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| Sous
un alibi pédagogique, le site des écoles
publiques de Seattle véhicule une vision démagogique
du racisme |
Une des
spécifités qui font du racisme anti-blanc
un phénomène distinct de toutes les autres
formes de racisme, c'est qu'il existe une forme de discours
haineux trés particulier qui incite sans relache
à la haine envers les Blancs et véhicule une
vision stéréotypée selon laquelle dans
le pire des cas, seuls les Blancs sont racistes et, dans
une version atténuée, les Blancs sont plus
racistes que les autres populations. Dans certains cas,
en effet, l'anti-racisme est vecteur de racisme envers les
blancs.
Les stéréotypes anti-blancs véhiculés
par l'anti-racisme albophobe sont propagés de plusieurs
façons. D'une part, en présentant systématiquement
ou surtout les Blancs comme les racistes. D'autre
part en ne présentant soit jamais, soit trés
peu, les Blancs comme des victimes du racisme, ou en minimisant
les actes de racisme anti-blanc. Enfin, en présentant
des définitions du racisme qui enferment les Blancs
dans le role stéréotypé de racistes.
Les
définitions du racisme dans les écoles publiques
de Seattle.
Aux Etats-Unis, qui ont généralement une avance
d'une dizaine d'années sur les phénomènes
de sociétés qui vont se produire en France,
l'anti-racisme albophobe se porte bien. On en trouve un
parfait exemple sur le site internet des écoles publiques
de Seattle où une section entière est consacrée
au service des relations raciales. Dans un but pédagogique,
ce service a mis en ligne les définitions du racisme
qui sont enseignées dans les écoles de la
ville. Inspirées de l'ouvrage "Teaching
for Diversity and Social Justice". Elles sont
les suivantes: (italiques ajoutées)
| "Racisme:
la subordination systématique de membres
de groupes raciaux visés qui ont relativement
peu de pouvoir social aux Etats Unis (Les Noirs,
les Latinos, Les indiens-américains et les
Asiatiques), par les membres du groupe racial
vecteur qui ont relativement plus de pouvoir
social (Les Blancs). La subordination est
aidée par les actions d'individus, de normes
culturelles et de valeurs, et de structures institutionnelles
et de pratiques en société.
Le
racisme individuel : Les croyances, les
attitudes et les actions d'individus qui aident
ou perpétuent le racisme. Le racisme individuel
peut se produire à des niveaux conscients
ou inconscients et peut être à la fois
actif ou passif. Par exemple: dire une blague raciste,
tenir un propos raciste ou croire à la supériorité
intrinsèque des Blancs.
Le
racisme actif : Les actions qui ont pour
but implicite ou explicite le maintien d'un systême
raciste et l'oppression de ceux qui appartiennent
aux groupes ethniques visés. Les gens qui
participent au racisme actif professent la subordination
constante des membres du groupe visé et la
protection des "droits" des membres du
groupe vecteur. Ces buts sont souvent soutenus
par une croyance en l'infériorité
des gens de couleur et la supériorité
de la population, de la culture et des valeurs
blanches.
Le
racisme passif : Les croyances, les attitudes
et les actions qui contribuent au maintien du racisme,
sans ouvertement professer la violence ou l'opression.
Le maintien conscient ou inconscient d'attitudes,
de croyances ou de comportements qui soutiennent
un systême de racisme, de préjugés
racistes ou de domination raciale.
Le
racisme culturel : Ces aspects de la société
qui, ouvertement ou secrêtement, attribuent
une valeur et une normalité aux populations
blanches et à la blancheur et qui dévaluent,
stéréotypent ou catégorisent
les gens de couleur comme "autres", differents,
moins que ou les rendent invisibles. Les exemples
de ces normes comprennent définir le
ton de la peau blanche comme celui de la nudité
ou de la chair, être orienté vers le
futur, mettre l'emphase sur l'individualisme plutôt
que sur une idéologie collective, définir
une forme d'anglais comme "standard" et
n'identifier que les Blancs comme de grands
écrivains ou de grands compositeurs.
