Quelques mois
plus tard, une plus grande habitude des médias
en ligne me venant et de nombreux internautes m'envoyant
régulièrement des liens vers des articles
publiés dans la presse internationale, j'ai pris
conscience que le problème des "tournantes"
débordait largement du cadre de l'hexagone. Les
contours d'un phénomène transnational lié
à l'immigration ont commencé à se
dessiner . Puis, l'image se précisant, il est devenu
clair que ce phénomène était déterminé
par des constantes culturelles ou ethno-comportementales
indépendantes des spécificités des
sociétés occidentales. C'est ainsi qu'à
l'article consacré aux "tournantes" en
France sont venus s'adjoindre, entre 2001 et 2004, plusieurs
autres pages web analysant chacune son émergence
dans huits pays occidentaux différents, répartis
sur trois continents.
J'aurais
pu écrire un compte rendu global reprenant le contenu
de chacune des pages, mais le lecteur sera plus frappé
par la redondance de certaines informations et les similitudes
transnationales du phénomène en lisant chaque
article. Le présent ouvrage
s'ouvre sur le dernier article mis en ligne à ce
sujet, concernant la Finlande. Ce pays, en effet,
possède actuellement une des plus petites populations
immigrées d'Europe, (2 % de ses habitants) mais
il est intéressant de constater que la plupart
des problèmes inhérents aux sociétés
plus marquées par l'immigration extra-européenne
y sont déjà présents. En cela, il
était important qu'il fasse l'objet du premier
chapitre de ce livre..
Le
second article, concernant la France,
pourra paraître incomplet dans son énumération
de tous les faits divers liés aux "tournantes"
mais cette énumération n'aurait pas apporté
grand chose de plus à la description désormais
bien connue de ces crimes. Après janvier 2002,
je ne me suis plus consacré qu'à des mises
à jour d'éléments statistiques susceptibles
de permettre une meilleure compréhension de ce
phénomène et de ses racines ethno-culturelles.
L'article
suivant, au sujet de l'Australie,
est particulièrement intéressant. Il met
en lumière la dimension spécifiquement raciste
des viols collectifs. Il montre aussi de quelle façon
les dirigeants de communautés ethniques et des
membres du système judiciaire de Sydney ont tenté
de dissimuler la dimension raciale du problème
en faisant taire et en décrédibilisant les
victimes parce qu'elles étaient blanches.
Les
articles sur le Danemark et
la Norvège ne manqueront
pas d'interpeller par l'aspect répétitif
des narrations décrivant des comportements avec
lesquel chacun sera, à ce stade de la lecture,
bien familiarisé.
Le
Royaume Uni est lui aussi touché par le phénomène
des tournantes et leur occurrence à Londres
a été largement documenté. Toutefois,
le chapitre qui est consacré à ce pays s'attardera
surtout la ville de Bradford et sur la prédation
exercée par les membres de certaines communautés
immigrées sur les pré-adolescentes et les
adolescentes anglaises.
Le
dernier article, sur le viol masculin
dans les prisons américaines, peut sembler,
au premier abord, atypique par rapports aux précédents
articles. J'ai considéré particulièrement
pertinent de l'inclure au présent ouvrage car il
permet de faire abstraction des rapports hommes-femmes
et d'une rhétorique du désir pour prendre
la mesure de la dimension inter-ethnique et raciste qui
influe sur les comportements des violeurs.
En
conclusion, j'évoquerais encore le problème
des tournantes aux Pays-Bas et les différents facteurs
qui interviennent dans le phénomène des
"tournantes" et plus généralement
dans les agressions sexuelles à caractère
interraciales.