Pologne et le porte
parole du droit des immigrés qui y vivent.
Simon
Mol, de son vrai nom Simon Moloke Njié, arrive en
Pologne en Juin 1999. Il est délégué
Ghanéen au congrès annuel organisé
à Varsovie du PEN international, une organisation
de promotion de la littérature et de la liberté
d'expression. Comme nombre d'Africains, il demande le statut
de réfugié politique et pour l'obtenir, il
s'invente un passé de dissident politique persécuté
et systématiquement emprisonné dans tous les
pays d'Afrique qu'il traverse.
Il
raconte qu'il aurait fuit le Cameroun en 1996. Il y aurait
après avoir été mis deux semaines en
prison pour «propos subversifs» suite
à la publication d'articles critiques à l'égard
du gouvernement. Il aurait été mis en garde
de ne pas publier d'articles sur un scandale de corruption
puis aurait été libéré sous
caution. Il se serait enfuit au Ghana puis au Niger où
il aurait fait une première demande d'asile politique.
Celle-ci lui aurait été refusée parce
qu'il avait manifesté son intention de poursuivre
son travail de journaliste. Les autorités nigériennes
l'auraient alors remis en prison une semaine avant de l'expédier
au Burkina-Faso, où il aurait à nouveau été
détenu une semaine avant d'êttre renvoyé
vers le Ghana. C'est dans ce pays qu'en 1997, il obtient
l'asile politique grâce à l'appui de l'association
des journalistes ghanéens et de celui du PEN
International. Toutefois, une fois de plus, la publication
d'articles lui auraient valu l'inimitié des autorités
locales ; en Septembre 1998, il aurait été
incarcéré une nouvelle fois durant 47 jours.
D'où sa décision de fuir vers l'Europe.1
Simon
Mol s'installe dans un foyer d'accueil pour demandeurs d'asile
de Debek.2 Pendant l'année
où il y séjourne, des examens médicaux
de routines révèlent qu'il est séropositif.
Il n'y a rien d'exceptionnel. Son cas n'est pas exceptionnel
: Le taux de contamination au virus du sida est plus élevé
chez les africains que chez les européens. Au début
des années 2000, lorsque les demandes d'asile politiques
vont augmenter à travers l'Europe, de nombreux pays
vont enregistrer une recrudescence des cas de Sida.
En
septembre 2000, Simon Mol obtient le statut de réfugié
politique. Le voilà désormais libre de ses
mouvements en Pologne. Simon Mol semble avoir rapidement
pris le poul de la société polonaise et avoir
compris ce qui lui vaudrait le plus d'attention et de sympathie
dans les milieux associatifs du pays. De journaliste victime
des régimes corrompus en Afrique, il devient en Pologne
une victime du racisme.
Car
le sort s'acharne sur le caliméro camerounais. En
Juin 2001, il aurait été victime d'une agression
raciste. Selon son habitude, qui consiste à se tourner
vers le monde associatif local pour obtenir aide et assistance,
il s'empresse de rameuter Amnesty international, qui relate
l'agression dans le rapport que l'association publie en
2002 : Simon Mol, aurait été blessé
à la tête au cours de l'agression. Il aurait
été accompagné d'un ami sénégalais,
qui n'est pas nommé. A son arrivé au commissariat,
les policiers polonais se seraient moqués de lui
et par un fort opportun hasard, ils auraient refusé
de prendre les coordonnés du chauffeur du Taxi, de
sorte que rien ne vient confirmer ou infirmer la version
du camerounais.3 Il dira plus
tard que les agresseurs étaient des Skinheads et
affirmera avoir été victime d'une seconde
agression raciste, elle aussi le fait de Skinheads.4
Désormais,
Simon Mol s'implique dans le mouvement anti-raciste polonais.