Le
racisme institutionnel : Le réseau
de structures institutionnelles, de politiques et
de pratiques qui créent des avantages et
des bénéfices pour les Blancs
et de la discrimination, de l'oppression et
des désavantages pour les populations des
groupes ethniques visés. Les avantages créés
pour les Blancs sont à la fois invisibles
à leurs yeux ou considérés
comme des "droits" disponibles pour tous
contre des privilèges accordés seulement
à certains groupes ou à certains individus. |
Paradant
sous un anti-racisme de façade, on est bien confronté
ici à une réthorique relevant du racisme anti-blanc:
toutes les définitions ont été verrouillées
de façon à montrer du doigt et fixer des roles
stéréotypés: le Blanc est toujours
présenté comme un raciste. Plus encore, les
définitions données par la commission raciale
de Seattle ne laissent aucune chance aux Blancs d'échapper
à ce rôle de racistes de service. S'ils ne
sont pas activement racistes, alors ils ne sont
de façon passive. S'ils ne le sont pas consciemment,
alors ils le sont inconsciemment. Dans tous les
cas de figures, ils bénéficient de privilèges
"invisibles" qui les rendent, qu'ils
le veuillent ou non, participants et bénéficiaires
d'un systême raciste et en cela, ils sont tous, automatiquement,
du fait de leur appartenance à un groupe ethnique
spécifique, des exploiteurs..
Des
études menées sur le racisme en milieu scolaire
à Seattle.
Ce
choix de définitions très spéciales
du racisme, qui designent systématiquement les Blancs
comme les uniques et éternels racistes est d'autant
plus surprenante de la part des autorités des écoles
publiques de Seattle que des études menées
en milieu scolaire en 1995 et en 1999 avaient livrés
des résultats surprenants concernant le racisme qui
y règne et ceux qui le subissent. Dans ces études,
on posait aux élèves - entre autres thêmes
- la question suivante : "Quelqu'un vous a-t-il
déjà tenu des propos racistes ou vous a-t-il
déjà attaqué en fonction de votre race
ou de votre ethnicité, à l'école ou
en chemin de, ou vers l'école?".
Si
de 1995 à 1999, l'étude mettait en lumière
une diminution de 12 % de la victimisation raciale, elle
révélait un phénomène inattendu.
Pour ces deux années, les élèves latinos
étaient ceux qui se plaignaient le plus, en proportion,
d'être confrontés à des manifestations
de racisme : 51 % en 1995 et 42 % en 1999 répondaient
par l'affirmative à la question sur le racisme. Ils
étaient suivi par les élèves d'origine
"multi-ethnique" qui répondaient oui à
51 % en 1995 et à 38 % en 1999. Mais le résultat
le plus surprenant est qu'en 1995 comme en 1999, une plus
grande proportion d'élèves blancs que d'élèves
noirs répondait s'être fait prendre à
parti pour des motifs raciaux: 48 % des répondants
blancs en 1995 contre 36 % des élèves noirs.
32 % des répondants blancs en 1999 contre 26 % des
répondants Noirs - cette année là,
les jeunes afro-américains étaient le groupe
ethnique dont les membres se plaignaient le moins, en proportion,
d'avoir fait l'expérience de comportements racistes
exercés à leur détriment.
Que
les chiffres de cette étude aient été
présentés en pourcentage et sous forme de
proportion de personnes appartenant à différents
groupes éthniques ayant été touchées
par des actes ou des propos racistes est une astuce statistique
qui a permis aux auteurs de l'étude de minimiser
l'ampleur du racisme anti-blanc.
Les
élèves blancs, en effet, sont les plus nombreux
dans les écoles publiques de Seattle, même
s'il ne constituent pas la majorité des élèves
scolarisés. Sur les 13 400 élèves des
écoles publiques de Seattle à l'époque
des enquêtes, on comptait 41 % d'élèves
blancs, 23 % étaient afro-américains, les
36 % restant cumulant les élèves latinos,
asiatiques et d'autres origines. Pour cette raison, même
si la proportion d'élèves blancs qui disent
avoir été victimes de comportement racistes
est inférieure à celle d'élèves
de certains autres groupes ethniques, en valeur absolue,
leur nombre est inévitablement supérieur ou
égal à celui des Latinos et des autres groupes
ethniques.
En
d'autres termes : ce sont les Blancs qui sont les plus visés
par des actes d'hostilité raciale dans les écoles
de Seattle. Et il est important de souligner ici que les
élèves blancs eux-même ne commettent
pas, bien sur, l'ensemble des actes d'hostilités
raciales signalés par les membres d'autres groupes
ethniques. Concernant le nombre d'élèves blancs
et d'élèves noirs qui disaient avoir été
la cible de comportements racistes en 1999, si les pourcentages
sont appliqués à l'ensemble de la population
scolaire et convertis en valeur absolue, cela veut dire
que 1 758 élèves blancs ont été
visés par des comportements racistes, contre 800
élèves noirs. Même si les élèves
multi-éthniques se disent proportionnellement plus
touchés que les Blancs par le racisme, s'ils ne comptent
que pour deux ou trois pour cent des élèves
scolarisés dans les écoles de Seattle, il
est évident que ce chiffre reste trés faible
en regard du nombre d'élèves blancs qui ont
fait l'expérience du racisme, puisqu'eux représentent
40 % des élèves.
