avril 1996
 

Sonia James - l'ultime trahison

 
 
 
 
 

En avril 1996, une habitante d'Howard, une ville des environs de Baltimore, portait plainte après avoir découvert sa maison saccagée. Ses vêtements avaient été aspergés d'eau de Javel, la vaisselle avait été brisée sur le sol. les meubles avaient été abîmés et la moquette inondée. Sur un mur, des racistes avaient écrit à la bombe de peinture: "t'as rien a faire ici" et "N****s, dehors."

Sonia James, c'est le nom de la victime, déclarera aux journalistes: "C'est terrible. Quand nous avons emménagé ici il ya deux mois, je ne me serais pas attendu à une chose pareille."

La nature raciste du crime visant des personnes particulièrement vulnérables, une pauvre jeune femme noire de 27 ans, sa vieille mère Mary Alice et son petit garçon de 2 ans et demi vont profondément choquer le quartier. Une véritable chaîne de solidarité se forme autour de la famille en difficulté. Dans les jours qui vont suivre, des voisins solidaires, des policiers et bien d'autres encore vont faire don à Sonia James de centaines de cadeaux: produits nettoyants, meubles et jouets d'enfants s'amoncèlent dans les bureaux de Seasons Apartment, le bailleur de Sonia James. Elle reçoit également plus de deux mille dollars.

Et chacun de se rappeler que quelques jours plus tôt, le 9 avril, comme un présage, des racistes avaient distribué des prospectus racistes couverts d'une littérature haineuse sur les voitures des alentours.

Pour la police d'Howard, c'était le pire crime de haine raciale jamais commis dans la ville mais elle enquête et elle ne tarde pas à faire des découvertes surprenantes.

le trou découpé par les racistes dans une porte pour entrer dans l'apartement est en fait trop petit pour qu'une personne puisse s'y faufiler.

La peinture avec lesquels les horribles insultes racistes ont été inscrites sur les murs est la même que celle qu'on découvre sur les chaussures de la victime.

Des empreintes de semelles imprimées par la peinture sont découvertes sous la moquette; elles correspondent exactement aux semelles d'une paire de chaussures de Sonia James.

Alors qu'elle avait dit ne pas en posséder de police d'assurance, les policiers la découvre en train de discuter avec des agents d'assurance.

De fil en aiguille, la police finit par découvrir que les prospectus racistes distribués dans le quartier étaient aussi l'oeuvre de la jeune femme. Leur ton particulièrement haineux venait du fait que la jeune femme, s'inspirant d'un tract d'extremistes blancs qu'elle avait trouvé dans un centre commercial, y avait ajouté des termes violemment racistes.

En Août 1997, Sonia James a été condamnée à 9 mois de prison. Elle a du rembourser l'argent qu'elle devait aux assurances ainsi qu'aux gens dont elle avait trahi la générosité.

A Howard, Sonia James a amené du racisme: le sien.

 

 
 
 
 
 
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Impostures racistes
 
   
 
 
 
 
         
 
Références
   
 
   
         
 
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