03 octobre 2001
 

Un habitant Irakien est-il la victime d'un crime ou le criminel?

 
 
 
 
 

Cela avait tout les ingrédiens détestables d'un crime motivé par la haine raciale.

Dans la soirée de Lundi dernier, Aquil Yassom Al-Timimi a entendu des frottements contre sa porte alors qu'il s'apprêtait à s'endormir dans la chambre du haut de sa maison d'Antioch. Sa femme lui a dit d'être prudent avant d'aller voir ce qui se passait, trop consciente qu'actuellement, il ne fait pas bon être arabe en Amérique. Mais le père de quatre enfants est descendu quand même, et lorsqu'il a ouvert sa porte, il a découvert les deux voitures de la famille en flammes dans l'allée de garage.

Un feu violent a incinéré la Chevy verte d'Al-Timimi au dela de toute identification et gravement endommagé le minivan Chevy qui était garé à côté. Le feu a même touché le haut de la maison. A l'arrière de la Chevy verte, Al-Timimi a découvert un jerrican d'essence.

Dans un courant de représailles nationales contre les personnes de descendance arabe qui ont suivi les attaques aériennes de New York et Washington D.C., Les voitures brûlées de la semaine dernière semblaient être un acte de rétaliation. En fait, ces feux seraient les premiers actes de violences contre un arabe de Nashville signalés depuis les attentats terroristes. Cependant, les enquêteurs n'excluent pas la possibilité que ce soit Al-Timimi qui ait allumé l'incendie lui-même.

"tant que l'enquête continue, rien ne peut être exclu quant à l'origine du feu" a déclaré Don Aaron, le porte parole de la police locale.

Aaron a déclaré que les enquêteurs du service et ceux des services des pompiers ont enquêté sur les incendies. Il a également déclaré qu'on n'a trouvé ni message ni graffiti sur les lieux du crime.

Al-Timimi, qui a fuit l'Irak en 1991, confirme que les enquêteurs lui ont demandé à plusieurs reprises s'il avait mis le feu lui-même, sans doute pour toucher l'argent des assurances ou, autrement, pour mettre en lumière les difficultés rencontrés par les Arabo-Américains suite aux attaques terroristes. "Il m'a demandé si j'ai mis le feu à cette voiture" se souvient-il "je ne lui ai pas demandé pourquoi il me demandait ça. c'est son travail."

Al-Timimi n'est pas un citoyen américain mais dit qu'il a une carte verte des services américains d'immigration et de naturalisation qui lui permet de vivre et de travailler ici légalement. Il nie toute implication dans les incendies et déclare que s'il a une assurance pour la Chevy verte, il n'en a pas pour l'autre voiture qui a été gravement brûlée lorsque le feu s'est propagé.

Cependant, des sources au sein de la police et des services des pompiers disent que le personnel des urgence a été suspicieux quasi-immédiatement. Elles disent que lorsque la police et les pompiers sont arrivés sur les lieux, Al-Timimi a demandé si on avait contacté les médias. Quand ils lui on dit que personne ne l'avait fait, les sources policières disent qu'ils les a appelé lui-même. Al-Timimi dit que les enquêteurs lui ont bien demandé s'il avait appelé les médias et il a dit qu'il ne l'avait pas fait. "Je ne parle pas très bien anglais" dit-il "j'aurais peur d'appeler."

Al-Timimi pense qu'un voisin a téléphoné à la presse.

Kim Lawson, porte-parole des pompiers, dit que les enquêteurs pourraient émettre un rapport dès la semaine prochaine. Elle confirme qu'ils n'ont exclu aucun scénario. Lawson dit qu'on n'a trouvé aucun produit d'allumage (allumetttes, essence à briquet, par exemple) sur les lieux du crime et qu'ils n'ont aucune information concrète pour savoir si quelqu'un a été aperçu prés de la scène du crime.

...

 

 
 
 
 
 
*
 
Impostures racistes
 
   
 
 
 
 
         
 
Références
   
 
   
         
 
  Précédent : 02 octobre 2001 - Arizona - mensonges sur un crime anti-arabe
  Suivant : 12 décembre 2001 - Kansas - tracts racistes à Kansas city
Télécharger le livre sur le racisme antiblanc