L'étude
reproduisait quelques commentaires écrits par les
répondants, et leur anonymat garanti, certains élèves
blancs ont dit clairement ce qu'ils pensaient: "[le
racisme dans notre école] n'est pas celui des blancs
envers les Noirs mais des Noirs envers les Blancs."
Un autre écrivait "On nous traite de "petits
Blancs" ou d'"Ordure blanche." On n'y fait
pas attention, mais si des Blancs appelent des Noirs des
"négros", on se fait tabasser. je pense
que c'est DEGUEULASSE." un autre encore: "Je
ne vois pas de Blancs qui harcèlent des Noirs, mais
je vois bien l'opposé. Pas de propos racistes, ils
sautent au visage des gamins blancs, tentant de les effrayer.
Et ils en rigolent." ce qui est particulièrment
frappant dans ces passages, reproduit par un journal de
Seattle, c'est qu'ils soulignent tous l'unilatéralité
du discours anti-raciste et une inégalité
de traitement face au racisme exercée au détriment
des Blancs.
A
l'époque, ces chiffres et ces propos, pour surprenant
qu'ils soient, n'ont pas fait l'objet d'un débat.
Pamela Hillard, la responsable des programmes d'éducation
à la santé des écoles de Seattle, qui
a dirigé l'étude, n'avait aucune explication
à fournir à ce sujet et le phénomène
n'a fait l'objet d'aucune étude approfondie. La question,
visiblement dérangeait ou mettait mal à l'aise
- On a donc décidé de faire comme si de rien
n'était.
Le
cas Rebecca Porcaro
Le
racisme auquel les élèves blancs étaient
confrontés à l'époque où ont
été menées les enquêtes dans
les écoles publiques de la ville de Seattle a été
particulièrement bien illustré par l'affaire
Rebecca Porcaro. En 2001, les services educatifs de la ville
ont été condamnés à verser 40
000 Dollars de dommages et intêrets à cette
jeune femme blanche. Pendant sa scolarité à
Rainier Beach High School, les responsables des écoles
publiques de Seattle avaient laissé se developper
un climat d'hostilité raciale à son égard,
en contravention des lois locales et fédérales.
Les
problêmes de Rebecca Porcaro commencent en 1995. Rebecca,
qui souhaite poursuivre sa scolarité en compagnie
de sa meilleure amie, d'origine asiatique, passe des écoles
privées où elle a suivit sa scolarité
à l'école publique de Rainier Beach, où
les Blancs sont très minoritaires parmis les élèves.
La jeune femme témoigne qu'il était rare de
croiser d'autres Blancs dans les couloirs. Blonde, ayant
une peau trés blanche, élégante et
bonne élève, l'adolescente est immédiatement
prise en grippe par les élèves noirs qui lui
font subir un quotidien fait de menaces, d'insultes racistes
et de propositions obscènes. "Putain blanche.
Idiote de blanche. Chienne blanche, retourne à Bellevue.
C'est notre école." s'entend-elle dire
jour après jour.
Face
à sa detresse, elle va se trouver confrontée
à l'indifférence des responsables de l'école.
En une occasion, craignant pour sa sécurité,
elle courre jusqu'au bureau de la principale du lycée,
qui refuse de la recevoir. Se tournant vers un garde de
sécurité de l'école, on lui répond
s'implement d' ignorer le problême. Les responsables
de l'école ne prennent pas la mesure du racisme auquel
est confronté la jeune femme.
Ne
recevant aucune aide de la part des autorités de
l'école, pour échapper au climat anti-blanc
de Rainier Beach High School, elle s'inscrit à un
programme scolaire intensif qu'elle n'a pas les capacités
de suivre et qui la surcharge de travail à la maison,
une stratégie préjudiciable à long
terme pour sa scolarité mais qui lui permet, dans
l'immédiat, d'être peu présente dans
l'enceinte de l'établissement. Elle renonce également
à pratiquer certaines activités, notamment
les sports d'équipes. Sa confiance en elle ébranlée,
sa motivation s'effondre et ses résultats scolaires
baissent. La jeune femme sèche les cours pour échapper
au harcèlement incessant que lui font subir les jeunes
Noirs, et elle intériorise un message qui l'amène
à se dire : "Je suis une pute, je suis de
l'ordure, je suis blanche." Les cicatrices émotionnelles
de cet enfer la suivront après avoir obtenu son diplôme
; elle traversera une période de toxicomanie.