En 2002, il fait campagne contre le racisme dans les stades
de Football. Son militantisme lui vaut d'être nommé
en 2003 «anti-raciste de l'année»
par l'organisation Nigdy Wiecej, l'équivalent polonais
de SOS Racisme.5 En avril de
la même année, il est aussi élu «personnalité
du mois» par une autre organisation polonaise,
le Polonian Global Found.6
Il se fait également chercheur et biographe pour
la commission des droits de l'homme des Nation Unis et il
est nommé membre honoraire des branches polonaise
et anglaise du PEN.7 Parallèlement,
il écrit pour le journal anglophone Warsaw Voice
et publie des poèmes. Certains sont traduit en Anglais
le père Edward Osiecki, un prêtre progressiste
qui fondera en 2005 la mission du monde divin de Varsovie,
une organisation caritative prend en charge les demandeurs
d'asile et les immigrés.8
A la même époque, L'étude d'un ouvrage
de Simon Mol, «Tower of Babel», est
intégré au cursus au département des
études orientales de l'université de Varsovie,
il est invité à l'Ecole de Psychologie Sociale
de Varsovie.9
L'accueil
à bras ouverts que réserve à Simon
Mol les milieux associatifs de gauche n'est guère
surprenant. Après des décennies de dictature
communiste émaillée de massacres et de répression,
tout ce qui ressemble de près ou de loin au marxisme
est largement déconsidéré en Pologne
: le discours sur la lutte des classes n'y fait guère
recette. Comme en Europe de l'Ouest, c'est dans l'anti-racisme
qu'intellectuels, universitaires et artistes «engagés»
voient leur bouée de sauvetage. On substitue l'immigré
non-occidental au prolétaire d'antant et on peut
à nouveau se poser en vertueux progressiste. Embrasser
la cause anti-raciste permet à la gauche polonaise
se démarquer du conservatisme ambiant et de faire
le ravalement de façade du discours marxiste, tout
en se distanciant du communisme. Rapportés à
Radio Prague, les propos du père Osiecki illustrent
bien ce recyclage idéologique. Il explique :
«Souvenons
nous du fait que Staline a été le premier
dans l'histoire millénaire de la Pologne, qui soit
parvenu à confiner le peuple polonais dans un Etat
ethnique, nous avions un «Ghetto polonais»
à l'intérieur du bloc communiste. Et 50
années sont suffisamment longues pour causer des
changements de mentalité. Et ceux qui défendent
aujourd'hui la Pologne aux Polonais, et le catholicisme
pour les Catholiques, et tout ce discours, sont l'héritage
vivant de Staline. La Pologne doit s'accoutumer à
ce que des Polonais puissent avoir la peau noire ou la
peau jaune, et qu'ils puissent être d'aussi bons
Polonais que les autres.»10
En
réalité, à l'époque de la dictature
communiste, du fait de programmes d'échanges organisés
entre pays communistes de différents continents,
la Pologne n'a jamais cessé d'être en contact
avec des ressortissants étrangers venus du monde
entier, parmis lesquels de nombreux africains. C'est ainsi
qu'une mésaventure était arrivée à
une jeune polonaise mariée dans les années
1980 à un étudiant africain. Si elles en avaient
eu connaissance, son histoire aurait pu montrer aux victimes
de Simon Mol qu'une relation inter-raciale n'est pas forcement
la garantie d'une idylle sans nuage et qu'elle est souvent
teintée d'une dimension de racisme anti-blanc.
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Source
: aukcja.onet.pl
La couverture de "Biala Niewolnica"
(esclave blanche) |
A
la fin des années 1970, au temps de la dictature
communiste, une jeune polonaise prénommée
Wieslava avait noué une relation amoureuse avec un
étudiant zimbabwéen à l'université
de Varsovie.11 L'homme, Chenjerai
Hunzvi, militait alors au sein du ZAPU, un parti communiste
en lutte contre le régime de Ian Smtih, le dirigeant
de l'ex-rhodésie.12
Pour Hunzvi, nouer un relation avec la jeune polonaise avait
des implications sans grand rapport avec une quelconque
affection. Lorsque le couple était reparti s'installer
au Zimbabwe, Chenjerai Hunzvi se vantait devant son entourage
d'avoir une épouse blanche.13
Wieslava était sa «femme trophée»
: pour certains Noirs, nouer une relation avec une européenne
n'est qu'un moyen de se valoriser socialement - de frimer,
en quelque sorte.. Progressivement toutefois, la relation
avait mal tourné : le Zimbabwéen s'était
mis à la brutaliser de plus en plus, la fouettant
et la frappant à coups de ceinturon.14
En 1992, Wieslava était parvenue à échapper
à son «maitre» en quittant le Zimbabwe.
En 1995, sous le pseudonyme Magda Tunzvi, elle avait publié
en Pologne le récit du calvaire qu'elle avait vécu
sous le titre «Esclave Blanche» (Biala
Niewolnica).15
En
2000, Chenjerai Hunzvi, un raciste anti-blanc devenu un
des principaux dirigeants du Zimbabwe, avait orchestré
une campagne d'expulsion de tous les fermiers blancs en
dépit d'un référendum au cours duquel
les zimbabwéens s'étaient prononcés
contre la saisie sans compensation de leurs terres.16
Mais
revenons à Simon Mol. En Juin 2005, il préside
l'Association des Exiles de Pologne.17
C'est dans le cadre des activités de cette organisation
qu'il monte une troupe de théâtre multi-ethnique.
