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Brendan
Rice
Victime d'une agression albophobe |
Le 21
Janvier 1998 en milieu de matinée, Brendan Rice,
un adolescent blanc de 17 ans se trouve sur le terrain de
sport de son lycée, Western Hills High School, lorsque
quatre jeunes Noirs , John Wright, Leroy Harrow, Harris
Neal et Charles Holley se dirigent vers lui. Sans méfiance,
le jeune Blanc les laisse s'approcher. Il ignore que la
petite bande a décidé de trouver une victime
pour satisfaire ses appêtits de violence.
L'attaque
est brève, moins de cinq minutes, mais d'une brutalité
inouïe. En un instant, les quatres adolescents sautent
sur Brendan, lui assènent des coups de poings, le
frappent à coups de pieds, le piètinent. Brendan,
gravement blessé à la tête, perd connaissance
tandis que ses agresseurs s'acharnent . Lorsqu'enfin les
membres de la petite bande ethnique ont finis de se déchainer,
le plus jeune est pris d'une pensée opportuniste:
puisque Brendan est inconscient, il en profite pour lui
faire les poches et lui voler son portefeuille.
Une élève
et un Employé du lycée, témoins de
la scène, donnent immédiatement l'alerte.
Les secours emmènent Brendan à l'University
Hospital Medical Center où il sera soigné
pendant plusieurs jours.
Grâce
aux témoignanges qu'elle a recueilli, la police ne
tarde pas à appréhender les quatres Noirs.
Interrogée par les journaliste, son porte parole,
Douglas Perkins, défend la thèse d'une agression
gratuite. Il déclare à la presse que les agresseurs
ont "dit qu'ils cherchaient quelqu'un pour le frapper."
Brendan se serait juste trouvé "au mauvais
endroit au mauvais moment."
L'affaire
prend une nouvelle dimension à l'audience préliminaire.
A la différence des journalistes et du grand public,
la juge du tribunal pour mineurs, Sylvia Hendon, a eu accès
à toutes les pièces du dossier. Elle s'étonne
et interroge la police pour demander pour quelles raisons
celle-ci a délibéremment minimisée
et passé sous silence les motivations racistes
de l'incident. Dans sa déposition, qui a été
enregistrée, un des jeunes noirs est trés
clair a ce sujet: il cherchait une victime de race blanche.
Le vol de portefeuille qui, avec les violences, constitue
l'accusation principale, n'est en fait qu'un motif tout
à fait secondaire. On est dans un cas emblématique
de
tandem raciste.
Comme
souvent, le déni est la règle concernant le
racisme anti-blanc. Seul un pasteur afro-américain,
le révérend Damon Lynch III, va s'indigner
haut et fort, dénonçant le silence des autres
représentants de la communauté afro-américaine
: "Si ça avait été un Noir
battu par des Blancs, nous aurions beaucoup donné
de la voix ... Nous devons faire face à certains
des côtés laids de notre propre race"
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quatre
jeunes racistes en procès |
Il ajoute
à l'attention de sa communauté: "Nous
devons être honnêtes à ce sujet, que
ce soit
un crime commis par un Noir envers un Blanc ou un crime
commis par un Blanc envers un Noir. Jusqu'a ce que nous
soyons près à être honnêtes à
ce point là, la réconciliation raciale ne
pourra avancer plus loin dans cette ville."
Le procès
qui se déroule le 07 avril 2004 ne sera pas l'occasion
d'une réconciliation. Lorsque le juge Thomas Crush
lit le verdict et distribue des peines allant de 4 à
6 ans de prison, Larry Wright, le frère d'un des
racistes bondit vers Brendan en Hurlant "T'es mort,
mec!"
Aussitôt,
une douzaine de noirs présent dans l'audience se
lèvent en proférant des jurons et des insultes,
et une bagarre éclate dans le tribunal avant que
la police ne parvienne à maitriser les forcenés.
Quelques semaines plus tôt, Ivy Voynovitch, la mère
de Brendan, confiait que Brendan, concernant ses agresseurs,
avait "peur que leurs amis et associés viennent
et finissent le travail."
Il aura
effectivement fallut tout le courage du lycéen, le
franc parlé de la juge Sylvia Hendon et l'intransigeance
du juge Crush pour que justice soit faîte dans une
affaire de racisme anti-blanc que beaucoups auraient préféré
passer sous silence.
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