D'inévitables
résultats
En
2000, après la publication de l'étude menée
en 1999 dans les écoles publiques de Seattle, Pamela
Hillard, la responsable de l'éducation à la
santé des services scolaires, plutôt que de
s'attarder sur les résultats inhabituels de celle-ci,
mettait l'accent sur la baisse de 12 % des plaintes de harcèlement
à caractère racial. Il n'est pourtant pas
certain que cette baisse soit le résultat d'un quelquonque
effort pédagogique dans les écoles de la ville.
Ironiquement,
Rebecca Porcaro a commencé sa scolarité à
Rainer Beach High School en 1995 lorsque le premier questionnaire
avait été distribué aux élèves
et elle pourrait bien être de ces garçons et
ces filles qui, déjà, se plaignaient anonymement
du climat de racisme anti-blanc qui régnait dans
les écoles publiques de Seattle. L'indifference manifestée
vis à vis des résultats de cette première
enquête a incontestablement contribué au calvaire
enduré par l'adolescente.
A
l'époque, le lycée de Rainier Beach comptait
164 élèves de race blanche dans un lycée
où ils représentaient 18 % de la population
étudiante. En 2000, ce chiffre est tombé à
53 élèves de race blanche et ils ne représentent
plus que 7.8 % des effectifs. Le corps étudiant de
l'école a également diminué, passant
de 912 à 683 élèves. En 2004, le nombre
de Blancs avait encore légèrement diminué,
les Blancs ne comptaient plus que pour 7 % des élèves
mais la proportion d'élèves d'origine asiatique
s'était elle aussi érodée, passant
de 30.5 % en 2000 à 25 % en 2004, alors que le nombre
total d'élèves de ce lycée, 701, est
resté stable. Entre 2000 et 2004, le nombre d'élèves
noirs a sensiblement progressé, passant de 52% à
60 %.
A
Rainier Beach High School, la mesure la plus effective contre
le racisme pourrait avoir été prise par les
nombreux parents d'élèves qui ont retiré
leurs enfants de cettte école et les ont inscrits
dans les lycées où ceux-ci seraient moins
en contact avec des élèves afro-américains.
Si on en juge par l'expérience vécue par la
jeune Rebecca, ce ne sont pas tant les Blancs qui ne veulent
pas de diversité raciale que les jeunes Noirs qui,
par leur comportements, font le vide autour d'eux.
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| Caprice
Hollins, sous sa direction, on enseigne dans
les écoles de Seattle que seuls les Blancs
sont racistes et qu'ils ne peuvent être que
racistes. |
L'indifférence
rencontrée par la jeune Rebecca s'explique aisement
lorsqu'on découvre l'approche trés particulière
de l'anti-racisme des écoles publiques de Seattle.
Une approche somme toute haineuse qui enferme les Blancs
dans le rôle unilatéral de l'oppresseur et
de l'agresseur. Lorsqu'on lit les définitions du
racisme répandues au cours de séminaires et
de stages de "sensibilisation" des professeurs,
on peut légitimement se demander quel soutien et
quel aide des élèves blancs pourraient obtenir
d'eux.
Mais
s'interroger sur ce discours anti-blanc, c'est aussi s'interroger
sur ceux qui en font la promotion. Allant à l'encontre
de préjugés angélistes, Caprice Hollins,
la personne qui dirige les services de l'égalité
des écoles publiques de Seattle, est une métisse
qui se revendique comme une afro-américaine mais
qui met en avant ses origines métissées -
son père est noir et sa mère, blanche - comme
s'il s'agissait là d'une garantie de moralité.
C'est oublier que le racisme de certains métisses
consiste précisement à croire que leur origines
mélangées leur confère automatiquement
une supériorité morale sur ceux dont les parents
partagent la même origine et que cette particularité
biologique les immunisent automatiquement de la "tare
de la haine raciale".
Lorsqu'on
met en avant, comme Caprice Hollins, une pédagogie
qui présente systématiquement et uniquement
les Blancs comme d'éternels racistes, on est incontestablement
raciste soi-même. Raciste envers les Blancs.
Le type de pédagogie enseignée sous la direction
de Caprice Hollins - ses définitions réductrices
du racisme - montre on ne peut mieux pourquoi il est important
d'utiliser l'expression "racisme anti-blanc"
plutôt que l'expression générique "racisme"
pour parler de l'hostilité raciale à laquelle
peuvent être confronté des personnes blanches
de peau. Le terme "racisme" n'est compris
- en particulier dans les milieux de gauche - que comme
le racisme des seuls Blancs. Elle montre aussi on ne peut
mieux la nécessité de parler d' anti-racisme
albophobe, c'est à dire d'une idéologie
qui s'annonce comme anti-raciste mais qui est en fait un
puissant vecteur de haine envers les Blancs. |
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