Il met en scène une pièce de théâtre
«Voyage dans une nouvelle patrie» pour
sensibiliser les polonais aux problêmes des réfugiés.18
En septembre 2005, il devient rédacteur en chef du
quotidien «Voice of Exile».19
En juillet 2006, un des acteurs de la petite troupe, de
nationalité turque, est blessé au cours d'une
bagarre causée par l'alcool. Simon Mol s'empare aussitôt
de l'incident et s'empresse de crier au racisme, recevant
ainsi beaucoup d'attention et de publicité.20
En Novembre 2006, il est à nouveau gratifiée
d'une récompense. A Amsterdam, le PEN international
et Oxfam Novib lui décernent le «prix de
la liberté d'expression» pour avoir créer
le théâtre migrant et pour ses activités
littéraires en faveur du droit des Africains en Pologne.21
La
notorité du Camerounais, à mesure qu'elle
grandit, ne tarde pas à attirer vers lui de nombreuses
polonaises. Souvent idéalistes. Souvent naïves.
Souvent fragiles.
L'une
se nomme Monika. Étudiante en littérature,
la jeune femme rencontre le camerounais pendant qu'elle
effectue un reportage sur le théâtre migrant.
Elle traverse une douloureuse rupture amoureuse ; Simon
Mol s'intéresse à elle. Elle est fascinée
par les militants de la cause des droits de l'homme. Ils
entretiennent une liaison pendant quelques temps.
Une
autre s'appelle Beata, elle a 22 ans. Elle s'intéresse
à l'Afrique et ne tarde pas à être impressionnée
par la connaissance que le camerounais a de ce continent.
Elle en tombe follement amoureuse. C'est le premier homme
de sa vie.
Une
troisième, Sylwia, a 25 ans. Elle vient de terminer
ses études. Sans emploi, elle décide de faire
du bénévolat pour le théâtre
migrant, à défaut d'autre chose. Elle y fait
office de traductrice. Bientôt, elle aussi est séduite
par Simon Mol et finit dans son lit.
Une
quatrième encore, Marta, 24 ans a le coup de foudre
pour l'Africain lorsqu'elle le rencontre par hasard dans
une rue du vieux Varsovie. Très religieuse, ses amis
la décrivent comme déconnectée de la
réalité.22
A
aucune, il ne révèle qu'il a le Sida. Ce comportement,
qu'on peut qualifier - selon qu'on a ou pas de la sympathie
pour le militant anti-raciste, d'irresponsable ou d'incroyablement
cynique – est déjà condamnable en soi.
Mais il y a pire.
Car
Simon Mol n'entend pas avoir de rapports sexuels protégés.
C'est, comme on dit dans le milieu homosexuel, un «bare-backer»
: un individu dangereux qui a le besoin compulsif de faire
ça «à vif». Pour parvenir à
ses fins, celui qui a menti pour obtenir l'asile politique
s'avère être un manipulateur sans scrupules.
A aucun moment il ne se porte volontaire pour enfiler un
préservatif. Et il accuse celles qui ont assez de
bon sens pour lui demander d'en mettre un d'avoir des préjugés
racistes envers les Noirs. Le chantage racial fonctionne
parfaitement : face à cet homme noir que télévisions,
radios et journaux polonais posent en autorité morale
sur les questions du racisme, plusieurs cèdent.23
Pour des femmes comme Beata, qui couchent pour la première
fois avec un homme, le mélange de leur sang avec
la semence du camerounais rend presque inévitable
la contamination.
C'est
par recoupements qu'un médecin de Varsovie découvre
la séropositivité de Simon Mol, lorsqu'une
jeune femme lui dit avoir eu des rapports sexuels avec un
ressortissant camerounais. C'est la troisième fois
qu'une patiente lui fait cette confidence. Lorsque les victimes
contactent le militant anti-raciste, il nie en bloc sa séropositivité
et se livre à son habituel chantage racial.24
A ce stade, elles ignorent toujours que le Camerounais sait
parfaitement qu'il est porteur du virus du sida, et cela
depuis 6 ans. Dans certains cas, l'entourage de Simon Mol
se livrera à des pressions et à des menaces
pour faire taire les "racistes" polonaises.25
En
janvier 2006, l'homme écrit sur son blog dans une
entrée consacrée au Sida qui ressemble fort
à de l'autojustification :
«Il
ne serait pas superflu d'affirmer qu'il y a ici [en
pologne] une détestation rude, troublante et
incrustée envers les Africains. L'accusation de
séropositivité est la dernière arme
qu'en tant qu'Africain, un ennemi peut lever contre vous.
[...] Chaque Africain qui marche dans la rue,
ici, est supposé être séropositif,
et gare à quiconque ose démonter le mythe
qu'on met en place. [...]
La
petite ami d'un homme ne le lyncherait pas non plus sur
un forum public sur un sujet de cette importance [...]
Des trois liaisons que j'ai eu (chacune s'étalant
sur plus d'un an), aucune n'était clandestine car
j'étais connu des parents des filles, aucune ne
s'est plainte d'être séropositive. Pas même
un ennemi conventionnel n'irait aussi loin dans ses accusations.
Seule une entité sans visage, déterminée
et motivée idéologiquement ayant une rancoeur
pathologique le ferait.[...]
Si
j'étais séropositif, je serais mort.»
26
L'affaire
devient publique lorsqu'à la fin de l'année
2006, une des victimes diffuse des mises en garde par le
biais de l'internet. Au début du mois de Janvier
2007, agissant sur plaintes de plusieurs victimes, la police
polonaise arrête Simon Mol, qui menace aussitôt
de se plaindre auprès des organisations internationales
de défense des droits humains. On sait alors que
Simon Mol a contaminé quatre personnes et on pense
qu'il a eu des rapports sexuels avec une centaine de jeunes
femmes. Il est également soupçonné
d'escroqueries et de fraudes divers.27
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source
: Police
de Varsovie
Simon Mol arrêté : il a contaminé
14 jeunes femmes en les accusant de racisme. |
Au
mois de juin 2007, les services du procureur de Varsovie
ont identifié 14 victimes contaminées par
le dirigeant anti-raciste. Parallèlement, une enquête
menée par un journaliste de Rzeczpospolita montre
que Mol a totalement inventé son passé de
journaliste africain et qu'il n'a jamais été
emprisonné pour des raisons politiques, comme il
l'a prétendu.28 Simon
Mol est emprisonné – cette fois-ci pour de
vrai – dans l'attente d'être jugé. Il
pourrait également être déchu du statut
de réfugié politique et expulsé vers
l'Afrique par les autorités polonaises.29
Après
l'arrestation de Simon Mol, les langues ont commencé
à se délier. Sous couvert d'anonymat, une
personne qui dirige un centre dhébergement pour réfugiés
politiques et qui a eu affaire au camerounais confiait à
un journaliste de Rzeczpospolita : «Simon Mol
accusait tout le monde de racisme. Quand vous ne faisiez
pas ce qu'il voulait, il criait que c'est parce qu'il était
noir. Il n'écoutait aucun argument, il partait simplement
en claquant la porte derrière lui. Tout le monde
savait qu'il pouvait rendre publiques ses accusations et
tout le monde le craignait. Cela va sans dire : il nous
terrorisait avec le politiquement correct.»30
Pour
le professeur Ryszard Vorbrich, de l'université Adam
Mickiewicz de Poznan, un spécialiste du Cameroun,
les admirateurs et admiratrices de Simon Mol ont sous-estimé
à quel point il était différent des
Polonais: «Comprenez bien, dit-il, Nous
voyons un homme qui est éduqué, qui porte
de belles cravates, qui parle bien anglais. Nous croyons
naïvement qu'il est comme nous, comme s'il était
européen – juste un Européen noir. Alors
qu'en fait, si cet homme est capable de discuter de Shakespeare
avec nous en utilisant les mêmes termes que nous,
ses opinions et ses croyances les plus fondamentales sont
fondamentalement différentes des nôtres.»31
L'affaire
Simon Mol illustre de façon dramatique à quel
point l'absence de discernement et d'esprit critique face
aux accusations de racisme peut avoir des conséquences
tragiques. Ce n'est parce qu'un Noir, parce qu'un maghrébin,
ou qu'une personnalité de l'anti-racisme qualifie
des comportements de "raciste" que ces
comportements le sont : souvent, il ne s'agit que de criminaliser
des comportements normaux, mais qui ne servent pas leurs
intérêts personnels ou communautaires. Et ce
constat ne se limite pas au domaine des relations intimes,
mais aussi aux choix de société que ces personnes
nous proposent. Rien ne l'illustre mieux que la façon
dont, tandis que certains de nos concitoyens sont trainés
en procés pour "discrimination raciale"
pour avoir voulu engager une personne de la même origine
qu'eux-mêmes, d'autres sont portés aux nues
lorsqu'ils affirment ouvertement pratiquer la "discrimination
positive" ou une "politique d'embauche
de Diversité".
De
ce point de vue, si l'accusation de racisme a détruit
la vie de quatorze jeunes polonaises, il se pourrait bien
qu'elle soit en train de détruire nos sociétés.
Nous devrions y réfléchir sans nous laisser
intimider par la plétore de Simon Mols - de quelques
origines qu'ils soient – qui monopolisent la parole
dans nos médias...
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